📌 Bruno Salomone, inoubliable Denis Bouley de « Fais pas ci, fais pas ça », est décédé à 55 ans des suites d’une longue maladie
Posted 16 mars 2026 by: Admin

La Disparition D’une Figure De La Comédie Française
Le monde du spectacle français est en deuil. Bruno Salomone s’est éteint ce dimanche 15 mars 2026 à l’âge de 55 ans, emporté par une longue maladie contre laquelle il s’était battu avec courage. L’annonce a été faite par son agent Laurent Grégoire, s’exprimant au nom de la famille : « C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons la disparition de Bruno Salomone. Il s’est éteint ce dimanche 15 mars après s’être battu contre une longue maladie. »
L’acteur laisse derrière lui une carrière jalonnée de rôles emblématiques qui ont marqué plusieurs générations de téléspectateurs. Figure incontournable de la série familiale Fais pas ci, fais pas ça sur France 2, il incarnait Denis Bouley avec une justesse et un sens du timing comique qui ont fait de lui un visage familier des foyers français. Sa polyvalence lui avait également permis de briller au cinéma, notamment dans Brice de Nice où il incarnait Igor d’Hossegor, rival mémorable du personnage de Jean Dujardin.
Au-delà de ses apparitions à l’écran, Bruno Salomone avait également prêté sa voix distinctive au Burger Quiz d’Alain Chabat, devenant ainsi une présence familière même lorsqu’il n’était pas visible. Cette capacité à s’imposer dans des registres variés témoignait d’un talent protéiforme qui transcendait les formats et les genres.

Denis Bouley, Un Rôle Qui L’a Consacré À La Télévision
Cette présence familière, Bruno Salomone l’avait conquise grâce à un personnage qui a accompagné les Français pendant près d’une décennie. Dans Fais pas ci, fais pas ça, sa composition de Denis Bouley, père de famille bobo face aux Lepic réactionnaires, a transformé l’acteur en icône de la comédie télévisuelle française.
Le succès de la série reposait sur un ressort comique savoureux : l’opposition systématique entre deux familles aux antipodes. D’un côté, les Bouley incarnés par Isabelle Gélinas et Bruno Salomone, représentant les valeurs progressistes et l’éducation bienveillante. De l’autre, les Lepic interprétés par Valérie Bonneton et Guillaume de Tonquédec, défendant une vision traditionnelle de l’autorité parentale. Cette confrontation permanente a captivé les téléspectateurs pendant neuf saisons jusqu’en 2017.
L’attachement du public était tel que la série a connu deux retours remarqués : un téléfilm de Noël fin 2020, puis deux épisodes inédits en décembre 2024. Ces retrouvailles ont confirmé que le duo Salomone-Gélinas demeurait ancré dans le cœur des Français, quatre ans après la fin officielle de la diffusion. Denis Bouley était devenu bien plus qu’un simple rôle : une part indissociable de l’identité artistique de Bruno Salomone.

Des Débuts Prometteurs Avec Les « Nous Ç Nous »
Avant de devenir cette figure familiale de la télévision, Bruno Salomone avait emprunté un tout autre chemin. Sa trajectoire s’était amorcée en 1996 lors de l’émission Graines de Stars sur M6, tremplin révélateur qui lui avait ouvert les portes du spectacle. Cette première exposition médiatique l’avait conduit vers une aventure collective déterminante : la troupe des « Nous ç Nous », où il côtoyait un certain Jean Dujardin.
Cette collaboration artistique avec le futur oscarisé allait façonner durablement sa carrière. Après ses années au sein de la troupe, Bruno Salomone avait choisi la voie du one-man-show, se produisant en solo sur les scènes parisiennes. Mais c’est au cinéma que son lien avec Dujardin ressurgirait de manière éclatante : en 2005, il incarnait Igor d’Hossegor, l’inoubliable rival de Brice de Nice, apportant une dimension comique essentielle au film culte.
Sa voix reconnaissable entre toutes avait également conquis les auditeurs du Burger Quiz d’Alain Chabat, où il officiait comme voix off emblématique. Entre Marseille où il avait grandi et la banlieue parisienne qui l’avait vu grandir, Bruno Salomone avait construit une identité artistique singulière, mêlant l’humour de scène à une présence télévisuelle chaleureuse. Cette polyvalence allait devenir sa signature professionnelle.

Un Artiste Polyvalent Jusqu’À Ses Derniers Projets
Cette polyvalence revendiquée s’était traduite par une carrière aux multiples facettes. Du cinéma à la télévision, du théâtre au doublage, Bruno Salomone avait exploré tous les territoires de la comédie sans jamais se cantonner à un seul registre. En 2009, il prêtait sa voix à Jolly Jumper dans le Lucky Luke de James Huth, retrouvant une nouvelle fois Jean Dujardin qui incarnait le cow-boy solitaire. Cette collaboration récurrente témoignait d’une complicité artistique née deux décennies plus tôt.
Jusqu’à récemment, l’acteur continuait d’honorer ses engagements professionnels. Sa dernière apparition télévisée remonte à 2025 dans la série A priori diffusée sur France 3. La chaîne publique vient d’annoncer que la deuxième saison, prévue pour fin mars, verra l’ancien nageur Florent Manadou reprendre le flambeau laissé vacant par Bruno Salomone. Ce passage de relais symbolique marque la fin d’un parcours artistique riche et diversifié.
Comédien complet, Bruno Salomone aura su traverser les époques en adaptant son talent aux exigences de chaque médium. De la scène aux plateaux de tournage, du micro du doublage aux séries télévisées, il incarnait cette génération d’artistes capable de jongler entre les formats sans perdre son identité comique singulière.










