📌 Châteauneuf-les-Martigues : une jeune sapeur-pompier de 23 ans grièvement blessée après avoir été renversée par son propre véhicule de secours
Posted 17 février 2026 by: Admin

Une Intervention Ordinaire Qui Bascule Dans le Drame
Ce lundi 16 février 2026, peu après midi, les sapeurs-pompiers du Sdis 13 reçoivent un appel de routine : une septuagénaire victime d’un malaise à son domicile, rue du Vieux-Moulin, au sud de Châteauneuf-les-Martigues. Un VSAV — le véhicule de secours et d’assistance aux victimes — est immédiatement dépêché sur place avec son équipe. Rien ne distingue cette intervention des dizaines d’autres que ces professionnels gèrent chaque jour.
Les secouristes prennent en charge la victime selon le protocole habituel. La septuagénaire est installée sur civière, prête à être acheminée vers l’hôpital. Les gestes sont précis, coordonnés, rodés par des heures d’entraînement et de terrain. L’intervention suit son cours normal, sans signe avant-coureur du drame qui se prépare.
C’est au moment du chargement de la civière dans le VSAV que la situation bascule. Le véhicule, stationné sur une légère déclivité de la chaussée, va soudainement changer le destin de toute l’équipe — et plus particulièrement celui d’une jeune sapeur-pompier volontaire de 23 ans, issue d’une famille entière dédiée au service public.
En quelques secondes, ce qui devait être un secours ordinaire va se transformer en catastrophe, forçant les secouristes à devenir eux-mêmes les premiers témoins d’un accident qu’ils n’auraient jamais pu anticiper.

L’Ambulance se Met en Mouvement : Une Jeune Pompière Happée et Traînée sur Dix Mètres
Le VSAV, stationné en légère pente, se met soudainement en marche arrière. En une fraction de seconde, le véhicule de plusieurs tonnes échappe à tout contrôle et percute la jeune sapeur-pompier volontaire de 23 ans, occupée au chargement de la civière. Heurtée de plein fouet, elle est emportée sur une dizaine de mètres, le véhicule lui roulant dessus.
Les images sont insoutenables pour ses collègues, impuissants face à la brutalité de l’impact. La jeune femme ressort de ces quelques secondes avec un traumatisme facial et thoracique majeur, des blessures d’une gravité qui ne laisse aucun doute sur la violence du choc.
Ses collègues, qui venaient de porter secours à une septuagénaire, se retrouvent brutalement propulsés dans une tout autre urgence. D’autres sapeurs-pompiers de la caserne de Châteauneuf-les-Martigues, située à quelques centaines de mètres, rejoignent immédiatement les lieux. Une équipe du Smur prend en charge la blessée et la transporte en urgence à l’hôpital Nord de Marseille.
À son arrivée, le diagnostic est sans ambiguïté : pronostic vital engagé. Celle qui, quelques minutes plus tôt, prodiguait des soins à une autre victime, se retrouve désormais entre les mains des médecins dans un état critique. Une tragique inversion des rôles qui plonge tout un corps de métier dans la stupeur.

Entre la Vie et la Mort : Une Nuit Critique puis une Stabilisation
Dans les heures qui suivent son admission à l’hôpital Nord, la jeune femme demeure dans un état des plus préoccupants. Plusieurs heures s’écoulent entre la vie et la mort, chaque minute pesant sur les proches et les collègues réunis dans l’attente. Dans la nuit du lundi au mardi, les équipes chirurgicales interviennent en urgence.
L’opération se déroule. Ce mardi 17 février 2026, le corps médical annonce une nouvelle attendue avec soulagement : l’état de la jeune sapeur-pompier est stabilisé. Un premier pas fragile, loin d’une guérison, mais suffisant pour dissiper l’hypothèse du pire.
Pendant ce temps, la septuagénaire au chevet de laquelle l’équipe avait été dépêchée rue du Vieux-Moulin n’a pas été laissée sans secours. Un second VSAV a pris le relais, permettant de la transporter dans un état rassurant — une issue heureuse dans un tableau d’ensemble qui reste, lui, profondément marqué par le drame.
La stabilisation de la victime ne referme pas pour autant toutes les questions. La violence du choc, l’étendue des traumatismes subis et les conditions dans lesquelles l’accident s’est produit laissent en suspens des interrogations auxquelles les enquêteurs, désormais saisis, devront apporter des réponses précises.

Enquête Ouverte et Émoi dans une Caserne sous le Choc
Ces interrogations, les enquêteurs sont désormais chargés d’y répondre. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. La piste privilégiée pointe vers un problème de frein à main. « Le frein à main avait été serré, il faut voir maintenant s’il l’était assez, s’il y a eu une défaillance mécanique ou quelque autre cause », indique une source proche du dossier. Une formulation prudente qui laisse ouvertes plusieurs hypothèses — erreur humaine, défaillance technique — dont les conclusions pourraient avoir des implications importantes pour le Sdis 13.
Face à la gravité de la situation, le directeur du service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône et le médecin-chef du Sdis 13 se sont rendus au chevet de la jeune femme. Un geste institutionnel fort, qui témoigne de l’onde de choc provoquée au sein du corps des pompiers.
Mais c’est au centre de secours de Châteauneuf-les-Martigues que l’émotion atteint son paroxysme. Car la jeune sapeur-pompier volontaire est issue d’une famille profondément ancrée dans le monde des secours. Son père, sapeur-pompier professionnel, était en garde à la caserne au moment même où l’accident survenait à quelques centaines de mètres de là. Une coïncidence cruelle, qui transforme ce drame collectif en tragédie intime pour toute une caserne déjà sous le choc.










