📌 Tyrolienne non autorisée à Toronto : un garçon de 11 ans chute de six mètres après la rupture de son harnais

Posted 13 janvier 2026 by: Admin
L’Accident Brutal Qui Aurait Pu Être Fatal
Le 3 janvier dernier, une sortie familiale ordinaire au parc de trampolines Aerosports Trampoline Park de Toronto bascule en quelques secondes dans l’horreur. Ramin Azizi, 11 ans, amateur de ce type d’activités, s’apprête à s’élancer sur la tyrolienne du parcours d’obstacles. Sa mère, Mona, filme la scène, confiante. Puis le harnais cède brutalement.
L’enfant chute de six mètres et s’écrase violemment sur le dos, sur une piste de karting située juste en dessous, heureusement fermée ce jour-là. La vidéo, devenue virale, capture les cris de terreur maternels et l’affolement des témoins. Ramin reste allongé, incapable de bouger. « J’ai eu très peur de mourir », confiera-t-il ensuite aux journalistes de CTV News.
Son père, Sadir, se précipite. « J’ai couru aussi vite que j’ai pu, craignant qu’il se soit brisé la moelle épinière ou le crâne », raconte-t-il, la voix encore tremblante. Mona, elle, peine à trouver les mots : « Chaque fois que je regarde la vidéo, je… je n’ai pas de mots pour expliquer ce qu’il s’est passé. »
Transporté en urgence à l’hôpital SickKids de Toronto, Ramin passe la nuit sous surveillance médicale intensive. Les examens écartent finalement toute fracture, mais révèlent de multiples contusions au dos. Le lendemain, l’enfant quitte l’établissement, physiquement soulagé. Mais le traumatisme, lui, ne fait que commencer.
Les Séquelles Physiques Et Psychologiques D’Un Enfant Vulnérable
Au-delà des contusions dorsales, c’est le choc émotionnel qui inquiète le plus les médecins. Ramin souffre d’un trouble du spectre de l’autisme, une condition qui amplifie considérablement l’impact psychologique de l’accident. « Cette expérience a été extrêmement traumatisante pour lui », expliquent ses parents dans une cagnotte lancée pour financer son accompagnement spécifique.
Le jeune garçon, habituellement enthousiaste face aux activités physiques, se retrouve désormais confronté à une peur profonde. Les nuits sont difficiles, les flashbacks fréquents. « Son rétablissement prendra du temps », précisent Sadir et Mona, conscients que leur fils devra réapprendre à faire confiance aux espaces de loisirs.
Les soins nécessaires dépassent le cadre médical classique. Ramin aura besoin de séances de thérapie adaptées à son profil neurologique, d’un suivi psychologique prolongé et d’un environnement rassurant pour retrouver progressivement un sentiment de sécurité. Alité durant plusieurs jours, l’enfant confie aux journalistes : « J’étais très inquiet à l’idée de mourir. »
Cette fragilité particulière rend l’incident d’autant plus révoltant pour ses parents, qui découvrent progressivement l’ampleur des négligences ayant conduit à cette chute. Car les défaillances constatées sur place soulèvent des questions alarmantes sur la gestion de la sécurité dans cet établissement.
Des Manquements De Sécurité Criants Révélés Par L’Enquête
Ces négligences prennent une ampleur concrète lorsque les parents examinent les conditions de l’accident. Aucun filet, aucun tapis de protection ne sécurisait la zone sous la tyrolienne. Plus alarmant encore, l’attraction surplombait directement une piste de karting, heureusement fermée ce jour-là. « Imaginez si un enfant tombe sur la piste de karting et qu’un kart lui roule dessus », alerte Sadir, révolté par cette configuration aberrante.
L’absence de personnel constitue l’autre révélation choquante. Au moment de la chute brutale de Ramin, aucun employé n’intervenait dans la zone. Pire, les autres enfants ont continué à utiliser la tyrolienne pendant que le garçon gisait au sol, incapable de se relever. Ce sont d’autres parents qui ont finalement appelé les secours. « Le personnel n’a même pas appelé les secours », dénonce le père, stupéfait par cette absence totale de réaction.
Cette succession de défaillances dessine un portrait accablant de la gestion opérationnelle du parc. Entre équipement non sécurisé, configuration dangereuse et personnel inexistant, l’accident de Ramin apparaît désormais comme le résultat prévisible d’une négligence systématique. Une réalité que l’enquête officielle va rapidement confirmer, révélant des irrégularités encore plus graves sur le plan réglementaire.
Une Tyrolienne Illégale, Une Enquête Officielle En Cours
L’enquête de l’Office des normes techniques et de la sécurité de l’Ontario (TSSA) apporte une révélation qui confirme les soupçons de la famille Azizi. La tyrolienne n’était tout simplement pas autorisée. « L’opérateur n’avait pas avisé la TSSA de son installation et, par conséquent, celle-ci n’était pas autorisée », déclare la porte-parole Ammara Khan. Une absence de conformité réglementaire qui explique l’accumulation des défaillances constatées.
L’attraction a été immédiatement fermée suite à cette découverte. Des poursuites pourraient être engagées contre l’établissement pour exploitation d’un équipement non déclaré. La direction du parc affirme « coopérer pleinement avec les autorités compétentes », tout en refusant de commenter davantage. « L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête. Par respect pour la personne concernée et la procédure en cours, nous ne pouvons faire d’autres commentaires », précise le communiqué transmis à People. La police de Toronto a confirmé que l’incident n’était pas considéré comme criminel.
Pour la famille Azizi, cette révélation renforce leur détermination à éviter qu’un tel drame ne se reproduise. « Les gens essaient de trouver un environnement sûr où les enfants peuvent s’amuser. On ne peut pas revenir sur une civière », rappelle Sadir avec gravité. Au-delà du cas personnel de Ramin, c’est la sécurité de tous les enfants qui est désormais en jeu dans ces établissements de loisirs.










