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5 juillet 2026

Amel Bent : comment la maternité a transformé son rapport à la musique et relégué sa carrière au second plan

Le Conseil Sans Concession Aux Artistes En Herbe

Cette exigence envers elle-même, Amel Bent l’applique sans détour aux jeunes talents qui rêvent de carrière artistique. Son message, délivré à Marco Thiollier pour On-Time, tranche avec les encouragements bienveillants habituels. « Ne le fais que si c’est ta langue vivante numéro une », assène-t-elle. Un verdict radical qui ne laisse aucune place à l’hésitation.

La chanteuse rejette catégoriquement l’idée d’un filet de sécurité. « Il ne faut pas qu’il y ait de plan B, sinon il vaut mieux le plan B que ça », martèle-t-elle. Pour elle, la tiédeur condamne d’avance : l’art exige une passion dévorante, un besoin vital comparable à celui qui l’a rattrapée après sa pause maternelle. « Si tu n’as pas ça, tu auras l’impression de n’avoir jamais rien dit dans ta vie », prévient-elle.

Le critère ultime ? Une vibration physique, presque cellulaire. « C’est chaque cellule de ton corps qui vibre », précise Amel Bent, décrivant une connexion organique avec son art. Cette vision intransigeante reflète son propre parcours : celui d’une artiste qui a momentanément abandonné la musique, mais que la musique n’a jamais vraiment quittée.

Un témoignage brut qui invite à la réflexion : la vocation artistique se mesure-t-elle à l’intensité du manque qu’elle provoque en son absence ? Pour Amel Bent, la réponse ne fait aucun doute.

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