Le parquet insiste sur le caractère toujours ouvert de l’enquête. La formule est importante : aucune responsabilité n’est établie publiquement et aucune conclusion judiciaire ne permet, pour l’instant, d’attribuer les faits à une personne ou à un dysfonctionnement précis.
Fermeture administrative et communication contestée
La micro-crèche fait l’objet d’une fermeture administrative temporaire depuis le 20 mars. Cette décision a été prise à titre conservatoire à la suite de l’hospitalisation de l’enfant. Selon la communauté de communes de l’Aire cantilienne, dont dépend Plailly, l’établissement pourrait rouvrir courant juin 2026.

La collectivité a indiqué que les investigations menées avec les services de Protection maternelle et infantile et le gestionnaire de la structure n’avaient pas permis d’identifier, à ce jour, d’élément de malveillance ou de maltraitance de la part des professionnels de la crèche.
Mais le parquet de Senlis a rappelé que l’enquête judiciaire se poursuivait et qu’aucune piste n’était écartée. Cette mise au point vise à distinguer les éléments administratifs ou internes disponibles à ce stade des conclusions que seule l’enquête pénale pourra établir.
Les questions encore sans réponse
Le point central de l’affaire reste entier : comment une enfant de 21 mois a-t-elle pu présenter une telle alcoolémie après une journée en micro-crèche ? Les éléments publiés ne permettent pas de savoir si l’alcool a été ingéré accidentellement, volontairement, ni à quel moment précis.

La crèche Les Petits Gaulois appartient au groupe People & Baby et peut accueillir jusqu’à 12 enfants simultanément. Sollicité par l’AFP, le groupe n’était pas joignable dans l’immédiat, selon les éléments repris par plusieurs médias.
La communauté de communes indique que l’enfant se porte bien aujourd’hui. Pour les parents, l’enjeu reste toutefois d’obtenir des réponses sur les circonstances de l’intoxication et sur la chaîne d’alerte qui a conduit à son hospitalisation.

