📌 Roselyne Bachelot sur son clash avec Bardella : « Il va falloir qu’il s’endurcisse » face à la dérision politique

Posted 13 janvier 2026 by: Admin
L’Accrochage Télévisé Qui A Fait Réagir
Le 13 décembre dernier, le plateau de Quelle époque ! sur France 2 devient le théâtre d’un affrontement inattendu. Léa Salamé anime la séquence désormais culte où les invités commentent des photos de personnalités. Jordan Bardella, président du Rassemblement National, se prête au jeu avec prudence. Lorsque Nicolas Sarkozy apparaît à l’écran, il lâche : « Où trouve-t-il toute cette énergie ? » Un compliment convenu qui passe inaperçu.
Mais c’est le cliché de Donald Trump qui déclenche l’étincelle. Bardella répète mot pour mot son commentaire précédent. Roselyne Bachelot, assise à quelques mètres, ne laisse pas passer l’occasion : « Au secours… Le cirage de pompes ! » La charge est directe, sans fard. Le public réagit immédiatement. Bardella, piqué au vif, contre-attaque sèchement : « Je vous trouve bien inélégante, madame Bachelot ! »
L’ancienne ministre ne s’arrête pas là. Lorsque Vladimir Poutine s’affiche à l’écran, elle devance Bardella avec ironie : « Où trouve-t-il toute cette énergie ? » Le public éclate de rire. La référence est limpide : en plaçant Trump et Poutine sur le même piédestal admiratif que Sarkozy, Bardella vient de commettre une bourde politique majeure. Et Bachelot, rodée aux joutes télévisées, a transformé ce faux-pas en moment de télévision percutant.
Bachelot Assume Et Justifie Son Offensive
Le lendemain, Roselyne Bachelot ne recule pas. Interrogée par France Info, elle développe sa charge avec une précision chirurgicale. « Il a un regard tellement énamouré, extatique devant ce président des États-Unis qui s’allie avec le pire ennemi de l’Europe, Vladimir Poutine, qui a envahi l’Ukraine, qui dédommage une prostituée avec ses crédits de campagne, qui traite les journalistes de ‘truie’ », détaille-t-elle sans détour.
L’ancienne ministre enchaîne les griefs contre Trump, pointant son alliance avec la Russie et ses scandales à répétition. Mais c’est surtout l’admiration béate de Bardella qu’elle cible. En plaçant le président américain au même niveau qu’un homme d’État français respecté, le leader du RN a révélé ses affinités réelles. Bachelot ne cache pas sa stratégie : « Je l’atomise par la dérision. »
Cette phrase résume toute son approche. Pas de débat théorique sur les programmes ou les idées. L’humour comme arme politique, la moquerie comme révélateur. En quelques répliques bien placées, elle a mis à nu ce qu’elle considère comme une fascination dangereuse. Trump, Poutine, même admiration : le rapprochement est désormais gravé dans les esprits des téléspectateurs. Et Bardella, malgré ses efforts pour contrôler son image, vient d’offrir à ses adversaires un argumentaire clé en main sur ses véritables références internationales.
La Contre-Attaque De Bardella Balayée
Face à la polémique, Jordan Bardella tente de renverser la situation. Il dénonce publiquement un montage défavorable de l’émission, suggérant que ses propos auraient été manipulés ou sortis de leur contexte. Une stratégie classique pour contester un moment télévisuel embarrassant : remettre en cause l’intégrité de la production.
Roselyne Bachelot balaie l’argument sans hésitation. « Il n’y a absolument aucun problème de montage », assène-t-elle avec fermeté. La réponse est nette, définitive. Pas question de laisser planer le moindre doute sur l’authenticité de la séquence. L’ancienne ministre connaît les règles du jeu médiatique et refuse de voir sa victoire entachée par des accusations de manipulation technique.
Elle va même plus loin, glissant un avertissement à peine voilé : s’attaquer à elle, ou à une femme en général, n’est « pas très bon ». Le message est clair. En tentant de discréditer l’émission plutôt que d’assumer ses propres déclarations, Bardella commet une erreur tactique. Il se pose en victime d’un montage tendancieux, mais Bachelot balaie ces justifications d’un revers de main catégorique : « Il n’y a absolument aucun problème de montage. »
Cette négation ferme clôt le débat sur la forme. Pas d’échappatoire technique, pas d’excuse de post-production. Les mots prononcés l’ont été en direct, les réactions captées sans manipulation. Bardella ne pourra pas se réfugier derrière une théorie du complot médiatique. Bachelot a anticipé cette défense classique et lui coupe l’herbe sous le pied. En s’attaquant à elle, prévient-elle, il commet une erreur tactique supplémentaire. La bataille médiatique vient de changer de dimension.
« C’était Drôle » : Bachelot Décrypte Sa Victoire
Dans une interview exclusive accordée à melty, Roselyne Bachelot livre sa lecture du clash. Son analyse est aussi précise que cinglante. « Ce qui est intéressant à voir, c’est qu’on déstabilise les gens par l’humour et par la dérision », explique-t-elle d’emblée. Loin d’être un simple échange spontané, la séquence révèle une stratégie délibérée. La dérision comme arme de déstabilisation massive.
Sa métaphore pour décrire Jordan Bardella frappe par sa justesse : « Je pense à cette poupée où on la remonte avec une clé. » Le président du Rassemblement National apparaît comme un automate formaté, débitant un discours parfaitement rodé par des « techniques de communication ». Tout est calibré, organisé, prévisible. Jusqu’à ce qu’un grain de sable enraye la mécanique. « Tout d’un coup, je lui ai fait faire un pas de côté. Il était totalement déstabilisé. C’était drôle ! »
L’accusation d’inélégance ? Bachelot la retourne avec ironie. « Son élégance à Monsieur Bardella ! Je crois qu’il a aggravé son cas d’ailleurs ! » En jouant la carte de la galanterie offensée, le jeune homme politique a révélé plus qu’il ne voulait : une certaine « supériorité » assumée, la conviction que « personne n’a le droit de le mettre en boite ».
Le verdict final tombe, implacable : « Il va falloir qu’il s’endurcisse. » Un conseil qui sonne comme un constat d’inexpérience. Face à la dérision, aux piques imprévues, Bardella a montré ses limites. La carapace médiatique, si soigneusement construite, s’est fissurée dès la première esquive. Pour l’ancienne ministre, la démonstration est faite : derrière le discours formaté se cache une fragilité évidente.










