La cause de la mort de beaucoup de ces animaux semblerait liée à des tirs, toujours selon le bureau du shérif cité par AP. Le San Francisco Chronicle a aussi rapporté que les autres dépouilles avaient été collectées comme éléments de preuve.
Un refuge “no kill” qui affirmait ne pas euthanasier pour faire de la place
Miranda’s Rescue se présentait comme un refuge “no kill”, selon AP et Midi Libre. Dans une déclaration citée par Midi Libre, l’établissement affirmait : « Miranda’s Rescue ne pratique pas l’euthanasie. Nous n’euthanasions pas les animaux simplement pour faire de la place ».

AP rapporte toutefois que le fondateur du refuge, Shannon Miranda, reconnaissait dans un communiqué que l’euthanasie pouvait être envisagée dans de rares situations. Il évoquait des cas de maladie terminale ou de danger sérieux et durable pour des personnes ou d’autres animaux.
Selon AP, le refuge recevait des chiens transférés par des particuliers et par d’autres refuges. L’agence précise aussi que Miranda’s Rescue percevait des frais de transfert et des dons destinés, selon l’organisation, à couvrir nourriture, hébergement, soins vétérinaires, médicaments, locaux et personnel.
Pourquoi l’affaire dépasse le refuge
Selon AP, des chiens avaient été confiés à Miranda’s Rescue par des particuliers et par d’autres refuges. L’identification des animaux par microchip pourrait donc concerner plusieurs structures et anciens propriétaires, avec de possibles conséquences judiciaires si les soupçons de cruauté ou de fraude sont étayés.
Microchips, témoins et fraude présumée : l’enquête se poursuit
Le bureau du shérif a indiqué que l’enquête avait commencé en avril après des informations jugées crédibles sur des soupçons de maltraitance animale, de cruauté envers les animaux, de fraude et de complot, selon AP. Deux défenseurs des animaux, dont l’un possédait une propriété voisine, auraient contribué au signalement.

Selon AP, des microchips retrouvés doivent permettre d’identifier certains chiens et de retracer leur parcours. Le San Francisco Chronicle rapporte que les enquêteurs examinent aussi des preuves matérielles, des données de microchips et des éléments financiers avant une éventuelle transmission au parquet.

