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22 juin 2026

Affaire Lyhanna : les ratés qui ont retardé l’arrestation de Barella

Deux semaines après la découverte du corps de Lyhanna, 11 ans, dans un silo agricole à Puycasquier dans le Gers, l’autopsie confirme que l’enfant a été victime de violences sexuelles avant de mourir. Parallèlement, un rapport d’inspection révèle de graves dysfonctionnements dans le suivi judiciaire de l’affaire Jérôme Barella, le principal suspect, qui aurait échappé pendant plusieurs mois aux investigations.

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En bref

  • L’autopsie confirme des violences sexuelles sur Lyhanna, 11 ans
  • Un rapport pointe des lenteurs graves dans l’enquête sur Barella
  • Des enquêtes administratives individuelles pourraient être ouvertes

Violences sexuelles confirmées : «leur colère n’a d’égal que leur dégoût»

Les conclusions de l’autopsie pratiquée sur Lyhanna, 11 ans, sont formelles : l’enfant a été victime de violences sexuelles avant de mourir. Son corps avait été retrouvé dans un silo agricole à Puycasquier, dans le Gers.

Silo agricole en milieu rural, lieu de découverte du corps de Lyhanna
Image d’illustration © Toptenplay

Me François Roujou de Boubée, avocat des parents, a pris la parole dans un communiqué officiel pour relayer leur état : «Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents, leur colère n’a d’égal que leur dégoût.»

Ces révélations interviennent deux semaines après la découverte du corps, alors que le dossier judiciaire connaît par ailleurs de nouvelles turbulences liées aux conditions dans lesquelles l’enquête a été conduite.

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L’affaire Barella en bref

Jérôme Barella est le principal suspect dans la mort de Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé dans un silo agricole à Puycasquier, dans le Gers. Une plainte pour viols avait déjà été déposée contre lui en août 2025 par la mère d’une autre enfant, mais les suites judiciaires de cette procédure ont été marquées par de multiples lenteurs, selon un rapport d’inspection cité par La Tribune Dimanche et Le Parisien.

Un dossier qui a fait deux allers-retours sans qu’aucune audition ne soit réalisée

Selon La Tribune Dimanche, un rapport d’inspection particulièrement sévère met en lumière de nombreux dysfonctionnements dans le traitement de l’affaire. Ces défaillances auraient permis au principal suspect, Jérôme Barella, d’échapper pendant plusieurs mois aux investigations judiciaires.

Dossiers judiciaires empilés sur un bureau, illustration des lenteurs administratives de l'enquête
Image d’illustration © Toptenplay

Le document souligne notamment «tout le temps perdu» autour de la plainte déposée en août 2025 par Audrey, la mère d’une autre victime prénommée Rosa, qui accuse l’homme de plusieurs viols.

D’après le rapport, cette procédure aurait connu de multiples lenteurs et rebondissements administratifs : le dossier aurait fait deux fois l’aller-retour entre la Haute-Garonne et le Gers, sans qu’aucune audition de Jérôme Barella ne soit finalement réalisée. Une situation jugée d’autant plus préoccupante que les accusations portées contre lui étaient particulièrement graves.

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Le dossier de plainte pour viols a fait deux allers-retours entre la Haute-Garonne et le Gers sans qu’aucune audition de Jérôme Barella ne soit réalisée, selon le rapport d’inspection.

La juridiction d’Auch n’était «pas débordée» : les inspecteurs écartent le manque de moyens

Le rapport d’inspection ne se limite pas à constater des retards. Selon les informations du Parisien, il mettrait en avant une succession de défaillances humaines et organisationnelles, écartant l’hypothèse d’un manque de moyens ou d’une surcharge de travail au sein de la juridiction d’Auch.

Couloir d'un palais de justice français, illustration des dysfonctionnements de la juridiction d'Auch
Image d’illustration © Toptenplay

«De sources concordantes, la juridiction n’était pas débordée par d’autres dossiers urgents ou particulièrement sensibles. Les services d’enquête non plus», écrivent les auteurs de l’article du Parisien.

Les critiques viseraient plutôt des décisions, des transmissions de dossier et des suivis qui n’auraient pas été effectués avec la diligence attendue. Autrement dit, les inspecteurs semblent pointer des responsabilités individuelles et organisationnelles précises, et non une défaillance structurelle liée aux ressources allouées à la justice.

Darmanin et Nuñez pourraient annoncer des enquêtes administratives individuelles

Face à la gravité des conclusions du rapport, La Tribune Dimanche affirme que Gérald Darmanin, garde des Sceaux, et Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, pourraient annoncer dans les prochaines heures l’ouverture d’enquêtes administratives individuelles.

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Salle de presse ministérielle avec pupitres officiels, illustration des annonces attendues sur les enquêtes administratives
Image d’illustration © Toptenplay

Ces investigations auraient pour objectif de déterminer les responsabilités de chacun des acteurs impliqués dans le suivi du dossier, et pourraient déboucher sur d’éventuelles sanctions disciplinaires.

L’ouverture de telles procédures administratives marquerait une réponse institutionnelle directe aux dysfonctionnements documentés, dans une affaire qui soulève des questions profondes sur le fonctionnement interne des services d’enquête et de la chaîne judiciaire concernée.

L’annonce éventuelle d’enquêtes administratives individuelles par Gérald Darmanin et Laurent Nuñez constitue la prochaine échéance attendue dans ce dossier. Ces procédures devront établir les responsabilités précises de chaque acteur impliqué dans le suivi de la plainte déposée en août 2025. La question des éventuelles sanctions disciplinaires reste ouverte, tout comme celle de savoir si d’autres défaillances similaires seront identifiées dans le traitement de l’affaire.

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