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9 juin 2026

Rumeurs transphobes sur Brigitte Macron : le silence pesant de son frère

Un documentaire diffusé le 7 juin sur France 5 revient sur les rumeurs transphobes visant Brigitte Macron, nées en décembre 2021. Au cœur du sujet : le silence persistant de son frère Jean-Michel Trogneux, indirectement mêlé à cette affaire de désinformation. Ces mensonges ont eu des conséquences profondes sur la vie privée de la Première dame et de ses proches.

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En bref

  • Un documentaire France 5 décrypte les rumeurs transphobes visant Brigitte Macron
  • Son frère Jean-Michel Trogneux refuse tout commentaire public
  • Ses sept petits-enfants sont exposés à la haine en ligne

Un documentaire pour décrypter une théorie du complot

C’est dans le cadre de la série documentaire La fabrique du mensonge que France 5 a consacré, ce dimanche 7 juin, un épisode aux rumeurs transphobes visant la Première dame. Le programme revient sur la genèse et la propagation de cette fake news qui a marqué le début du quinquennat.

Documentaire France 5 sur les rumeurs transphobes visant Brigitte Macron
Image d’illustration © Toptenplay

Tout commence le 10 décembre 2021, lorsqu’une vidéo publiée sur X par une utilisatrice se présentant comme médium, sous le pseudonyme d’Amandine Roy, affirme que Brigitte Macron serait née homme, sous le nom de son propre frère, Jean-Michel Trogneux. Une affirmation sans fondement, mais qui se propage rapidement sur les réseaux sociaux.

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La journaliste Ava Djamshidi, interrogée dans le documentaire, résume l’intention derrière ces rumeurs : « On sait juste que c’est destiné à blesser et atteindre une femme dans ce qu’elle peut avoir de plus intime. C’est honteux et c’est un peu triste aussi. »

Une fake news née en décembre 2021

Le 10 décembre 2021, une vidéo publiée sur le réseau social X par une utilisatrice se présentant comme médium affirme, sans aucune preuve, que Brigitte Macron serait née homme sous le nom de son frère Jean-Michel Trogneux. Cette théorie complotiste à caractère transphobe se propage rapidement en ligne, générant une vague de harcèlement numérique contre la Première dame qui se poursuit depuis plus de quatre ans.

Jean-Michel Trogneux, un frère discret qui refuse de parler

Jean-Michel Trogneux, le vrai frère de Brigitte Macron, réside à Amiens. Bien qu’il soit indirectement au cœur de cette théorie complotiste, il n’a jamais souhaité s’exprimer publiquement sur le sujet.

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Rue calme d'Amiens, ville où réside Jean-Michel Trogneux frère de Brigitte Macron
Image d’illustration © Toptenplay

La journaliste Emmanuelle Anizon, du Nouvel Obs, le décrit dans le documentaire comme un homme « d’une très très grande discrétion ». Elle note qu’il était pourtant présent à l’Élysée lors de l’investiture d’Emmanuel Macron en 2017, signe qu’il n’est pas totalement étranger à la vie publique de sa sœur.

Son silence a pu alimenter des interrogations, mais la journaliste propose une lecture simple : « On peut juste estimer que Jean-Michel Trogneux n’a pas envie de parler de ça et qu’il n’a clairement pas envie d’être sous les caméras et devant les micros. » Un choix personnel, celui de ne pas entrer dans une polémique qu’il n’a pas créée.

Un procès pour cyberharcèlement aux conséquences familiales lourdes

En octobre dernier, dix personnes ont été jugées devant le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron. Ce procès a mis en lumière l’ampleur des dommages causés par cette campagne de désinformation, qui dure depuis plus de quatre ans.

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Entrée d'un tribunal correctionnel français lors d'un procès pour cyberharcèlement
Image d’illustration © Toptenplay

Brigitte Macron n’a pas assisté aux audiences, mais a fait lire un texte par son avocat lors de la première journée. C’est sa fille cadette, Tiphaine Auzière, avocate de profession, qui a choisi de prendre la parole à la barre pour défendre sa mère.

Dans son témoignage, rapporté par Ouest-France, Tiphaine Auzière a décrit une mère sur le qui-vive en permanence, souffrant d’une véritable « anxiété quotidienne ». Elle a insisté sur la gravité de la situation : « Je ne souhaite ce qu’elle vit à personne. »

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Dix personnes ont été jugées devant le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron.

Sept petits-enfants exposés à la haine en ligne

L’un des aspects les plus douloureux mis en avant lors du procès concerne les sept petits-enfants de Brigitte Macron. Selon le témoignage de Tiphaine Auzière, ces enfants sont eux aussi confrontés aux rumeurs : « Ils entendent les rumeurs. C’est quelque chose qui l’affecte énormément. »

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Téléphone affichant des messages de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux
Image d’illustration © Toptenplay

La peur que ses proches soient à leur tour victimes de la haine constitue le principal moteur de l’anxiété de la Première dame. Cette dimension familiale illustre comment une campagne de désinformation en ligne peut dépasser le cadre public pour s’infiltrer dans la sphère la plus privée.

Ce cas met en évidence les effets durables du harcèlement numérique sur les personnes visées et leur entourage, et soulève des questions sur la protection des proches des personnalités publiques face à ce type d’attaques coordonnées sur les réseaux sociaux.

Le documentaire de France 5 rappelle que derrière les rumeurs virales se cachent des êtres humains profondément affectés. Le choix de discrétion de Jean-Michel Trogneux illustre la difficulté de répondre à des théories complotistes sans leur offrir une tribune supplémentaire. Le procès pour cyberharcèlement tenu à Paris marque une étape judiciaire importante, mais la blessure infligée à Brigitte Macron et à sa famille reste, selon les mots de sa fille Tiphaine, une épreuve que l’on ne souhaiterait à personne.

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