📌 CNews : Richard Millet contraint de s’excuser après des propos sur le physique et l’origine d’Aya Nakamura
Posted 24 février 2026 by: Admin

L’Incident En Direct : Quand Un Débat Culturel Vire À La Polémique
Ce lundi 23 février 2026, le lendemain de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver dans les arènes de Vérone, personne n’imaginait qu’un simple débrief culturel sur CNews allait déclencher un tel séisme médiatique. Sur le plateau de L’heure des pros, les chroniqueurs évoquaient les temps forts olympiques, notamment la prestation marquante d’Aya Nakamura lors de l’ouverture des JO de Paris 2024. C’est alors que l’écrivain Richard Millet lâche une phrase qui fait instantanément basculer l’émission.
« Je préfère la Traviata à cette chanteuse énorme, malienne, qui chantait devant l’Académie française », déclare-t-il à l’antenne. La formulation choque. Le terme « énorme », l’insistance sur l’origine malienne de l’artiste : tout fait mouche. L’atmosphère se fige. Sur le plateau, Sarah Saldmann, avocate réputée pour ne jamais mâcher ses mots, réagit au quart de tour. « C’est irrespectueux, y’a un moment ça va ! » lance-t-elle avec indignation. Elle enfonce le clou : « Vous dites Aya Nakamura, vous n’êtes pas obligés de la décrire comme ça ».
La tension grimpe en quelques secondes. Pascal Praud, conscient du dérapage, intervient immédiatement pour « modérer » l’échange. Mais le mal est fait : les réseaux sociaux s’embrasent, les extraits circulent, et ce qui devait être une discussion culturelle vient de virer à l’incident diplomatique télévisuel.

La Riposte Sur Le Plateau : Sarah Saldmann Hausse Le Ton
Face aux mots de Richard Millet, Sarah Saldmann n’a pas attendu. L’avocate, habituée des plateaux télévisés et connue pour son franc-parler, refuse net de laisser passer ce qu’elle qualifie immédiatement d’« irrespectueux ». Son ton monte, sa voix se fait plus ferme. « Y’a un moment ça va ! » insiste-t-elle, en fixant l’écrivain du regard. Elle ne s’arrête pas là et enchaîne avec une phrase cinglante : « Vous dites Aya Nakamura, vous n’êtes pas obligés de la décrire comme ça ».
Cette réplique percutante résonne sur le plateau comme un rappel à l’ordre. Saldmann ne conteste pas le droit à l’opinion, mais dénonce la forme : l’adjectif « énorme », l’insistance sur l’origine ethnique, tout lui semble franchir une ligne. La tension devient palpable. Les autres intervenants se taisent, mal à l’aise. Pascal Praud, sentant le danger, se voit contraint d’intervenir en urgence pour tenter de calmer le jeu avant que la situation ne dégénère complètement.
Mais l’effet est déjà produit. Sur les réseaux sociaux, les premières captures d’écran circulent. Les internautes saluent le courage de Sarah Saldmann, tandis que d’autres pointent la responsabilité de la chaîne. Le débat culturel vient de céder la place à une confrontation en direct, et tout le monde comprend qu’un simple rappel à l’ordre ne suffira pas.

Le Recadrage Officiel : Pascal Praud Exige Des Excuses
Moins d’une heure s’écoule. Pascal Praud reprend l’antenne, Richard Millet toujours face à lui. Cette fois, le ton a basculé. Plus de débat culturel, plus de légèreté. L’animateur sait que la séquence a déjà fait le tour des réseaux sociaux et que la responsabilité lui incombe. « Vous nous mettez en difficulté, nous, la chaîne et […] moi. Parce qu’après c’est moi qui suis responsable », déclare-t-il d’une voix posée mais ferme.
Le message est sans équivoque. En qualifiant les propos d’« inappropriés », Pascal Praud ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Il ne demande pas, il exige : « Je voudrais simplement que vous présentiez vos excuses à cette jeune femme ». La formulation est directe, presque solennelle. Sur le plateau, le silence s’installe. Richard Millet propose alors de quitter le plateau, comme pour échapper à la pression. Mais l’animateur ne lâche rien.
Cette gestion de crise en direct révèle une prise de responsabilité éditoriale inhabituelle. En mettant en jeu sa propre crédibilité, Pascal Praud tente de limiter les dégâts pour CNews, déjà régulièrement épinglée pour des dérapages à l’antenne. Mais la question demeure : ces excuses arrachées suffiront-elles à éteindre la polémique ?

La Justification Ratée Et Les Excuses Minimales
Acculé, Richard Millet tente une sortie par le haut. « J’ai été formé à cette école qui s’appelle celle de l’honnête homme », affirme-t-il, avant d’invoquer Boileau et sa fameuse maxime : « appeler un chat un chat ». La référence est claire : l’écrivain revendique une forme de franchise littéraire, celle qui refuse l’hypocrisie du langage. Mais sur un plateau télé, en 2026, cette défense sonne faux. Pire, elle aggrave son cas.
Car invoquer les codes de l’honnêteté classique pour justifier des propos jugés humiliants ne convainc personne. Sur les réseaux sociaux, la séquence devient virale en quelques minutes. Les internautes pointent le décalage entre une posture intellectuelle et une attaque personnelle gratuite. La culture comme alibi ne passe plus.
Finalement, sous la pression, Richard Millet lâche : « Je vous présente mes excuses et puis c’est tout ». Sèches, contraintes, sans nuance. Ces mots, prononcés du bout des lèvres, achèvent de révéler le malaise. Pas de regret formulé, pas d’adresse directe à Aya Nakamura, juste une excuse minimale pour clore l’incident. Pascal Praud hoche la tête, mais le silence qui suit en dit long.
Cette séquence pose une question essentielle : jusqu’où va la responsabilité des chaînes face aux propos de leurs invités ? Et surtout, ces excuses arrachées ont-elles encore un sens quand elles ne sont que le prix à payer pour rester à l’antenne ?










