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9 juin 2026

Sophia Chikirou condamnée pour vol, relaxée pour escroquerie

La députée LFI Sophia Chikirou a été condamnée lundi 8 juin 2026 par le tribunal correctionnel de Paris pour vol, dans un dossier lié au Média. Elle écope de 8.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, mais a été relaxée des faits d’escroquerie.

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En bref

  • 8.000 euros d’amende prononcés
  • Relaxe pour l’accusation d’escroquerie
  • Un autre dossier judiciaire reste ouvert

Une condamnation limitée au vol de chèques

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Sophia Chikirou coupable de vol pour des faits concernant des chèques liés au Média, la webtélé qu’elle avait cofondée et dirigée. Selon les éléments rapportés à l’audience et repris dans la décision, ces chèques n’ont jamais été utilisés.

Chèques placés dans un dossier de justice
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La sanction prononcée est une amende de 8.000 euros, dont 4.000 euros avec sursis. L’élue n’était pas présente au tribunal lundi pour l’énoncé du délibéré.

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Cette condamnation porte donc sur un volet circonscrit du dossier : la disparition de formules de chèque. Le tribunal a retenu l’infraction de vol, tout en écartant l’autre accusation, plus lourde politiquement et judiciairement, qui visait une tentative d’escroquerie.

La relaxe sur la tentative d’escroquerie

Sophia Chikirou était également poursuivie pour une tentative de virement de 67.146 euros depuis les comptes du Média vers sa société de conseil de l’époque, Mediascop. Les faits reprochés se situaient à l’été 2018, alors qu’elle ne dirigeait plus la webtélé.

Dossier de virement examiné dans une affaire de justice
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Sur ce point, le tribunal l’a relaxée. La décision distingue ainsi le vol de chèques, retenu par les juges, de l’accusation d’escroquerie, qui n’a pas abouti à une condamnation.

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Lors de son procès, Sophia Chikirou avait contesté la présentation des faits et mis en cause Gérard Miller, alors à la direction du Média. Elle avait déclaré : « On me fait passer pour la sorcière, la voleuse, la méchante, c’est trop facile ».

67.146 euros
C’est le montant du virement contesté vers Mediascop, volet pour lequel Sophia Chikirou a été relaxée.

Un conflit ancien autour du Média

Le dossier trouve son origine dans la période troublée qui a suivi le départ de Sophia Chikirou du Média. Cette webtélé, lancée dans l’environnement politique de La France insoumise, avait été cofondée et dirigée par l’élue avant une rupture interne.

Studio de webtélé lié au conflit du Média
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’accusation portait sur des faits intervenus après son départ effectif de la direction. Le tribunal a aussi relevé que la société plaignante s’était désistée de sa plainte au terme d’un protocole d’accord.

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Ce désistement n’a pas empêché les juges d’entrer en voie de condamnation pour le vol retenu. Il éclaire toutefois le contexte d’un conflit interne devenu affaire pénale, avec des enjeux de gouvernance, de comptes et de responsabilité.

Pour comprendre

Le Média est une webtélé cofondée par Sophia Chikirou avant son départ de la direction en 2018. Les poursuites examinées par le tribunal portaient sur cette période de rupture interne, distincte du dossier des comptes de campagne de 2017.

Un autre dossier judiciaire toujours ouvert

Cette décision ne clôt pas le volet judiciaire concernant Sophia Chikirou. La députée est également mise en examen dans l’enquête sur le financement de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2017.

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Documents de financement de campagne sous examen judiciaire
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans ce dossier distinct, les magistrats s’intéressent à d’éventuelles surfacturations de prestations réalisées par Mediascop pendant la campagne. Les soupçons portent notamment sur des dépenses susceptibles d’avoir été remboursées par des fonds publics.

Il s’agit d’une procédure séparée de l’affaire du Média. La condamnation prononcée lundi concerne uniquement le vol de chèques, tandis que les investigations liées aux comptes de campagne suivent leur propre calendrier judiciaire.

Le jugement rendu lundi aboutit à une décision nuancée : condamnation pour le vol de chèques, relaxe pour l’escroquerie. Pour Sophia Chikirou, l’affaire du Média se traduit donc par une sanction financière limitée, mais son horizon judiciaire reste marqué par l’enquête distincte sur la campagne présidentielle de 2017.

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