📌 Pierre Ménès met en garde contre l’emballement autour de la succession Deschamps-Zidane en équipe de France
Posted 25 mars 2026 by: Admin

La Succession Annoncée : Zidane En Embuscade
Didier Deschamps quittera l’équipe de France après la Coupe du monde 2026. Après quinze ans à la tête des Bleus, marqués par une Coupe du monde remportée et une autre finale, le sélectionneur a acté son départ. La succession se dessine déjà dans les coulisses de la Fédération française de football. Le président de l’instance a laissé entendre qu’il connaît déjà l’identité du futur sélectionneur, sans jamais le nommer officiellement.
Zinédine Zidane s’impose comme le favori naturel. L’ancien numéro 10 des Bleus n’a plus entraîné depuis son départ du Real Madrid en 2021, mais il n’est pas resté inactif. Selon plusieurs sources, il prépare activement son futur staff technique. David Bettoni et Hamidou Msaidie, qui l’ont accompagné à Madrid, figurent parmi les noms évoqués pour intégrer son encadrement. D’autres champions de 1998 pourraient également rejoindre le projet, dans une logique de continuité avec l’identité historique de l’équipe.
Cette préparation discrète traduit une ambition claire. Zidane ne veut pas arriver en terrain inconnu. Il souhaite s’appuyer sur des collaborateurs de confiance, testés lors de ses succès madrilènes. La Fédération, de son côté, semble avoir déjà tranché. Reste à savoir comment cette transition s’opérera et quel accueil sera réservé à celui qui incarne une légende vivante du football français.

L’Alerte De Pierre Ménès : Un Emballement Médiatique Anticipé
Cette préparation minutieuse suscite déjà des réactions contrastées. Pierre Ménès a pris la parole dans son émission Face à Pierrot pour alerter sur l’enthousiasme démesuré qui accompagnera l’arrivée de Zidane. Selon lui, « tout le monde va forcément et obligatoirement trouver tout formidable » dès que l’ancien meneur de jeu prendra ses fonctions. Le journaliste anticipe un phénomène d’adhésion quasi automatique, indépendamment des résultats ou du projet sportif proposé.
Cette ferveur collective pourrait avoir un effet collatéral. Pierre Ménès redoute « un manque de respect à Didier Deschamps pour son parcours à ce moment-là ». Le sélectionneur actuel a bâti un palmarès exceptionnel : une Coupe du monde gagnée, une finale perdue, deux finales de Ligue des nations. Pourtant, l’arrivée de « Saint Zidane », comme l’appelle ironiquement Ménès, risque d’effacer ces accomplissements dans le discours médiatique et public.
Le consultant va plus loin en évoquant « un état de grâce absolument incroyable, peut-être même un peu indécent ». Il pointe une forme d’idolâtrie qui précédera les premiers matchs, les premiers choix tactiques, les premières convocations. Cette béatification anticipée pourrait créer un contexte où toute critique constructive deviendra impossible, au moins durant les premiers mois. Un environnement qui, selon Ménès, empêchera toute évaluation objective du travail accompli.

Les Doutes Sur Le Style De Jeu : L’Héritage Du Real Madrid Questionné
Au-delà de l’aspect médiatique, Pierre Ménès s’interroge sur la dimension strictement sportive. Il rappelle que le Real Madrid version Zidane ne brillait pas toujours par son jeu spectaculaire. « Ce n’était pas toujours extraordinairement flamboyant », souligne-t-il en évoquant les trois Ligues des champions remportées entre 2016 et 2018. Les Merengue s’appuyaient davantage sur l’efficacité collective et le talent individuel que sur un système révolutionnaire.
Cette référence n’est pas anodine. Elle vise à tempérer les espoirs d’une révolution tactique avec les Bleus. Le journaliste insiste sur une évidence souvent négligée : « Ce n’est pas parce que Zidane va s’asseoir sur le banc à la place de Deschamps que l’effectif de l’équipe de France va changer ». Les mêmes joueurs, les mêmes caractéristiques, les mêmes limites structurelles demeureront. Un changement d’entraîneur ne transforme pas instantanément un collectif.
Pierre Ménès poursuit son analyse en soulignant que l’effectif joue un rôle déterminant dans les performances. Au Real, Zidane disposait de Modric, Kroos, Benzema et Cristiano Ronaldo. En équipe de France, il héritera du groupe actuel, avec ses qualités mais aussi ses zones d’ombre. Les attentes seront maximales, mais la marge de progression réelle reste incertaine. Une réalité qui pourrait vite confronter l’enthousiasme initial aux contraintes du terrain.

Une Relation Personnelle Tendue Mais Une Analyse Promise Mesurée
Cette lucidité affichée trouve peut-être son origine dans un aveu sans détour. Pierre Ménès n’a jamais caché ses réserves personnelles envers l’ancien numéro 10. « Vous le savez, je ne porte pas l’homme Zidane dans mon cœur », déclare-t-il dans Face à Pierrot. Une franchise rare dans un paysage médiatique où l’icône madrilène bénéficie d’un statut quasi intouchable. Le journaliste assume ce positionnement à contre-courant, refusant l’unanimisme ambiant.
Toutefois, il précise aussitôt sa démarche. Malgré cette distance personnelle, il s’engage à maintenir une analyse rigoureuse et mesurée. Pas question de laisser ses sentiments dicter ses jugements futurs. Cette promesse d’objectivité intervient alors que le climat autour de Zidane s’annonce particulièrement émotionnel. « Il va y avoir un état de grâce absolument incroyable, peut-être même un peu indécent », prédit-il, conscient du défi que représente une posture critique dans ce contexte.
Pierre Ménès se positionne ainsi en observateur lucide face à l’euphorie collective anticipée. Ni hostile par principe, ni aveuglé par l’aura du champion du monde 1998. Une posture d’équilibriste qui pourrait s’avérer précieuse lorsque les premiers résultats viendront confronter les espoirs à la réalité du très haut niveau. Le début d’une ère Zidane scrutée avec une attention décuplée, entre espoirs démesurés et exigences sportives concrètes.










