📌 Rachida Dati brise le silence sur sa relation avec Emmanuel Macron : « C’est pas mon pote »
Posted 22 janvier 2026 by: Admin

Les Liaisons Dangereuses Du Pouvoir : Rachida Dati Et Le Couple Macron
Au sommet de l’État, les alliances se tissent rarement de manière conventionnelle. Rachida Dati entretient depuis plusieurs années une relation pour le moins paradoxale avec le couple présidentiel. D’un côté, une complicité manifeste avec Brigitte Macron. « Avec Brigitte, on se téléphone, on se marre. Elle me dit souvent : ‘Tu ne les rates pas’, en évoquant ce que je mets aux ministres du gouvernement », révélait la ministre de la Culture dans les colonnes du Point. Une proximité qui contraste violemment avec la distance qu’elle maintient vis-à-vis du président de la République.
Car si l’épouse du chef de l’État peut compter sur la confiance de Dati, Emmanuel Macron ne bénéficie pas du même traitement. Sur le plateau de Quotidien en 2023, la candidate à la mairie de Paris tranchait sans détour : « Il est président de la République, c’est pas mon pote ». Pourtant, leur histoire commune remonte bien avant l’élection de 2017. Les deux personnalités se sont rencontrées à plusieurs reprises chez Jean-Pierre Jouyet, ami proche de Dati et ancien compagnon de route de Macron. « Ça m’est arrivé de le rencontrer, de le croiser plusieurs fois en dînant chez Jean-Pierre Jouyet. Ou ensuite, lorsqu’il est devenu ministre de l’Économie », précisait-elle.
Ce double jeu relationnel révèle une réalité méconnue du pouvoir : au cœur de l’Élysée, les affinités personnelles ne suivent pas toujours les logiques politiques attendues.

Portrait Sans Filtre D’Emmanuel Macron : « Ce N’est Pas Un Gentil Mec »
Cette connaissance de longue date permet à Rachida Dati de dresser un portrait sans concession du locataire de l’Élysée. Face à Yann Barthès, la ministre lâche une analyse cinglante : « C’est un gosse de riches, qui a tout réussi, qui a le bon réseau, qui connaît parfaitement l’administration ». Une description qui pointe la trajectoire privilégiée d’un homme dont l’ascension fulgurante doit autant au talent qu’aux connexions.
Mais c’est surtout l’avertissement suivant qui marque les esprits. Connue pour son franc-parler légendaire, Dati enfonce le clou : « Il ne faut pas être dupe, ce n’est pas un gentil mec ». Une formule directe qui révèle la dimension stratégique et calculatrice du président, loin de l’image lisse véhiculée par la communication présidentielle. Cette lucidité sur la nature du pouvoir tranche avec le discours policé habituel des membres du gouvernement.
Malgré cette distance affichée, un dialogue existe. « On se parle. On parle politique. Je lui dis ce que je pense », confie la ministre. Un échange direct, sans fioritures, où la vérité politique prime sur les codes de courtoisie. Cette franchise brutale définit leur rapport : un respect professionnel dénué de toute amitié, où chacun connaît parfaitement les ambitions et les limites de l’autre.

L’Estime Pour Brigitte Macron : Une Admiration Sincère
Ce contraste saisissant entre froideur présidentielle et complicité féminine trouve son expression la plus franche dans les écrits de Rachida Dati. Dans les pages de son livre La confiscation du pouvoir, la ministre de la Culture livre une confession inattendue : « J’ai de l’estime pour Brigitte Macron ». Une déclaration qui détonne au regard de sa distance affichée avec le président.
L’admiration se précise rapidement. « Elle a toujours assumé ses choix et n’a jamais cédé à la facilité, au conformisme, à ce qu’on attendait d’elle », écrit Dati. Ces mots dessinent le portrait d’une Première Dame qui défie les conventions, bravant les jugements d’une société prompte à condamner. Cette reconnaissance entre femmes de pouvoir transcende les appartenances politiques : l’une ministre de droite, l’autre épouse d’un président centriste.
Cette solidarité féminine au sommet de l’État révèle une dimension inédite des rapports de force politiques. Là où Emmanuel Macron incarne pour Dati le calcul et le réseau, Brigitte représente l’authenticité et le courage des choix assumés. Une distinction fondamentale qui éclaire d’un jour nouveau les relations au sein du pouvoir : l’estime ne suit pas toujours les lignes partisanes, elle emprunte parfois des chemins plus humains.
Cette alliance discrète entre les deux femmes prend tout son sens alors que Dati s’apprête à franchir une nouvelle étape stratégique dans sa carrière politique.

Retrait Stratégique : Dati Quitte Le Gouvernement Avant Les Municipales
Le 18 janvier dernier, sur France Inter, Rachida Dati actait sa sortie imminente du gouvernement. « Bien sûr que je quitterai le gouvernement avant le scrutin municipal », déclarait-elle sans détour. Une annonce attendue qui confirme son engagement total dans la bataille pour Paris, prévue en mars 2026.
La ministre de la Culture ne fixe aucune date précise, invoquant une raison pragmatique : « Il y a certains acteurs culturels qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu’au bout ». Entre responsabilité ministérielle et ambition électorale, Dati choisit un équilibre précaire, repoussant son départ au dernier moment utile. Une stratégie qui lui permet de maximiser son influence budgétaire tout en préparant son offensive parisienne.
Sa tactique électorale se précise également. « Je ne veux pas faire de débat de premier tour, ça n’a pas de sens », affirme-t-elle. L’ancienne garde des Sceaux vise directement le second tour, refusant de disperser ses forces dans des confrontations prématurées. Son objectif : fédérer dès maintenant autour d’un « vote utile » pour éviter la division de la droite face aux adversaires de gauche et macronistes.
Cette manœuvre révèle une candidate qui connaît les règles du jeu politique parisien. En maintenant son poste ministériel jusqu’à la dernière limite, elle conserve visibilité médiatique et leviers d’action, tout en préparant méthodiquement son offensive pour conquérir l’Hôtel de Ville.










