📌 Brigitte Bardot : Pierre Rondeau dénonce publiquement son héritage controversé après ses cinq condamnations pour racisme

Posted 8 janvier 2026 by: Admin
Les Obsèques D’une Icône Controversée
Le 7 janvier 2026, les obsèques de Brigitte Bardot ont marqué la fin d’une époque. L’actrice française, symbole des années glamour et figure incontournable du cinéma hexagonal, a traversé plusieurs décennies en incarnant à la fois le mythe cinématographique et la controverse médiatique. Son décès a immédiatement relancé un débat qui n’a jamais vraiment cessé : peut-on célébrer l’icône culturelle tout en occultant les positions polémiques qui ont jalonné sa vie ?
Car derrière l’image glamour de la star internationale se cache une personnalité profondément clivante. Ses prises de position sur l’immigration, ses déclarations provocatrices et son engagement politique ont systématiquement divisé l’opinion publique. Pour certains, Brigitte Bardot reste l’incarnation d’une France élégante et intemporelle. Pour d’autres, elle représente une figure dont les propos ont franchi, à plusieurs reprises, les limites de l’acceptable.
Cette dualité s’est imposée avec force lors de l’annonce de son décès. Les hommages se sont multipliés, saluant son talent et son impact culturel. Mais une question demeure : l’admiration pour l’artiste peut-elle effacer la gravité de condamnations judiciaires qui ont émaillé sa trajectoire ?
Cinq Condamnations Pour Incitation À La Haine Raciale
Cette trajectoire judiciaire éclaire d’une lumière crue les zones d’ombre de l’icône. Cinq condamnations pour incitation à la haine raciale : un bilan qui dépasse largement l’accident de parcours. Brigitte Bardot s’est systématiquement positionnée contre l’immigration, allant jusqu’à qualifier Marine Le Pen de « Jeanne d’Arc du XXIe siècle » lors de la présidentielle de 2012. Un soutien assumé qui s’inscrivait dans une ligne politique claire, renforcée par son appui aux premiers maires FN dans les années 90.
Parmi les textes qui lui ont valu ces condamnations, une lettre publiée dans le magazine d’extrême droite Présent reste particulièrement révélatrice. À propos de l’Aïd-el-Kébir, elle y écrivait : « On égorge femmes et enfants, nos moines, nos fonctionnaires, nos touristes et nos moutons, on nous égorgera un jour, et nous l’aurons bien mérité. La France musulmane, une Marianne maghrébine ? Pourquoi pas, au point où on en est ? » Des mots qui ont franchi le seuil de la provocation pour basculer dans l’interdit légal.
À la barre, sa défense tenait en une phrase : « Je ne suis pas raciste dans l’âme. » Une affirmation contredite par une nouvelle condamnation en novembre 2021, assortie d’une amende de 20 000 euros. Cette fois, ses propos visaient les Réunionnais, évoquant leurs « gènes de sauvages » et des « réminiscences de cannibalisme ». Elle justifiera ces mots comme tenus « sous le coup de la colère et de l’émotion » dans une lettre au préfet de la Réunion datée de mars 2019.
Ces condamnations successives ont forgé une image bien éloignée du glamour hollywoodien. Elles ont également alimenté un débat qui allait exploser sur les plateaux télévisés, là où l’hommage posthume se heurterait frontalement à la mémoire judiciaire.
L’Intervention Choc De Pierre Rondeau Sur Le Plateau D’Estelle Denis
C’est précisément ce débat qui a explosé mercredi sur le plateau d’Estelle Denis. Face à la journaliste, Pierre Rondeau n’a fait preuve d’aucune retenue : « Quelqu’un qui a été condamné cinq fois pour racisme et homophobie, moi ça m’en touche une sans bouger l’autre ». L’incrédulité d’Estelle Denis est immédiate : « Enfin Pierre ! » Mais l’invité enfonce le clou : « Je n’ai rien à faire de la mort de cette Brigitte vraiment ! »
La journaliste tente de ramener la discussion sur un terrain moins abrupt : « C’est horrible ce que tu dis ! Non mais vraiment, vous êtes d’un mépris ! » Pierre Rondeau ne cède pas un pouce de terrain. « Parce qu’elle est morte, je ne vais pas la pleurer, une homophobe notoire, condamnée pour racisme. Je ne comprends pas l’hommage qu’on lui rend, ça m’est incompréhensible. Relisez ses textes ! Une espèce d’homophobe acariâtre, une vieille… »
Estelle Denis invoque alors l’argument du mythe, cherchant à élargir la perspective : « Tu ne peux pas la réduire à ça. C’est un mythe. » La réponse tombe, sèche : « Ça m’a pas du tout touché. Voilà, mythe de rien du tout pour moi et relisez ces textes, arrêtez de béatifier cette personne. »
L’échange révèle une fracture profonde. D’un côté, la défense d’un patrimoine culturel incarné par une actrice légendaire. De l’autre, le refus catégorique de séparer l’œuvre des convictions qui ont valu à Bardot cinq condamnations judiciaires. Un affrontement qui cristallise une question bien plus large que la seule mémoire d’une icône disparue.
Un Hommage Remis En Question
Cet affrontement télévisé soulève une interrogation fondamentale : peut-on célébrer l’artiste en occultant les convictions qui ont conduit la personne devant la justice à cinq reprises ? Pour Estelle Denis, la réponse semble évidente. L’actrice reste « un mythe », une figure tutélaire du cinéma français dont l’héritage culturel transcende les polémiques. Une vision défendue par nombre d’admirateurs qui refusent de « réduire » Brigitte Bardot à ses condamnations.
Pierre Rondeau incarne la position inverse, aussi ferme qu’intransigeante. « Arrêtez de béatifier cette personne », martèle-t-il. Pour lui, aucune gloire artistique ne saurait effacer les propos condamnés par la justice. Relire ses textes plutôt que glorifier aveuglément : voilà ce qu’il préconise. Une démarche qui refuse la séparation commode entre l’œuvre et l’individu, entre l’icône glamour et la militante controversée.
Cette tension révèle une fracture générationnelle et idéologique profonde. D’un côté, la nostalgie d’une époque dorée incarnée par une star mondiale. De l’autre, l’exigence contemporaine d’une cohérence morale qui n’accorde aucun laissez-passer posthume. Entre ces deux camps, aucun terrain d’entente n’émerge. Le débat reste ouvert, alimenté par des certitudes opposées et irréconciliables.
Au-delà de ce plateau télévisé, c’est bien la mémoire collective française qui se trouve interrogée : quels critères président à la construction des panthéons culturels ?









