15 mai 2026
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Canada : deux mères adoptives jugées pour la mort d’un garçon de 12 ans

Un garçon de 12 ans est mort après des années de maltraitance, de torture et de privations infligées par ses deux mères adoptives dans la ville de Burlington, en Ontario, au Canada. À son décès, il ne pesait plus que 23 kg, soit le poids d’un enfant de six ans. Brandy Cooney et Becky Hamber sont aujourd’hui accusées de meurtre prémédité.

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En bref

  • Un garçon de 12 ans retrouvé mort, pesant seulement 23 kg
  • Deux mères adoptives accusées de meurtre prémédité au Canada
  • Les travailleurs sociaux tenus à l’écart par les accusées

Un enfant mort de malnutrition et de privations extrêmes

C’est dans sa chambre que le jeune garçon a été retrouvé sans vie. Placé avec son petit frère de 10 ans chez Brandy Cooney et Becky Hamber depuis 2017, il vivait dans des conditions de survie jusqu’à son décès en 2022.

Un enfant mort de malnutrition et de privations extrêmes
Image d’illustration © Toptenplay

À l’arrivée des secours, les constatations médicales sont accablantes : l’enfant souffrait de malnutrition sévère et ne pesait plus que 23 kg, un poids normalement associé à un enfant de six ans. La cause officielle du décès retenue par la justice est un arrêt cardiaque provoqué par une malnutrition grave ou une hypothermie, conséquence directe d’une privation de nourriture sur une longue période.

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Son petit frère, lui, a survécu. Tous deux avaient été adoptés quelques années plus tôt par ce couple résidant dans la province de l’Ontario.

23 kg
Le poids du garçon de 12 ans à son décès, équivalent à celui d’un enfant de six ans, signe d’une malnutrition sévère.

Des sévices d’une rare violence au quotidien

Selon la procureure, les deux garçons étaient soumis à un régime de violences systématiques. Ils devaient porter des combinaisons de plongée fermées par des liens au niveau des chevilles, un dispositif qualifié de technique de torture par l’accusation, qui leur interdisait l’accès aux toilettes et a causé des blessures durables au cadet.

Des sévices d'une rare violence au quotidien
Image d’illustration © Toptenplay

La nuit, une tente installée sur leur lit était fermée de l’extérieur, les empêchant de se déplacer librement jusqu’au matin. Le plus jeune des deux enfants a confié qu’il n’aimait pas ces combinaisons, parce qu’elles étaient inconfortables, et qu’on lui interdisait de voir son frère.

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La procureure a rapporté une déclaration particulièrement glaçante du cadet : « Il était terrifié à l’idée de rentrer chez lui, parce que l’école était plus sécuritaire que sa maison. » Des vidéos produites au procès montrent par ailleurs que les deux enfants avaient constamment faim.

L’adoption au Canada : un suivi encadré mais perfectible

Au Canada, les enfants placés en famille d’adoption font l’objet d’un suivi par les Sociétés d’aide à l’enfance, organismes provinciaux chargés de veiller à leur bien-être. Dans la province de l’Ontario, ces structures disposent de prérogatives de visite à domicile, mais leur efficacité dépend en grande partie de la coopération des familles d’accueil. Cette affaire illustre les risques liés à l’absence de contrôles inopinés systématiques.

Des messages glaçants et une justice trompée

Au cours du procès, des échanges de messages entre les deux épouses ont été versés au dossier. Ils démontrent, selon l’accusation, que Brandy Cooney et Becky Hamber éprouvaient de la haine envers les enfants qu’elles avaient adoptés et refusaient délibérément de leur porter secours.

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Des messages glaçants et une justice trompée
Image d’illustration © Toptenplay

Ces éléments viennent renforcer la thèse du meurtre prémédité retenue par la justice canadienne, qui souligne le caractère intentionnel et prolongé des privations infligées aux deux garçons.

Parallèlement, la procureure a insisté sur le fait que les deux accusées avaient tout mis en œuvre pour limiter leurs contacts avec la Société d’aide à l’enfance, exigeant notamment d’être prévenues à l’avance de toute visite des travailleurs sociaux. « Les travailleurs sociaux les ont crues sur parole », a-t-elle regretté à l’audience.

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