📌 Rachida Dati sur Gabriel Attal : « Il doit tout à Emmanuel Macron » après son soutien à Bournazel contre elle
Posted 28 janvier 2026 by: Admin

L’Escalade D’Un Conflit Politique Au Sommet De L’État
Le choc est brutal pour Rachida Dati. L’annonce du soutien de Gabriel Attal à Pierre-Yves Bournazel, cadre du parti Horizons d’Édouard Philippe, pour les municipales parisiennes marque un tournant décisif dans les relations déjà électriques entre les deux figures politiques. Cette décision, validée à l’unanimité moins deux voix – celles d’Aurore Bergé et Marie Guenevoux – révèle l’ampleur de l’isolement de la ministre au sein du camp macroniste.
Face aux caméras de LCI, Rachida Dati affiche d’abord une façade de détachement : « Ça change pas ma vie, ça change pas ma campagne. Je n’ai jamais contraint personne à faire campagne avec moi ». Pourtant, cette apparente sérénité masque mal la trahison ressentie. La ministre de la Culture, qui a obtenu le soutien des Républicains pour sa candidature, ne s’attendait manifestement pas à ce positionnement stratégique de l’ancien Premier ministre.
Ce choix d’alliance bouleverse l’échiquier politique parisien. Alors que Dati multiplie les fonctions – ministre de la Culture, maire du 7ᵉ arrondissement, conseillère municipale – et mène une campagne jugée brillante, le ralliement d’Attal à son concurrent direct ressemble à un camouflet calculé. Dans cette bataille pour la mairie de Paris, chaque soutien compte, et celui du camp présidentiel aurait pu peser lourd. Son absence signe une rupture dont les conséquences dépassent largement le cadre des élections municipales.

Une Charge Frontale Contre L’Ancien Premier Ministre
Mais Rachida Dati ne s’arrête pas à ce constat. Sa riposte est cinglante et vise directement la légitimité de Gabriel Attal. « Je n’ai pas compris pourquoi il l’avait nommé Premier ministre au regard de son comportement aujourd’hui », assène-t-elle, remettant frontalement en cause la décision présidentielle qui a propulsé Attal à Matignon.
La ministre de la Culture enfonce le clou avec une formule assassine : « Gabriel Attal doit tout à Emmanuel Macron ». Ces mots, prononcés sans détour, rappellent l’ascension fulgurante de l’ancien porte-parole du gouvernement, devenu Premier ministre à seulement 34 ans. Selon Dati, cette dette impayée rend d’autant plus incompréhensible son choix de soutenir un candidat du parti Horizons, formation rivale du camp présidentiel.
L’accusation d’incohérence frappe au cœur du positionnement politique d’Attal. « Il a dit qu’il ne comprenait pas les décisions du Président de la République, là où je suis d’accord avec lui c’est que je n’ai pas compris pourquoi il l’avait nommé Premier ministre », déclare Dati, établissant un parallèle mordant entre les critiques de l’ancien Premier ministre et ses propres contradictions.
La ministre exige des comptes : « Il faudra qu’il s’explique, devant les Parisiennes et Parisiens, des raisons pour lesquelles il s’allie à quelqu’un qui veut la démission du président de la République ». Cette alliance avec Pierre-Yves Bournazel, membre d’Horizons, apparaît comme une rupture de loyauté que Dati entend bien exploiter dans sa campagne.

Un Historique De Tensions Et De Provocations
Cette charge frontale ne surgit pas du néant. Les rapports entre Rachida Dati et Gabriel Attal ont toujours été « particulièrement tendus », marqués par une méfiance réciproque et des affrontements à peine voilés.
L’épisode le plus révélateur de cette relation explosive remonte à 2024, lorsque l’ancien Premier ministre envisageait d’amputer le budget de la Culture de 200 millions d’euros. Face à cette menace, la ministre aurait lancé une plaisanterie aussi crue qu’inattendue : « Si tu fais ça, ton chien Volta, je vais le transformer en kebab ». Une phrase qui, bien qu’humoristique selon l’intéressée, illustre parfaitement son caractère électrique et sa propension aux mots chocs.
La rumeur d’un SMS contenant cette menace s’est rapidement propagée, contraignant Dati à réagir dans les colonnes de Paris Match. « Ce SMS n’a jamais existé, c’était un échange de plaisanteries », avait-elle précisé, insistant sur la nature verbale de cette boutade lancée lors d’une séance au Sénat. Un démenti qui n’a fait que renforcer l’image d’une femme politique aux méthodes de confrontation aussi directes qu’imprévisibles.
Cette anecdote, loin d’être anodine, révèle la nature des rapports entre les deux personnalités : une guerre de tranchées où l’humour noir côtoie l’hostilité politique, et où chaque interaction peut dégénérer en affrontement public. Un contexte qui éclaire la violence des déclarations actuelles de Dati sur son rival.

Le Portrait D’une Femme Politique Au Caractère Trempé
Ces méthodes d’affrontement ne sont que le reflet d’un tempérament forgé au fil d’une carrière politique exceptionnelle. Rachida Dati incarne depuis deux décennies cette figure de proue de la vie politique française, traînant derrière elle une réputation de « femme fatale » que ses adversaires ont souvent instrumentalisée à leur avantage.
Ancienne ministre de la Justice du quinquennat Sarkozy, elle a occupé une place de choix dans les cercles du pouvoir, alimentant au passage des rumeurs persistantes d’idylle secrète avec l’ancien président. Cette proximité avec les sommets de l’État, loin de l’affaiblir, a renforcé sa stature politique et sa capacité à naviguer dans les eaux troubles du pouvoir.
Aujourd’hui, son profil est unique : ministre de la Culture, maire du 7ᵉ arrondissement de Paris, conseillère municipale et candidate aux municipales parisiennes. Ce cumul de mandats et son ancrage territorial dans l’un des arrondissements les plus prestigieux de la capitale légitiment sa fureur face au soutien d’Attal à Pierre-Yves Bournazel. Elle n’est pas une simple prétendante à la mairie de Paris, mais une femme de pouvoir enracinée, rompue aux batailles politiques et connue pour sa franchise brutale en public.
Cette réputation de caractère électrique, si souvent critiquée, devient dans ce contexte un atout stratégique. Face à Gabriel Attal, elle n’a pas besoin de ménagements : son parcours parle pour elle.










