📌 Ce restaurant de Menton qui fait flamber la note : 36€ pour un simple dessert, la facture qui fait exploser les réseaux sociaux

Posted 23 août 2025 by: Admin
Un Restaurant De Menton Au Cœur De La Polémique Pour Ses Tarifs Exorbitants
Un établissement de Menton fait actuellement le tour des réseaux sociaux, non pas pour ses spécialités culinaires, mais pour ses prix qui défient toute logique économique. Ce restaurant de bord de mer affiche des tarifs qui laissent les internautes sans voix : 49 € pour de simples tagliatelles, 36 € pour un tiramisu, et jusqu’à 55 € pour une pizza.
La carte de cet établissement révèle une grille tarifaire pour le moins surprenante. Le moindre plat est facturé au minimum 15 €, transformant le plus simple des repas en véritable investissement. Pour illustrer l’ampleur de ces tarifs, prenons l’exemple d’un client souhaitant commander une pizza accompagnée d’un dessert : l’addition grimpe à 91 € au total pour ces deux seules préparations.
L’établissement ne se contente pas de ces quelques « spécialités » tarifées. Un plateau de fruits atteint les 49 €, équivalent au prix des fameuses tagliatelles, tandis qu’une simple tarte au citron est proposée à 17 €. Ces montants, pratiqués dans une zone touristique prisée de la Côte d’Azur, suscitent l’incompréhension et alimentent un débat plus large sur les pratiques tarifaires du secteur de la restauration française.
Cette polémique intervient dans un contexte où les restaurateurs français enregistrent une baisse d’activité significative, questionnant ainsi le lien entre politique de prix et désaffection de la clientèle.
Tollé Général Sur Les Réseaux Sociaux Face À Ces Prix « Scandaleux »
Cette grille tarifaire pour le moins audacieuse a déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Les internautes ne mâchent pas leurs mots face à ce qu’ils considèrent comme un abus caractérisé. « Scandaleux ! » s’exclame l’un d’entre eux, poursuivant : « RIEN ne justifiera jamais les prix exorbitants pratiqués par certains restaurateurs sous prétexte qu’ils sont dans une zone touristique. »
L’argument géographique ne passe pas auprès du public, même si certains reconnaissent les contraintes économiques spécifiques aux établissements côtiers. « Même si on comprend bien que leurs charges sont évidemment plus importantes, certains abusent vraiment… donc oui, les gens ont raison de bouder de + en + certains restos », analyse un internaute, synthétisant le sentiment général.
L’humour devient l’arme de choix pour dénoncer ces tarifs jugés délirants. « 36 € le tiramisu, j’espère que t’as une part du restaurant avec », ironise un utilisateur. Un autre renchérit : « À 55 € la pizza, j’espère qu’il y a des pépites d’or dedans », tandis qu’un troisième lance : « 33 € une entrée, j’espère que c’est le PSG qui fait son entrée dans le resto. »
Cette polémique reflète un malaise plus profond concernant l’évolution des pratiques tarifaires dans la restauration française, particulièrement en zone touristique où certains établissements semblent tester les limites de l’acceptable.
Crise De La Restauration : Baisse De 15 À 20% Du Chiffre D’Affaires En 2025
Ce malaise exprimé sur les réseaux sociaux trouve en réalité ses racines dans une crise plus large qui frappe de plein fouet le secteur. L’UMIH (Union des métiers de l’hôtellerie) confirme la tendance avec des chiffres sans appel : une baisse de chiffre d’affaires de 15 à 20% sur l’ensemble du territoire français, touchant même les zones touristiques traditionnellement épargnées comme la Côte d’Azur ou la Corse.
L’après-Covid et l’inflation galopante ont considérablement érodé le pouvoir d’achat des Français. Cette réalité économique se traduit par des changements de comportements flagrants dans la restauration : les couples partagent désormais un seul dessert, les parents renoncent au leur pour offrir un menu complet à leurs enfants, et le ticket moyen s’effrite inexorablement.
« Les restaurants sont aujourd’hui en plus grande difficulté qu’avant la pandémie », constate la Banque de France dans ses dernières analyses sectorielles. Les annonces récentes de François Bayrou concernant la fiscalité ne présagent rien de bon pour l’avenir du secteur.
Cette spirale descendante explique en partie pourquoi des établissements comme celui de Menton cristallisent tant de colère : face aux difficultés financières croissantes, voir afficher 49€ pour de simples tagliatelles devient tout simplement insupportable pour une majorité de Français contraints de compter chaque euro.
Vers Une Adaptation Forcée : Menus « Anti-Crise » Contre Restaurants Haut De Gamme
Face à cette hémorragie de clientèle, les professionnels du secteur vont devoir opérer une mue drastique pour survivre. Les traditionnels menus « entrée-plat-dessert » cèdent progressivement la place à des formules « anti-crise » et autres offres « low cost » destinées à reconquérir une clientèle aux budgets serrés.
Cette stratégie de reconquête ne s’applique toutefois pas uniformément à l’ensemble du secteur. Le marché de la restauration révèle désormais deux réalités diamétralement opposées : d’un côté, les établissements populaires contraints de rogner sur leurs marges, de l’autre, les adresses haut de gamme qui maintiennent leurs tarifs premium.
L’établissement mentonnais au cœur de la polémique illustre parfaitement cette segmentation. Malgré l’indignation générale, cette adresse réputée s’adresse délibérément à une clientèle aisée capable d’assumer des additions à trois chiffres. « Ce restaurant haut de gamme n’est tout simplement pas adapté à toutes les bourses », rappellent certains défenseurs de l’établissement.
Cette stratégie de positionnement premium permet à ce type d’adresse de traverser la crise sans encombre. Pendant que la majorité des restaurateurs voient leurs terrasses se vider, ces établissements de luxe continuent d’attirer leur clientèle cible, imperméable aux difficultés économiques ambiantes. Autant dire que ce genre d’établissement demeure « loin de connaître la crise ».