📌 Procès des assistants parlementaires : Bardella dénonce une tentative d’écarter Marine Le Pen de la présidentielle 2027

Posted 13 janvier 2026 by: Admin
L’Offensive De Bardella À La Veille Du Procès
Le 12 janvier 2026, lors de ses vœux à la presse, Jordan Bardella a pris position avec une fermeté inhabituelle. À 24 heures de l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen, le président du Rassemblement national a qualifié une éventuelle interdiction de candidature de sa mentor de « profondément inquiétante pour notre démocratie ». Cette déclaration ne doit rien au hasard : elle vise à encadrer le récit médiatique avant que la justice ne rende son verdict.
L’affaire des assistants parlementaires du Front national revient au cœur de l’actualité politique, et Bardella le sait. En dénonçant un « coup dur pour la démocratie », il transforme une procédure judiciaire en bataille pour les principes électoraux fondamentaux. Pour lui, empêcher la principale figure de l’extrême droite française de se présenter à la présidentielle de 2027 reviendrait à bafouer la liberté du débat politique.
Cette intervention stratégique mobilise le camp RN autour d’un message clair : toute condamnation entraînant l’inéligibilité de Marine Le Pen serait perçue comme une manœuvre politique déguisée en décision judiciaire. Bardella enclenche ainsi une offensive préventive, orchestrée pour influencer l’opinion publique avant même que les juges ne se prononcent. Le timing, calculé au jour près, révèle une maîtrise des codes de la communication de crise.
Un Procès Aux Enjeux Électoraux Majeurs
Le 13 janvier, Marine Le Pen retrouve les bancs du tribunal dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Condamnée en première instance, elle espère que l’appel inversera une décision qui compromet directement sa candidature à l’Élysée en 2027. Ce procès ne concerne plus seulement des faits reprochés : il pourrait rebattre les cartes de la présidentielle avant même que la campagne ne démarre officiellement.
Les opposants politiques du RN suivent l’évolution du dossier avec une attention soutenue. Une confirmation de la condamnation assortie d’une peine d’inéligibilité éliminerait la candidate arrivée au second tour des deux dernières élections présidentielles. Pour le camp Le Pen, le verdict revêt une dimension existentielle : sans leur figure de proue, la stratégie électorale du parti devrait être entièrement repensée.
Les conséquences dépassent le seul destin de Marine Le Pen. Cette procédure judiciaire transforme la bataille pour l’Élysée en course contre la montre juridique, où chaque décision de justice pèse autant que les sondages d’opinion. Les stratèges politiques de tous bords observent ce procès comme un révélateur : il déterminera si le principal parti d’extrême droite français pourra présenter sa leader historique, ou devra improviser une solution de repli dans l’urgence.
Bardella, Successeur En Embuscade ?
Cette incertitude judiciaire propulse Jordan Bardella au centre des spéculations. Présenté comme le remplaçant naturel de Marine Le Pen en cas d’inéligibilité, le président du RN se retrouve dans une position délicate : défendre publiquement sa mentor tout en incarnant l’alternative crédible que son parti pourrait devoir activer d’urgence.
Bardella multiplie les déclarations de loyauté. Lors de ses vœux à la presse, il a réaffirmé que « sa priorité reste de voir Marine Le Pen défendre sa place » dans la course à l’Élysée. Cette insistance vise à couper court aux rumeurs d’ambitions personnelles qui circulent dans les couloirs politiques depuis des mois. Pourtant, son profil jeune, son image moins clivante et sa maîtrise des médias en font objectivement le candidat de secours idéal.
L’alliance entre les deux figures du RN repose sur un équilibre fragile. Marine Le Pen a adoubé Bardella à la tête du parti en 2022, cultivant une relation à la fois politique et quasi filiale. Mais les circonstances pourraient transformer ce protégé en successeur malgré lui. Les stratèges du parti préparent discrètement les deux scénarios : une campagne avec Le Pen libérée de ses entraves juridiques, ou un basculement vers Bardella si le verdict d’appel confirmait l’inéligibilité.
Cette ambiguïté place Bardella dans un paradoxe permanent : plus il défend Marine Le Pen avec véhémence, plus il confirme son statut de dauphin légitime.
Une Stratégie De Défense Politique Assumée
Ce timing n’a rien du hasard. En prenant la parole le 12 janvier, à quelques heures seulement de l’ouverture du procès en appel, Bardella orchestre une opération de cadrage médiatique minutieusement préparée. L’objectif : imposer une lecture politique de l’affaire avant même que les juges ne se prononcent, transformer une procédure judiciaire en symbole d’un prétendu acharnement contre le RN.
La rhétorique déployée suit une logique rodée. En qualifiant une éventuelle condamnation de « coup dur pour la démocratie », le président du RN inverse l’accusation : ce n’est plus Marine Le Pen qui serait jugée pour des faits présumés d’emplois fictifs, mais la justice elle-même qui serait coupable d’« entrave à la volonté populaire ». Cette stratégie vise à mobiliser l’électorat RN en réactivant le sentiment d’un système hostile aux forces contestataires.
Les états-majors du parti ne s’y trompent pas. Derrière les déclarations publiques, les cadres préparent une riposte politique quel que soit le verdict. Si Marine Le Pen obtient gain de cause, ce sera présenté comme la victoire du bon sens. Si elle est confirmée inéligible, le RN dénoncera une décision politique déguisée en justice, alimentant le récit d’une élite qui refuse le verdict des urnes.
Cette bataille du narratif dépasse largement le sort d’une seule candidate. Elle façonne déjà la campagne présidentielle de 2027, installant le RN en parti persécuté et Bardella en défenseur des libertés démocratiques.










