📌 Prix du tabac : Dunhill franchit les 14 euros le paquet, Lucky Strike bondit de 30 centimes dès le 1er mars
Posted 24 février 2026 by: Admin

Une Troisième Hausse Consécutive Qui Frappe Plus De 500 Références
Le calendrier ne laisse aucun répit aux fumeurs français. Après janvier et février, mars 2026 confirme une cadence d’augmentations devenue mensuelle. Cette fois, ce sont plus de 500 références de cigarettes et de tabac à rouler qui voient leur prix grimper dès le 1er mars. Un document officiel publié le 11 février par les douanes françaises détaille ces nouveaux tarifs, révélant l’ampleur d’une stratégie tarifaire qui ne connaît pas de pause.
La situation devient particulièrement pesante pour certaines marques. Plusieurs références qui avaient déjà subi une augmentation en février voient leur prix repartir à la hausse un mois plus tard seulement. Cette répétition rapide illustre une accélération du rythme des ajustements tarifaires, transformant chaque début de mois en échéance redoutée pour les consommateurs.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : trois hausses en trois mois constituent un phénomène inédit par sa fréquence. Les fabricants semblent avoir adopté une politique d’ajustements réguliers plutôt que de hausses espacées et plus importantes. Pour les fumeurs, le résultat reste identique : un budget tabac qui s’alourdit inexorablement, paquet après paquet, mois après mois. Certaines marques franchissent désormais des seuils symboliques qui redessinent totalement la hiérarchie des prix.

Lucky Strike Et Dunhill Mènent La Charge : Quand Certaines Marques Franchissent Le Cap Des 14 Euros
Les hausses de mars révèlent une hiérarchie tarifaire de plus en plus marquée. Chez Lucky Strike, les références Red, Bleu, Gold et X Series passent toutes de 12,70 à 13 euros. Une augmentation de 30 centimes qui s’ajoute aux 20 centimes déjà appliqués en février. En deux mois, ces paquets ont donc pris 50 centimes, illustrant la rapidité avec laquelle les prix s’envolent.
Mais c’est Dunhill qui frappe les esprits en franchissant le seuil symbolique des 14 euros. Les versions Argent, Bleu et Rouge atteignent ce nouveau palier, après être passées de 13,50 à 13,70 euros le mois précédent. Plus spectaculaire encore, les Dunhill International Rouge Select grimpent à 14,10 euros, établissant un nouveau record pour la marque. Ce positionnement tarifaire creuse désormais un écart significatif avec le reste du marché.
En comparaison, les grandes marques comme Camel, Winston et Philip Morris maintiennent leurs paquets à 13 euros. Un différentiel d’un euro complet avec les Dunhill haut de gamme, confirmant une segmentation de plus en plus nette entre marques premium et références standard. Cette disparité croissante redistribue les cartes du marché français du tabac, où chaque fabricant semble adopter sa propre stratégie tarifaire. Les consommateurs, eux, découvrent mois après mois que leur marque habituelle n’échappe pas à cette spirale haussière généralisée.

Marlboro, Vogue Et Marques Intermédiaires : La Hausse De 30 Centimes Devient La Norme
Cette segmentation tarifaire n’empêche pas la généralisation des hausses sur l’ensemble du marché. Marlboro, référence incontournable, voit ses versions Red et Gold atteindre 13,50 euros le paquet. Un positionnement intermédiaire qui reflète le statut de la marque, ni tout à fait premium comme Dunhill, ni alignée sur les tarifs standards.
Vogue suit une trajectoire similaire. Les déclinaisons L’Originale (Blanche, Bleue, Pastel) passent de 13,20 à 13,50 euros, appliquant la même hausse de 30 centimes désormais récurrente. Les versions Verte (Claire, Crystal, Ice) grimpent de 12,60 à 13 euros. Cette harmonisation progressive des augmentations suggère une coordination tacite des fabricants autour d’un même palier tarifaire.
Les marques plus accessibles n’échappent pas au mouvement. JPS Classic (Black, Red) et Winfield Rouge rejoignent la barre des 13 euros, tout comme Rothmans (Bleu, Rouge, London). Les Craven A Rouge atteignent 13,50 euros. Même le tabac à rouler subit cette dynamique : le pot de Gauloises à tuber passe de 18,60 à 18,80 euros, tandis que l’Amsterdamer bondit de 18,50 à 19,20 euros, soit une hausse de 70 centimes particulièrement marquée.
Cette uniformisation des augmentations sur tous les segments révèle une stratégie industrielle cohérente, où chaque référence contribue à l’escalade globale des prix. Les fumeurs constatent que changer de marque n’offre plus guère d’échappatoire budgétaire face à cette vague haussière synchronisée.

Rares Baisses Et Nouvelles Hausses Programmées : Un Budget Tabac En Escalade Continue
Dans ce contexte d’augmentations généralisées, quelques références affichent exceptionnellement une baisse. Les Fortuna (Bleu, Classic Rouge, Cool) perdent 10 centimes pour s’établir à 12,40 euros. Les News Instant Rouge reculent également de 11,60 à 11,50 euros. Ces ajustements à la baisse restent toutefois anecdotiques face à l’ampleur de la tendance haussière dominante.
Car la réalité budgétaire des fumeurs se dessine bien au-delà de ce mois de mars. Les douanes françaises ont déjà acté le calendrier des prochaines évolutions tarifaires : nouvelles hausses programmées aux 1er juin, septembre et novembre 2026. Cette planification confirme une stratégie d’augmentations échelonnées sur l’ensemble de l’année, rendant illusoire tout espoir de stabilisation des prix.
Le budget tabac mensuel d’un fumeur quotidien dépasse désormais largement les 400 euros annuels pour les marques standards, franchissant les 500 euros pour les références premium. Une charge financière croissante qui s’inscrit dans la durée et transforme progressivement l’achat de cigarettes en poste budgétaire majeur.
Cette escalade tarifaire méthodique, ponctuée de rendez-vous réguliers tout au long de 2026, envoie un signal sans équivoque : le coût du tabac ne redescendra pas. Face à cette réalité économique, nombre de fumeurs reconsidèrent leur consommation, tandis que les dispositifs d’aide au sevrage connaissent un regain d’intérêt manifeste.










