📌 Bangladesh : Un selfie publié sur les réseaux quelques secondes avant d’être percuté mortellement par un train
Posted 20 février 2026 by: Admin

Un Selfie Fatal Sur Les Voies Ferrées
Le 15 février 2026, à 7h45 précises, un homme de 32 ans trouve la mort dans des circonstances qui interrogent sur les dérives des réseaux sociaux. Au niveau du contournement de Bagmara Dudh Bazar, sur la ligne ferroviaire Dhaka-Chittagong au Bangladesh, la victime se trouvait sur les rails, téléphone en main.
Les faits rapportés par JagoNews24 révèlent un scénario glaçant : le trentenaire prend un selfie sur la voie ferrée, le publie immédiatement sur les réseaux sociaux, puis est percuté par un train quelques instants plus tard. Entre la publication de la photo et l’impact mortel, seules quelques minutes se sont écoulées.
Ce drame survenu dans le district de Lalmai illustre la quête obsessionnelle de contenus spectaculaires qui pousse certains utilisateurs à franchir des limites mortelles. La victime a payé de sa vie cette prise de risque inconsidérée sur l’une des lignes ferroviaires majeures du Bangladesh, en pleine matinée, moment où la circulation des trains est pourtant intense.
L’accident soulève désormais des questions troublantes sur les circonstances exactes qui ont conduit cet homme à s’exposer ainsi au danger.

Les Circonstances Troublantes Du Drame
La reconstitution des faits révèle un comportement incompréhensible. Selon la police locale, la victime était assise directement sur la voie ferrée au moment où le train l’a percutée. Loin d’être une simple présence accidentelle près des rails, l’homme s’était délibérément installé sur la ligne Dhaka-Chittagong, une artère ferroviaire majeure du pays.
Les autorités précisent qu’il « parlait au téléphone » lors de l’impact. Cette indication soulève un paradoxe troublant : après avoir publié son selfie sur les réseaux sociaux, le trentenaire est resté sur place, poursuivant une conversation téléphonique sans se soucier du danger imminent. Était-il inconscient du trafic ferroviaire intense à cette heure matinale ? Cherchait-il à capturer d’autres contenus spectaculaires ?
Le corps a été ramené dans le village natal de la victime. La police adopte une position attentiste : « Si la famille porte plainte, une enquête sera ouverte », déclare-t-elle. Cette procédure conditionnelle retarde toute investigation approfondie, laissant planer le doute sur la nature exacte des événements.
Les minutes séparant la publication du selfie et la collision fatale constituent désormais le cœur d’une zone d’ombre que seule une enquête pourrait éclaircir.

Suicide Ou Accident ? L’Enquête En Suspens
Cette zone d’ombre alimente une question centrale : quelle était réellement l’intention de cet homme de 32 ans ? Les autorités bangladaises se refusent à toute conclusion hâtive. Impossible, affirment-elles, de déterminer s’il s’agit d’un suicide déguisé ou d’un tragique accident lié à l’inconscience du danger.
Plusieurs éléments troublent les enquêteurs. Pourquoi rester assis sur une voie ferrée active après avoir pris un selfie ? Pourquoi ne pas avoir quitté les rails malgré les vibrations annonçant l’arrivée du convoi ? Le comportement de la victime défie toute logique de survie, alimentant l’hypothèse d’un geste volontaire.
Pourtant, l’addiction aux contenus spectaculaires sur les réseaux sociaux pourrait tout autant expliquer cette négligence fatale. Des centaines de cas similaires surviennent chaque année dans le monde, où la quête du cliché parfait occulte totalement la perception du danger réel.
La police conditionne l’ouverture d’une investigation officielle au dépôt d’une plainte par la famille. Sans cette démarche, aucune autopsie approfondie ni reconstitution détaillée ne sera effectuée. Le drame restera classé comme un simple accident ferroviaire dans les statistiques nationales.
Cette posture administrative interroge : combien de morts similaires échappent ainsi à toute analyse sérieuse, privant les autorités de données essentielles sur un phénomène qui dépasse largement les frontières du Bangladesh ?

Un Phénomène Mondial Aux Conséquences Mortelles
Le drame de Comilla n’est qu’un cas parmi une hécatombe planétaire. Depuis 2015, les selfies mortels ont tué plusieurs centaines de personnes à travers le monde, selon les études épidémiologiques recensant ces décès évitables. Trains, falaises, animaux sauvages, toits d’immeubles : la géographie du risque épouse celle de l’inconscience numérique.
L’Inde détient le triste record avec plus de 60 % des décès recensés, suivie par la Russie et les États-Unis. Les victimes sont majoritairement des hommes jeunes, âgés de 20 à 35 ans, exactement le profil du trentenaire bangladais. Le schéma se répète avec une régularité glaçante : recherche d’originalité, sous-estimation du danger, publication précipitée, mort quasi instantanée.
Les autorités ferroviaires du monde entier multiplient les campagnes de sensibilisation. Certains pays comme l’Inde ont créé des « zones interdites aux selfies » près des sites dangereux. D’autres menacent d’amendes les contrevenants surpris en flagrant délit de mise en danger sur les infrastructures publiques.
Pourtant, aucune interdiction ne semble freiner cette course aux contenus spectaculaires. Les algorithmes des réseaux sociaux valorisent précisément ce qui choque, ce qui impressionne, ce qui défie les limites. Cette mécanique invisible transforme chaque like en renforcement d’un comportement potentiellement létal.
Le cas de Comilla cristallise cette tragédie moderne : un homme disparaît pour une image éphémère, laissant derrière lui une empreinte numérique aussi dérisoire que définitive. Son dernier selfie restera peut-être en ligne bien après que sa famille aura fait son deuil.










