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5 juillet 2026

45 milliards collectés: la colère du lundi travaillé

Ventilateur dans une chambre d’EHPAD surchauffée
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La colère s’est cristallisée autour d’un message publié sur X. Son auteur, non nommé par Marie France, demande comment se faire rembourser « tous les lundis de pentecôte travaillés gratuitement depuis 2003 ». La phrase frappe parce qu’elle transforme une mesure technique de droit du travail en question très directe: à quoi ont servi ces heures données?

D’après Marie France, les réponses au message mêlent appels à des actions collectives et récits de proches hospitalisés ou accueillis en EHPAD sans climatisation. La source ne donne pas de témoignage identifié, mais décrit un malaise récurrent: la contribution demandée aux salariés est acceptée moins facilement quand la protection en période de chaleur paraît insuffisante.

Sept heures non rémunérées: ce que prévoit la loi

La journée de solidarité a été créée par la loi du 30 juin 2004, après la canicule de 2003. Selon Le Monde, cet épisode avait provoqué la mort prématurée de quelque 15 000 personnes, âgées pour la plupart. Le dispositif devait financer des actions en faveur de l’autonomie, avec une journée de travail supplémentaire non rémunérée pour les salariés.

Fiche de paie et calendrier de travail
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Au départ, cette journée était associée au lundi de Pentecôte. Le Monde rappelle que le choix avait notamment l’avantage de fournir une ressource régulière, puisque ce lundi ne tombe jamais un week-end. La réforme de 2008 a ensuite assoupli le système: les entreprises peuvent retenir une autre date, supprimer un jour de RTT ou répartir les heures.

Pour un salarié à temps plein, Marie France rappelle que le plafond est de sept heures de travail. Pour les temps partiels, cette durée doit être proratisée. La question relève donc d’abord du contrat, des accords d’entreprise et du calendrier fixé par l’employeur, plutôt que d’un remboursement automatique versé par l’État.

Pourquoi 2003 pèse encore

La journée de solidarité est née d’une crise sanitaire majeure. Selon Le Monde, la canicule de 2003 a causé la mort prématurée de quelque 15 000 personnes, principalement âgées, ce qui a conduit l’État à créer un financement dédié à l’autonomie.

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