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22 mai 2026

Course à la Lune : comment les États-Unis et la Chine se préparent à contrôler l’espace cislunaire avant 2030

Image d'illustration © TopTenPlay
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L’Extension Du Périmètre Militaire Américain Jusqu’À La Lune

En janvier 2026, un décret présidentiel a redéfini les frontières de la défense américaine. Pour la première fois, Washington étend officiellement son périmètre de sécurité militaire jusqu’à la Lune. Ce texte, passé presque inaperçu, marque la fin d’une époque : celle où le satellite naturel de la Terre restait un territoire purement scientifique.

Trois mois plus tard, le 1er avril, Artemis II décolle du Kennedy Space Center en Floride. Quatre astronautes s’élancent vers la Lune pour la première fois depuis 1972. Mais cette mission ne relève plus seulement de l’exploration. Elle s’inscrit dans une transformation stratégique majeure : l’espace cislunaire — cette vaste région s’étendant de l’orbite géosynchrone jusqu’à la Lune — est devenu un domaine de compétition militaire.

Le tournant remonte au début des années 2020. Progressivement, le Pentagone a pris conscience que cet espace ne pouvait plus rester hors de portée de sa doctrine de défense. En décembre 2025, le président Trump officialise cette vision avec le décret « Ensuring American Space Superiority ». Les États-Unis doivent désormais être capables de détecter, caractériser et contrer toute menace depuis la très basse orbite terrestre jusqu’à l’espace cislunaire.

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Ce basculement n’est pas théorique. Pendant que les astronautes d’Artemis II survolent la surface lunaire, le Pentagone regarde la même Lune avec des yeux très différents. Pékin installe méthodiquement ses infrastructures là-haut. Et Washington réalise qu’il accuse un retard critique.

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L’Offensive Méthodique De La Chine Sur Le Territoire Lunaire

Pendant que Washington théorisait, Pékin agissait. Depuis décembre 2020, la Chine accumule les faits accomplis. Chang’e-5 a rapporté sur Terre des échantillons lunaires contenant de l’hélium-3, un isotope rare aux applications militaires et énergétiques considérables. Cette découverte change tout : la Lune n’est plus seulement un symbole de prestige spatial, elle devient une source potentielle de ressources stratégiques.

En mai 2024, Chang’e-6 franchit une nouvelle étape. L’atterrisseur se pose dans le bassin Pôle Sud-Aitken, sur la face cachée de la Lune. Un territoire invisible depuis la Terre, hors de portée des systèmes de surveillance occidentaux. La même année, Pékin lance plusieurs satellites en orbites cislunaires pour tester des capacités de communication et de navigation, selon Aviation Week. Pendant ce temps, la Space Force américaine n’a ni capteurs, ni doctrine, ni effectifs pour surveiller cet espace.

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La vision stratégique chinoise est claire. Selon RealClearDefense, Pékin considère les points de Lagrange, les orbites de transfert lunaire et la surface lunaire comme des « points stratégiques clés ». Mais aussi comme des « voies stratégiques » depuis lesquels elle pourrait exercer une influence sur l’ensemble du système Terre-Lune. L’objectif : un alunissage habité avant 2030.

Cette approche méthodique inquiète. Car derrière chaque mission scientifique se dessine une stratégie d’installation progressive. Et Washington craint qu’il ne soit bientôt trop tard pour rattraper ce retard. Ce que redoute vraiment le Pentagone dépasse la simple course technologique.

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La Stratégie De « Lawfare » Chinoise Qui Effraie Washington

Ce que redoute le Pentagone ne relève pas du fantasme géopolitique. Une analyse publiée dans le Leiden Journal of International Law en 2025 détaille précisément le scénario cauchemar américain : la Chine pourrait recourir à des tactiques de « lawfare » — guerre juridique — pour justifier des zones d’exclusion, modifier les normes du droit international coutumier et établir ses propres règles de comportement dans l’espace cislunaire.

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