📌 Sébastien Delogu se défend après les accusations : « Je voulais associer ces mots à une représentation… »

Posted 15 août 2025 by: Admin
La Publication Instagram Qui Enflamme Les Réseaux
Une simple photo publiée sans commentaire a suffi à embraser la toile politique française. Jeudi 14 août, Sébastien Delogu dévoile sur son compte Instagram un tatouage fraîchement gravé sur son mollet, représentant une carte de la Palestine entourée d’une phrase en arabe. L’image, postée dans un silence calculé, ne tarde pas à déclencher une tempête sur les réseaux sociaux.
Le timing de cette publication résonne particulièrement dans un contexte international explosif. Alors que l’offensive militaire menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou pourrait encore se durcir dans la bande de Gaza, le député LFI des quartiers Nord de Marseille choisit ce moment précis pour révéler son engagement corporel pro-palestinien.
L’absence totale de mention de l’État d’Israël sur cette carte tatouée ne passe pas inaperçue. Les premiers commentaires fusent immédiatement, oscillant entre soutien inconditionnel de ses sympathisants et accusations virulentes de ses détracteurs. La controverse prend rapidement une dimension politique majeure, transformant ce qui aurait pu n’être qu’un choix personnel en nouveau front de bataille idéologique.
Cette révélation intervient dans un climat déjà tendu pour le député insoumis, habitué aux polémiques mais jamais indifférent aux moyens d’exprimer ses convictions les plus profondes.
Les Accusations Et La Controverse Politique
Ces convictions affichées déclenchent immédiatement une avalanche de critiques politiques. Frédéric Aziza, journaliste de Radio J, monte au créneau avec virulence : « Une Palestine de la mer au Jourdain qui englobe Israël ». L’accusation tombe comme un couperet, accompagnée d’une extrapolation sans nuance qui transforme le tatouage en programme politique radical.
Le journaliste va plus loin en affirmant que « Delogu fait de la destruction d’Israël et du génocide de sa population juive son thème de campagne pour les municipales à Marseille ». Cette interprétation maximale illustre la polarisation extrême qui caractérise désormais chaque prise de position du député insoumis sur le conflit israélo-palestinien.
Cette nouvelle polémique n’est pas un accident de parcours pour Sébastien Delogu. En mai 2024, il avait déjà franchi une ligne rouge en brandissant un drapeau palestinien dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Ce geste lui avait valu la sanction maximale : quinze jours d’exclusion du palais Bourbon, une mesure exceptionnelle qui témoignait déjà de la gravité accordée à ses provocations politiques.
L’accumulation de ces incidents dessine le portrait d’un élu qui assume pleinement ses positions les plus clivantes, quitte à en payer le prix institutionnel et politique.
La Défense Et L’Explication De Sébastien Delogu
Face à cette tempête médiatique, le député marseillais sort de son silence pour donner sa version des faits. Contacté par La Provence, Sébastien Delogu confirme avoir fait graver cette carte palestinienne sur son mollet lors d’un récent séjour en Tunisie début août, mais récuse catégoriquement les accusations qui lui sont adressées.
« Comment guérir de l’amour de la Tunisie qui coule en nous ? » Voilà la véritable citation tatouée en arabe autour de son mollet, révèle-t-il. Ces mots proviennent de l’écrivain palestinien Mahmoud Darwich, extraits de son ouvrage « L’Exil recommencé » publié chez Actes Sud en 2011. Un choix littéraire qui contredit frontalement les interprétations d’un message politique radical.
Le député insoumis balaye d’un revers de main les affirmations de l’extrême droite et de certains médias qui prétendaient qu’il avait fait graver « Libre Palestine » sur sa peau. « Et comme c’est un Palestinien qui a écrit ce texte, j’ai mis la Palestine entre ces mots », explique-t-il pour justifier la présence de la carte géographique dans son tatouage.
Parallèlement, Delogu alimente la polémique en publiant dans ses stories Instagram les insultes qu’il reçoit depuis la diffusion de cette image. Une stratégie de communication qui transforme les attaques en carburant médiatique, tout en évitant soigneusement d’aborder la question de l’absence d’Israël sur sa représentation cartographique.
Les Insultes Reçues Et L’Escalade De La Polémique
Cette exposition volontaire des attaques révèle l’ampleur de la déferlante haineuse qui s’abat sur le député. Dans ses stories Instagram, Sébastien Delogu dévoile une série de messages d’une violence inouïe, transformant son compte en tribune des excès que génère cette polémique estivale. Les captures d’écran s’enchaînent, témoignant d’une radicalisation du débat qui dépasse largement les frontières du politique.
L’extrême droite amplifie délibérément la désinformation, propageant sur les réseaux sociaux la fausse affirmation selon laquelle « Libre Palestine » serait gravé sur la peau du député marseillais. Cette manipulation factuelle alimente une spirale de commentaires haineux que Delogu exploite habilement pour se poser en victime d’une campagne orchestrée.
Pourtant, le député insoumis esquive systématiquement la question centrale : pourquoi avoir choisi une représentation cartographique qui gomme l’existence d’Israël ? Cette omission géographique, jamais expliquée malgré les multiples interrogations, nourrit les suspicions de ses détracteurs et maintient la controverse à son paroxysme.
En plein mois d’août, cette polémique illustre la polarisation extrême du débat français sur le conflit israélo-palestinien. Chaque geste, chaque symbole devient prétexte à une guerre d’interprétations où les positions se durcissent, transformant un tatouage personnel en enjeu politique national.