📌 Rachida Dati interpelle Audrey Crespo-Mara sur l’invitation d’Éric Zemmour après ses propos sur sa fille Zohra
Posted 26 février 2026 by: Admin

L’Accrochage Entre Rachida Dati Et Audrey Crespo-Mara En 2016
Le 7ᵉ arrondissement n’est pas le seul territoire que Rachida Dati défend avec acharnement. En 2016, sur le plateau de LCI, la maire actuelle avait transformé une simple interview en confrontation mémorable. Face à Audrey Crespo-Mara, la veuve de Thierry Ardisson, la politique n’avait pas mâché ses mots lorsque la journaliste l’avait interrogée sur les déclarations choc d’Éric Zemmour concernant le prénom musulman de sa fille, Zohra.
« Ça ne vous choque pas, vous, de discuter comme cela ? Ça ne vous choque pas ? », avait lancé Rachida Dati, remettant frontalement en cause le choix éditorial de la chaîne. Une attaque directe qui visait moins les propos du polémiste que la décision même de lui offrir une tribune. Audrey Crespo-Mara, loin de se laisser intimider, avait tenté de justifier son travail : « Si mais vous n’avez pas vu l’interview ». Une défense qui n’avait fait qu’attiser la colère de son invitée.
L’escalade fut rapide et sans appel. Piquée au vif par l’insistance de la politicienne, la journaliste avait mis fin à l’échange avec une réplique cinglante : « C’est notre liberté de recevoir qui on veut… Merci et bonne journée ! » Un clash révélateur du franc-parler légendaire de Rachida Dati, mais aussi d’un débat plus profond sur la responsabilité éditoriale face aux personnalités clivantes.

Le Contexte Actuel : Une Rachida Dati Omniprésente
Cette confrontation de 2016 résonne aujourd’hui avec une actualité tout aussi explosive. Rachida Dati mène désormais une campagne acharnée pour la mairie de Paris, multipliant les apparitions médiatiques pour convaincre les électeurs. Mais la politicienne ne se contente pas de vanter son programme : elle livre simultanément un combat judiciaire retentissant contre Complément d’enquête, qu’elle accuse d’avoir tenté de soudoyer l’un de ses proches pour un reportage diffusé en 2025.
Cette double bataille illustre parfaitement sa méthode : l’offensive tous azimuts, sans jamais reculer. Forte de son expérience à la tête du 7ᵉ arrondissement, où elle règne depuis plusieurs mandats, la ministre de la Culture du gouvernement Sarkozy n’a rien perdu de son tempérament. Son franc-parler, qui avait fait mouche face à Audrey Crespo-Mara, reste son arme privilégiée pour marquer les esprits et imposer son récit.
Les Parisiens la connaissent bien : celle qui ne laisse « personne indifférent » selon les observateurs politiques forge depuis des années une image de femme intraitable, capable de tenir tête aux journalistes comme aux adversaires politiques. Une stratégie qui lui vaut autant d’admirateurs que de détracteurs, mais qui alimente surtout une visibilité médiatique essentielle à quelques mois des élections municipales.

L’Origine De La Polémique : Les Propos D’Éric Zemmour
Mais pourquoi une telle virulence ce jour-là ? C’est que le sujet touchait au plus intime : le prénom de sa fille. Quelques semaines avant cette interview, Éric Zemmour avait ouvertement critiqué le choix du prénom musulman Zohra, une attaque frontale que Rachida Dati n’avait pas digérée. Pour la maire du 7ᵉ, donner une tribune au polémiste de Reconquête revenait à cautionner ses déclarations.
« Ça ne vous choque pas, vous, de discuter comme cela ? » : cette question répétée deux fois résume le cœur du différend. D’un côté, une mère blessée dans sa chair qui reproche à la journaliste d’avoir offert un espace médiatique à celui qui s’en était pris à son enfant. De l’autre, Audrey Crespo-Mara qui invoque la liberté éditoriale, cette ligne de défense classique des médias confrontés aux accusations de complaisance.
La réplique cinglante de la veuve de Thierry Ardisson – « C’est notre liberté de recevoir qui on veut… Merci et bonne journée ! » – met fin à l’échange dans un silence glacial. Un moment qui cristallise la tension entre responsabilité journalistique et devoir d’une chaîne d’information de représenter toutes les opinions, même les plus clivantes. Cette séquence, devenue « mémorable » selon Gala, illustre surtout la détermination d’une femme à protéger sa fille contre les commentaires publics, quel qu’en soit le prix médiatique.

Rachida Dati, La Mère Avant La Politique
Cette détermination farouche à défendre Zohra trouve ses racines dans un parcours maternel hors norme. En 2009, alors garde des Sceaux sous Nicolas Sarkozy, Rachida Dati accouche et réapparaît au ministère cinq jours plus tard, provoquant un raz-de-marée médiatique. Une prouesse qui masquait déjà une réalité plus complexe : celle d’une femme contrainte de jongler entre ambitions politiques et maternité.
Le mystère entourant l’identité du père enflamme rapidement la presse. Ce n’est qu’en 2012 que la politicienne assigne en justice Dominique Desseigne, ex-président du groupe Barrière, pour qu’il reconnaisse leur fille. Une bataille judiciaire qui révèle une autre Rachida Dati, celle qui ne recule devant rien quand il s’agit de protéger sa descendance.
Puis viennent les sérieux problèmes de santé de Zohra, épisode que la politicienne évoque avec pudeur. Face à la maladie de son enfant, la ministre de la Culture envisage même de se retirer de la vie publique. Un choix qui en dit long sur ses priorités : l’ambition politique, aussi dévorante soit-elle, s’efface devant le rôle de mère. Cette dimension personnelle éclaire d’un jour nouveau l’accrochage avec Audrey Crespo-Mara : Rachida Dati ne défendait pas seulement un prénom, mais une fille fragile exposée aux commentaires d’un polémiste sans filtre.










