📌 Smoke euthanasié malgré 70 000 signatures et l’offre de Rémi Gaillard : « On ne lâchera rien, ça ira très loin »

Posted 21 août 2025 by: Admin
L’Euthanasie Controversée De Smoke Malgré Une Mobilisation Massive
La sentence est tombée le mardi 19 août 2025. Smoke, le berger hollandais au centre d’une polémique nationale, a été euthanasié au refuge de la SPA de Flayosc, dans le Var. Jacques-Charles Fombonne, président de l’association, a confirmé cette décision radicale dans une interview accordée à Var-Matin, avec des mots lourds de sens : « Donner la mort à un être vivant qui est en bonne santé, c’est quelque chose qui est vraiment désagréable ».
Cette issue fatale intervient après une série de quatre morsures documentées entre mai 2024 et juin 2025, qui ont conduit la direction de la SPA à classer définitivement l’animal comme « trop dangereux » pour être maintenu en vie. Une décision qui résonne comme un coup de tonnerre, tant l’affaire avait pris une ampleur médiatique considérable ces dernières semaines.
Accueilli initialement au refuge près de Draguignan, Smoke était devenu malgré lui le symbole d’un débat de société entre sécurité publique et protection animale. Son histoire, marquée par « l’instabilité, le manque de soins adaptés et une vie faite de blessures visibles et invisibles », selon ses défenseurs, illustrait la complexité de la gestion des animaux traumatisés dans les refuges français.
La révélation de son euthanasie soulève désormais des questions cruciales sur les alternatives qui auraient pu être explorées.
Une Pétition Record Et Des Célébrités Mobilisées
Ces alternatives, justement, ont trouvé un écho retentissant dans l’opinion publique. Plus de 70 000 personnes ont signé la pétition « Sauvons Smoke de l’euthanasie », transformant ce cas local en véritable phénomène national. Les bénévoles du refuge, profondément émus par le sort de l’animal, ont orchestré cette mobilisation sans précédent en expliquant : « Smoke est un chien qui a traversé des épreuves, connu l’instabilité, le manque de soins adaptés et une vie faite de blessures visibles et invisibles ».
L’affaire a rapidement dépassé les frontières du monde associatif pour attirer l’attention de personnalités publiques. L’influenceuse Shanna Kress et l’humoriste Rémi Gaillard se sont emparés du dossier, ce dernier proposant même d’adopter immédiatement le chien. Sa démarche, relayée massivement sur les réseaux sociaux, s’est heurtée à un refus catégorique de Jacques-Charles Fombonne : « Non, je ne confierai pas le chien à Rémi Gaillard. C’est une responsabilité mortelle que je ne veux pas prendre ».
Le dimanche 17 août, cette mobilisation a pris une dimension physique avec une manifestation de cent personnes devant la SPA de Flayosc. Certains donateurs sont même allés jusqu’à menacer de suspendre leurs contributions financières, révélant les tensions profondes que cette décision a générées au sein même des soutiens traditionnels de l’association.
Cette pression exceptionnelle n’a pourtant pas suffi à faire fléchir la direction.
Les Solutions Alternatives Écartées Par La SPA
Cette intransigeance interroge d’autant plus que plusieurs alternatives concrètes avaient été proposées à l’association. Les défenseurs de Smoke n’ont cessé de marteler : « Nous croyons qu’il existe des solutions, avec des professionnels et des bénévoles prêts à l’aider ». Une affirmation qui n’est pas restée au stade des bonnes intentions.
D’autres associations de protection animale se sont manifestées auprès de la SPA, proposant explicitement de prendre en charge le berger hollandais. Ces structures spécialisées offraient non seulement un hébergement adapté, mais également un protocole médical approfondi, incluant une IRM pour vérifier l’absence de troubles neurologiques pouvant expliquer son comportement agressif.
Cette piste médicale revêt une importance particulière au regard du passé traumatisant de l’animal. « Malgré son passé, il n’a jamais bénéficié d’un véritable accompagnement », soulignent ses défenseurs, pointant du doigt une approche qui privilégie l’élimination du problème plutôt que sa résolution.
L’accompagnement par des professionnels du comportement canin, évoqué à plusieurs reprises par les bénévoles mobilisés, aurait pu permettre de réévaluer le degré réel de dangerosité de Smoke. Ces expertise comportementale spécialisée, couramment pratiquées dans ce type de situations complexes, n’ont visiblement pas été jugées suffisamment probantes par la direction.
Face à ces solutions écartées une à une, la SPA a maintenu sa position jusqu’au bout.
La Justification Controversée De La SPA Face Aux Critiques
Cette position inflexible s’appuie sur une argumentation que Jacques-Charles Fombonne assume pleinement. « On refuse de mettre un chien derrière les barreaux toute sa vie. On refuse de mettre en danger mortel nos salariés », déclare le président de la SPA, transformant cette euthanasie en question de sécurité absolue.
Derrière cette justification se dessine un dilemme institutionnel majeur. L’association, confrontée à une pression médiatique sans précédent, refuse catégoriquement de céder aux demandes d’adoption, même lorsqu’elles émanent de personnalités influentes. « Non, je ne confierai pas le chien à Rémi Gaillard. C’est une responsabilité mortelle que je ne veux pas prendre », avait tranché le dirigeant, balayant d’un revers de main la proposition de l’humoriste.
Cette intransigeance génère des répercussions concrètes sur les finances de l’organisation. Face à la décision d’euthanasie, plusieurs donateurs ont menacé de suspendre leurs contributions, fragilisant potentiellement les ressources de l’association. Un chantage philanthropique qui illustre l’ampleur de l’indignation suscitée par cette affaire.
La manifestation de cent personnes devant le refuge de Flayosc témoigne d’un fossé grandissant entre l’opinion publique et la politique de gestion des animaux « dangereux » appliquée par la SPA. Cette mobilisation exceptionnelle révèle une remise en question profonde des méthodes de l’association.
L’euthanasie de Smoke cristallise désormais un débat plus large sur l’équilibre entre sécurité et réhabilitation dans la protection animale moderne.