📌 Roselyne Bachelot à Jordan Bardella : « cirage de pompes » et débat sur les maisons closes dans un face-à-face tendu
Posted 16 décembre 2025 by: Admin

L’Incident Qui A Enflammé Le Plateau
Ce samedi 13 décembre sur France 2, Quelle Époque ! a offert un moment de télévision dont les réseaux sociaux se souviennent encore. Le plateau réunissait Léa Salamé, Roselyne Bachelot et Jordan Bardella pour une émission qui allait basculer en quelques secondes.
Tout démarre lors du jeu « photocall », séquence ludique où les invités commentent des clichés de personnalités. Lorsque le portrait de Donald Trump apparaît à l’écran, le président du Rassemblement national lâche une question devenue tristement célèbre : « Où est-ce qu’il trouve toute cette énergie ? » Une formule déjà utilisée pour d’autres dirigeants quelques minutes plus tôt.
Léa Salamé relève immédiatement la répétition. Mais c’est Roselyne Bachelot qui porte l’estocade. D’une voix cinglante, l’ancienne ministre balance : « Au secours, le cirage de pompes… » Le plateau se fige une fraction de seconde avant d’exploser de rires gênés. Bardella, pris de court, tente une défense maladroite tandis que l’ambiance oscille entre hilarité et malaise palpable.
La réplique fait mouche. Brutale, directe, elle résume en cinq mots ce que beaucoup pensaient sans oser le formuler. Sur les réseaux sociaux, la séquence devient instantanément virale, transformant ce moment télévisuel en symbole d’une confrontation politique plus profonde.

La Riposte De Bardella Et L’Escalade
Jordan Bardella n’est pas du genre à se laisser déstabiliser facilement. Après la charge de Bachelot, il tente de reprendre la main avec une réponse qui se veut mesurée, cherchant à détourner l’offensive par l’humour. Peine perdue : Léa Salamé enfonce le clou en soulignant sa tendance à répéter les mêmes formules admiratives, quel que soit le dirigeant évoqué.
L’animatrice de France 2 ne se contente pas d’observer. Elle devient actrice de l’échange, transformant le jeu initial en un exercice de décryptage politique en direct. Bardella se retrouve coincé entre deux femmes rompues aux joutes médiatiques, l’une armée de punchlines assassines, l’autre d’un sens aigu de la répartie.
Pourtant, le président du RN tient bon. Pas de décomposition visible, pas de fuite du regard. Il maintient sa posture, conscient que chaque seconde de vulnérabilité sera scrutée, partagée, commentée. Cette capacité à encaisser sans rompre constitue peut-être sa seule victoire de la soirée : celle de ne pas avoir cédé sous la pression.
Mais le malaise persiste. L’atmosphère bascule du ludique au politique, du léger au lourd. Ce qui devait rester une séquence de divertissement révèle les lignes de fracture entre deux générations, deux visions de la politique, deux manières d’occuper l’espace médiatique. La suite de l’émission confirmera que ce premier accrochage n’était qu’un échauffement.

Quand Le Débat Devient Politique : La Question Des Maisons Closes
La tension accumulée trouve son exutoire sur un terrain autrement plus glissant. Roselyne Bachelot quitte le registre de la pique pour attaquer de front : la position du RN sur la réouverture des maisons closes. Sa question tombe comme un couperet, accompagnée d’une mise en garde sans équivoque sur les risques de prostitution de mineurs et le contrôle par des réseaux criminels.
Bardella ne peut plus esquiver par l’humour. Il dénonce « l’hypocrisie » de la législation actuelle, plaide pour des lieux « plus sûrs », gérés par les travailleurs eux-mêmes plutôt qu’abandonnés à la clandestinité. Une réponse qui se veut pragmatique, presque sanitaire dans son approche.
Bachelot ne lâche rien. Elle revient à la charge, décortique les failles du raisonnement, force le président du RN à préciser une position qui reste floue. Le débat s’enflamme, les arguments s’entrechoquent. Ce qui semblait n’être qu’un clash de personnalités révèle désormais des fossés idéologiques profonds.
L’ancienne ministre maîtrise parfaitement son sujet, accumule les références, les données. Bardella résiste, maintient son cap, mais la confrontation tourne à son désavantage. La séquence basculera de l’anecdotique au symbolique, cristallisant en quelques minutes les oppositions qui traversent le débat public français.

Une Émission Qui Marque Les Esprits
Au-delà des oppositions révélées, c’est le format même de Quelle Époque ! qui a permis cette collision frontale. Le programme animé par Léa Salamé cultive précisément cette liberté de ton, ce mélange détonnant entre légèreté apparente et confrontations de fond. Rares sont les émissions où un jeu de « photocall » peut déraper vers un débat sur la prostitution, où le rire côtoie l’affrontement idéologique sans rupture de rythme.
Roselyne Bachelot incarne à la perfection cette audace éditoriale. Ses répliques ne visent jamais gratuitement : chaque pique ouvre une brèche, révèle une contradiction, force l’adversaire à sortir des éléments de langage. « Au secours, le cirage de pompes… » restera comme l’une de ces formules qui cristallisent un malaise plus vaste, transformant un instant télévisuel en symbole viral.
La séquence a immédiatement enflammé les réseaux sociaux. Extraits, commentaires, détournements : le buzz s’est propagé en quelques heures, preuve que le public réclame cette authenticité, ces moments où les masques tombent. Jordan Bardella, malgré la mise à mal, a tenu sa position sans s’effondrer, offrant le spectacle d’une joute politique réelle, loin des interviews formatées.
Cette soirée du 13 décembre restera comme l’illustration parfaite de ce que la télévision peut encore produire : du vivant, de l’inattendu, du vrai. Une leçon de journalisme par l’exemple.










