📌 Valérie Pécresse défend Macron sur la scène internationale tout en dénonçant sa gestion nationale catastrophique
Posted 23 janvier 2026 by: Admin

Les Tensions Géopolitiques Autour Du Groenland Et La Riposte Européenne
L’ambition affichée de Donald Trump d’acquérir le Groenland a déclenché une onde de choc diplomatique. Le président américain ne cache plus son intention de mettre la main sur ce territoire autonome danois, provoquant l’opposition ferme de Copenhague. Le Danemark peut compter sur le soutien de plusieurs pays européens, dont la France, déterminés à faire barrage à cette tentative d’expansion territoriale.
Face à cette résistance, Trump a brandi l’arme économique : des surtaxes douanières de 10% visant huit pays, parmi lesquels l’Allemagne et la France. Une menace qui n’a pas ébranlé Emmanuel Macron. Lors du Forum de Davos, le président français a dénoncé une « agressivité inutile » et une « loi du plus fort », appelant l’Europe à s’unir sans céder à la tentation de représailles immédiates.
Cette posture ferme mais mesurée a trouvé un écho inattendu sur le plateau de BFMTV. Valérie Pécresse, pourtant critique habituelle du locataire de l’Élysée, a salué cette approche diplomatique. « L’Europe doit parler d’une seule voix », a-t-elle martelé, rejoignant ainsi la stratégie présidentielle. Un soutien surprenant de la part d’une opposante qui ne ménage habituellement pas ses critiques envers la gouvernance macroniste.

Le Soutien Inattendu De Valérie Pécresse À La Diplomatie Macroniste
Sur le plateau de BFMTV, la présidente LR de la région Île-de-France a franchi une ligne rarement traversée par l’opposition. Valérie Pécresse, connue pour ses critiques acerbes de la politique nationale d’Emmanuel Macron, a opéré une distinction nette entre gestion domestique et stratégie internationale.
« Vous savez, moi je suis très critique aujourd’hui sur la responsabilité d’Emmanuel Macron sur la situation nationale, parce qu’on a un pays qui va à la dérive au plan budgétaire, au plan financier », a-t-elle confié. Avant d’ajouter un revirement qui a surpris les observateurs : « Mais en revanche, sur le plan international, il n’y a rien à dire, il se bat. Il se bat pour défendre le droit, il se bat pour défendre l’Ukraine, il se bat pour défendre une certaine vision du monde et il se bat pour défendre l’Europe. »
Ce soutien public d’une figure de l’opposition révèle l’ampleur du défi posé par Trump. Face aux menaces américaines, le clivage partisan s’efface temporairement au profit d’un front uni. La reconnaissance par Pécresse du « combat » présidentiel témoigne d’une réalité : sur la scène internationale, Macron incarne aujourd’hui une résistance européenne que même ses adversaires politiques jugent nécessaire de saluer.

Une Critique Virulente De La Gestion Nationale Nuancée Par La Reconnaissance Diplomatique
Cette distinction opérée par Valérie Pécresse n’a rien d’anodin. Elle révèle une stratégie politique soigneusement calibrée : attaquer sur le terrain économique, tout en reconnaissant une légitimité sur la scène mondiale. La présidente francilienne ne mâche pas ses mots concernant la situation hexagonale, évoquant sans détour « un pays qui va à la dérive au plan budgétaire, au plan financier ».
Ce diagnostic cinglant contraste avec l’éloge réservé à l’action diplomatique. Pour Pécresse, Emmanuel Macron incarne deux figures contradictoires : le gestionnaire national défaillant et le défenseur international efficace. Cette dualité reflète une réalité politique où l’adversaire d’hier devient l’allié circonstanciel face à la menace trumpienne.
L’ancienne candidate LR à la présidentielle insiste sur les combats menés par Macron : la défense du droit international, le soutien indéfectible à l’Ukraine, la promotion d’une vision européenne du monde. Autant de batailles qui transcendent les clivages partisans traditionnels. Cette reconnaissance publique, rare dans le paysage politique français, témoigne de l’urgence perçue face aux bouleversements provoqués par le retour de Trump à la Maison-Blanche.

Le Réquisitoire Contre « L’Irrationalité » De Donald Trump
Cette défense nuancée d’Emmanuel Macron s’accompagne d’une charge frontale contre son adversaire américain. Valérie Pécresse ne dissimule pas son rejet de la méthode Trump. « Je préfère le respect au brut », tranche-t-elle, dessinant en creux un portrait sans concession du 47ème président des États-Unis.
La triple qualification qu’elle emploie frappe par sa radicalité : un pouvoir « complètement sans limite », « totalement irrationnel », « totalement versatile ». Ces termes, loin d’être anodins, dessinent les contours d’une présidence jugée imprévisible et dangereuse. Pour la présidente francilienne, cette instabilité menace l’ordre international établi.
Le paradoxe Trump atteint son paroxysme avec le rappel d’un épisode révélateur. L’homme qui réclamait le prix Nobel de la paix l’an dernier brandit aujourd’hui la menace de taxes douanières punitives et revendique l’annexion du Groenland. Cette contradiction, soulignée avec ironie par Pécresse, illustre la versatilité dénoncée. Sa conclusion sonne comme un verdict définitif : « Il n’est pas près de l’avoir, le prix Nobel de la paix ! »
Cette sortie traduit l’inquiétude croissante des dirigeants européens face à un leadership américain perçu comme erratique, plaçant la question de l’autonomie stratégique européenne au cœur des débats.










