Paris réaffirme son opposition à la peine de mort « partout et en toutes circonstances » et appelle à « son abolition universelle ». Cette exécution intervient alors que Chan Thao Phoumy était accusé d’avoir participé à un réseau ayant produit des tonnes de drogue synthétique entre 1999 et 2003.
Le parcours judiciaire de ce sexagénaire révèle pourtant des zones d’ombre procédurales troublantes, soulevant des questions sur le respect des droits de la défense dans ce dossier aux ramifications internationales.

Un Parcours Judiciaire Controversé Sur Deux Décennies
L’histoire judiciaire de Chan Thao Phoumy débute en 2005, année de son arrestation en Chine. Condamné initialement à la prison à perpétuité, son destin bascule lors d’un second procès motivé par l’apparition « d’éléments nouveaux » jamais précisés publiquement. Ce nouveau jugement, tenu par un tribunal de Canton, transforme la réclusion à vie en peine capitale.
Les autorités chinoises l’accusaient d’avoir participé entre 1999 et 2003 à un réseau criminel de grande envergure, produisant des tonnes de méthamphétamine sur le territoire chinois. Des charges de fabrication, transport, contrebande et trafic qui ont scellé son sort deux décennies après les faits reprochés.
« Nous regrettons particulièrement que la défense de Monsieur Chan n’ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l’intéressé », dénonce le ministère français dans son communiqué. Cette irrégularité procédurale majeure soulève des interrogations sur l’équité du procès ayant conduit à l’exécution.

