📌 Philippe Etchebest soutient le blocage d’Ambès : pourquoi l’intervention policière du 10 janvier a dégénéré

Posted 13 janvier 2026 by: Admin
L’Explosion Sociale Du Monde Agricole
La France agricole ne crie plus sa colère, elle hurle son épuisement. En ce début d’année 2026, les exploitants se retrouvent pris dans un étau aux mâchoires multiples : réglementations qui s’empilent, accord Mercosur jugé déloyal, nouvelles taxes sur le carburant et les engrais qui plombent les budgets déjà exsangues. La Coordination Rurale et la FNSEA sonnent l’alarme d’une profession au bord de l’asphyxie économique.
Le tableau s’assombrit encore avec l’apparition de la dermatose nodulaire contagieuse, une crise sanitaire qui ravage les cheptels et achève de faire basculer des exploitations dans le rouge. Pour beaucoup d’agriculteurs, joindre les deux bouts relève désormais de l’impossible. Cette accumulation de difficultés crée un cocktail explosif où le sentiment d’abandon le dispute à la révolte pure.
Face à ce qui ressemble à une mise à mort programmée de leur profession, les paysans refusent désormais la résignation. « Ils nourrissent la population, font que le terroir existe, que les beaux produits existent », rappellera plus tard Philippe Etchebest. Mais pour l’heure, ces gardiens de notre patrimoine gastronomique se sentent trahis par des accords commerciaux qui sacrifient leur avenir sur l’autel de la mondialisation. La colère a franchi un cap, et le passage à l’action ne se fera plus attendre.
Le Blocage Stratégique De Bassens : Une Action Coup De Poing
Le 8 janvier 2026, une quarantaine de tracteurs, camions et véhicules légers prennent position sur le dépôt pétrolier DPA d’Ambès, géré par Desmé. L’objectif des agriculteurs de la Coordination Rurale : neutraliser l’accès aux carburants pour contraindre le gouvernement à entendre leurs revendications. Une cinquantaine de manifestants organisent une occupation jour et nuit, transformant ce site stratégique en symbole de leur détermination.
Le choix de cette cible n’a rien d’anodin. En coupant les approvisionnements de toute une région, les agriculteurs frappent là où ça fait mal : l’économie locale, les stations-service, la chaîne logistique. Cette action coup de poing vise à mettre en lumière leur colère contre l’accord Mercosur et la gestion catastrophique de la dermatose nodulaire contagieuse qui décime leurs troupeaux.
Face à cette mobilisation, la ministre Annie Genevard annonce un « paquet de mesures » de 300 millions d’euros incluant des indemnisations. Mais sur le terrain, les tracteurs ne bougent pas d’un pouce. Pour les manifestants, ces annonces sonnent creux face à l’ampleur de la crise qu’ils traversent. Le blocage se prolonge au-delà de 48 heures, alimenté par la conviction que seule une pression maximale pourra faire plier l’État. Cette résistance acharnée va bientôt provoquer une réponse gouvernementale d’une tout autre nature.
L’Intervention Musclée Des CRS : Quand Le Dialogue Cède À La Force
Le samedi 10 janvier, après plus de 48 heures de blocage, la préfecture tranche. Dans un communiqué officiel, elle justifie l’intervention : « Le déblocage du site est indispensable pour permettre le réapprovisionnement des stations-service de la région, le fonctionnement de l’économie locale, l’activité des entreprises, la vie quotidienne des habitants ainsi que l’intervention des services d’urgence et de secours ». Les CRS débarquent pour déloger les agriculteurs par la force.
Ce qui devait être une opération de maintien de l’ordre vire à la confrontation brutale. Sur les réseaux sociaux, les agriculteurs diffusent des vidéos montrant l’usage de bombes lacrymogènes contre les manifestants. Les images révèlent des scènes de tension extrême, loin de la négociation pacifique espérée. Une personne est même interpellée pour « entrave », cristallisant la rupture totale entre l’État et le monde agricole.
Cette intervention musclée provoque un tollé. Alors que les agriculteurs revendiquaient un dialogue constructif face à leur détresse économique, c’est le langage de la force qui leur répond. Les témoignages visuels partagés en ligne transforment l’opinion publique : ce ne sont plus seulement des revendications agricoles qui s’expriment, mais une colère légitime face à un mépris gouvernemental. Cette escalade attire l’attention d’une figure inattendue, qui ne va pas hésiter à descendre sur le terrain pour afficher son soutien.
Philippe Etchebest Sur Le Front : Le Chef Engagé Face À L’Injustice
Les scènes de violence partagées massivement sur les réseaux sociaux ne laissent pas Philippe Etchebest indifférent. Mais contrairement à d’autres personnalités qui se contentent de messages de solidarité virtuels, le chef cuisinier prend une décision radicale : se rendre physiquement sur les lieux du conflit. Après avoir déjà manifesté son soutien sur le barrage de la Coordination rurale de l’A63, il réitère son engagement en se déplaçant directement à Bassens.
Dans une vidéo diffusée sur Facebook, Philippe Etchebest ne mâche pas ses mots face à l’intervention des CRS : « On est sur quelque chose d’irrationnel, de complètement illogique. Les intentions étaient bonnes, mais malheureusement, ça a mal tourné ». Une critique frontale de la gestion gouvernementale qui résonne avec la frustration ambiante. L’animateur de Top Chef, habitué à défendre les produits du terroir dans ses émissions, transpose son combat médiatique en action concrète sur le terrain.
Pour lui, l’enjeu dépasse largement une simple question économique : « Ils nourrissent la population, ils font que le terroir existe, que les beaux produits existent », martèle-t-il aux côtés des agriculteurs. Sa conclusion traduit une solidarité sans faille : « Ils ont envie de se battre et c’est bien normal ». Ce geste d’un chef étoilé, figure médiatique influente, apporte une visibilité nationale inédite à la mobilisation. Les agriculteurs saluent unanimement cette présence, conscients que leur combat gagne en légitimité grâce à ce soutien public assumé.










