📌 Christine Kelly compare les téléspectateurs de CNews aux résistants de la Seconde Guerre mondiale : pourquoi cette déclaration provoque un tollé

Posted 12 janvier 2026 by: Admin
La Provocation Qui Choque La France
Le 14 octobre, Christine Kelly franchit un cap inédit. À l’occasion du cinquième anniversaire de Face à l’info, l’animatrice de 56 ans s’adresse à ses téléspectateurs avec une formule qui résonne comme une provocation : « Vous êtes des résistants ». Précision immédiate : « Des résistants de la liberté d’expression ». La séquence bascule alors dans l’inacceptable lorsque retentit le Chant des Partisans, cet hymne sacré de la lutte contre le nazisme, détourné pour célébrer une chaîne d’information privée.
Le timing aggrave le malaise. Cette assimilation intervient juste après la présence d’Éric Zemmour sur le plateau. Comparer une émission diffusée sur CNews, propriété de Vincent Bolloré, à la Résistance française relève d’une instrumentalisation grossière de la mémoire collective. Les réactions ne tardent pas : de nombreux observateurs dénoncent une comparaison indécente qui détourne l’histoire à des fins idéologiques.
Cette récupération d’un symbole historique majeur soulève une question essentielle : jusqu’où peut aller la provocation télévisuelle au nom du débat ? La réponse se trouve peut-être dans le passif de la chaîne elle-même.
CNews, Une Chaîne Sous Surveillance Permanente
Cette récupération d’un symbole historique majeur ne constitue pas un accident isolé. CNews accumule les rappels à l’ordre de l’Arcom avec une régularité qui interroge : mises en demeure, mises en garde, sanctions financières. Le tableau s’alourdit d’année en année, sans que la ligne éditoriale ne fléchisse.
En janvier 2024, la chaîne détenue par Vincent Bolloré écope d’une amende de 50 000 euros pour manquement à « l’obligation d’honnêteté et de rigueur dans la présentation de l’information ». La décision vise un numéro de Face à l’info diffusé en septembre 2022. Une sanction qui aurait dû inciter à la retenue. Pourtant, rien ne change.
Les sanctions s’enchaînent, les polémiques se multiplient, mais CNews poursuit sa stratégie. Sous couvert de débat, la chaîne maintient une programmation qui repousse systématiquement les limites du régulateur. Cette impunité apparente révèle une stratégie assumée : les amendes deviennent un simple coût d’exploitation face aux retombées médiatiques générées.
Dans ce contexte, Christine Kelly n’apparaît plus comme une animatrice isolée, mais comme le visage d’une ligne éditoriale parfaitement assumée.
Le Parcours Idéologique De Christine Kelly
Ce visage, c’est celui d’une animatrice qui a fait d’Éric Zemmour son invité quotidien jusqu’en septembre 2021. À cette date, le CSA intervient pour mettre fin à cette présence systématique. Christine Kelly incarnait déjà cette stratégie de banalisation des discours d’extrême droite, une mission qu’elle poursuit avec constance.
Le 14 octobre, avant même de diffuser le Chant des Partisans, l’animatrice franco-antillaise évoque une « liberté d’expression étouffée lorsqu’il s’agit de crier à la déchristianisation ». Une rhétorique rodée, applaudie par ses chroniqueurs, qui nourrit un sentiment de persécution largement contesté par les faits. Kelly ne se contente pas d’animer : elle incarne une stratégie éditoriale.
Celle qui assurait la présence quotidienne d’Éric Zemmour jusqu’à l’intervention du CSA en septembre 2021 poursuit méthodiquement sa mission : banaliser les discours d’extrême droite, transformer le radical en acceptable. Sa rhétorique bien rodée trouve un écho favorable auprès de ses chroniqueurs, qui applaudissent chaque saillie.
Kelly ne dérape pas. Elle incarne une stratégie éditoriale cohérente, celle d’une chaîne qui cultive le sentiment de persécution pour mieux justifier ses excès. Un sentiment largement contesté par les faits, mais efficace auprès d’un public réceptif à cette rhétorique victimaire.
L’Appel À La Résistance Médiatique
Cette instrumentalisation de la mémoire collective franchit une ligne rouge. Comparer CNews à la Résistance française revient à insulter celles et ceux qui ont risqué leur vie pour libérer le pays du nazisme. L’écart entre un groupe médiatique privé détenu par Vincent Bolloré et les combattants de l’ombre est vertigineux.
Face à ces dérives, l’Humanité mène un combat méthodique : pied à pied, argument contre argument. Pas de grandes déclarations, mais un travail quotidien de décryptage et de riposte factuelle. Dans un paysage médiatique saturé de discours racistes et haineux, cette démarche s’impose comme une nécessité démocratique.
La bataille se joue sur le terrain de l’information vérifiée. Pendant que CNews multiplie les provocations et accumule les sanctions de l’Arcom, d’autres médias choisissent la rigueur journalistique. Une exigence qui nécessite des moyens, une indépendance éditoriale et un soutien du public.
Défendre la mémoire historique contre son détournement idéologique n’est pas une option : c’est un impératif. Soutenir une presse indépendante et engagée devient dès lors un acte de résistance véritable, celui qui consiste à refuser la confusion et à exiger des faits plutôt que des slogans. Dans un débat public toujours plus nauséabond, faire entendre une autre voix relève de la salubrité publique.










