📌 Cyberharcèlement de Brigitte Macron : Eric Dupond-Moretti dénonce les rumeurs transphobes qui ont « pourri sa vie » après dix condamnations

Posted 10 janvier 2026 by: Admin
La Défense D’Eric Dupond-Moretti : Un Proche Qui Brise Le Silence
Le vendredi 9 janvier 2026, sur le plateau de C à vous, Eric Dupond-Moretti a choisi de briser le silence sur un sujet qui touche directement l’intimité du couple présidentiel. Ancien ministre de la Justice et proche des Macron, il a accepté de répondre aux questions de Mohamed Bouhafsi concernant le procès qui s’était tenu quelques jours auparavant. Dix prévenus comparaissaient pour avoir publié et partagé des tweets transphobes visant Brigitte Macron, propageant la rumeur qu’elle serait en réalité un homme.
Interrogé sur l’impact de cette affaire sur la Première dame, l’avocat n’a pas mâché ses mots : « Ça a pourri sa vie ». Une expression brutale qui révèle l’ampleur des dégâts causés par ces attaques en ligne. Les rumeurs ne se limitaient pas à son identité de genre : elles affirmaient également qu’elle n’était pas la mère, mais le père de ses enfants. « On est chez les dingos », a-t-il lancé, résumant l’absurdité de ces accusations qui visent « sa féminité, son intimité, sa maternité ».
Cette intervention télévisée marque un tournant. Un membre de l’ancien gouvernement prend publiquement position, transformant une affaire judiciaire en révélation des coulisses d’un acharnement qui dure depuis des années.
Les Condamnations : Une Justice Qui Réagit Face Au Cyberharcèlement
Le procès qui a précédé cette intervention télévisée a marqué une étape décisive dans la lutte contre les dérives des réseaux sociaux. Dix prévenus ont été jugés pour cyberharcèlement, condamnés à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à six mois ferme. Une sévérité inhabituelle pour des actes commis en ligne, qui envoie un signal clair aux harceleurs numériques.
La qualification juridique retenue, le cyberharcèlement, reconnaît la gravité des faits. Ces condamnations ne sanctionnent pas de simples opinions, mais une campagne orchestrée visant à détruire la réputation et l’intimité d’une personne. « Les types, ils ont été condamnés. Le message, c’est qu’ils s’y frottent, s’y piquent », a commenté Eric Dupond-Moretti avec satisfaction.
L’ancien Garde des Sceaux a rappelé un principe fondamental : « On ne peut pas se retrancher derrière la liberté d’expression pour tout dire et pour blesser les gens impunément ». Cette décision judiciaire établit une limite nette entre le débat légitime et l’acharnement malveillant. Les réseaux sociaux ne sont plus une zone de non-droit où l’anonymat garantit l’impunité.
Ces condamnations interviennent dans un contexte plus large, où les sources de ces rumeurs dépassent largement le cadre national.
Les Origines Politiques D’Une Campagne De Désinformation
Derrière ces condamnations se cache une mécanique bien plus complexe qu’une simple vague de haine spontanée. Eric Dupond-Moretti a directement mis en cause l’extrême droite française comme origine de cette campagne de désinformation. « Tout ça, je le dis quand même, a été nourri par l’extrême droite française, d’abord », a-t-il affirmé sans détour sur France 5.
La rumeur n’est pas restée confinée aux frontières hexagonales. Elle a été exportée aux États-Unis, où l’influenceuse américaine Candace Owens l’a amplifiée auprès de millions d’abonnés. Cette figure controversée, proche des thèses de l’extrême droite américaine, entretient des liens notoires avec Marion Maréchal-Le Pen, créant ainsi un pont transatlantique entre mouvances politiques similaires.
Cette internationalisation a transformé une rumeur marginale en phénomène viral. Les commentaires de Candace Owens ont été « repris par les réseaux sociaux et, parfois même, par des médias grand public », selon l’avocat Dan Nardello. Ce relais médiatique a conféré une crédibilité factice à des accusations totalement infondées.
La dimension politique de cette affaire révèle comment les réseaux sociaux servent de caisse de résonance à des campagnes orchestrées. Ce qui touche « féminité, intimité et maternité » d’une femme devient un outil de déstabilisation politique, franchissant les océans pour mieux frapper.
Face à cette offensive internationale, le couple présidentiel a choisi de riposter par la voie judiciaire.
La Riposte Judiciaire Du Couple Présidentiel
Emmanuel et Brigitte Macron ont franchi un cap décisif en portant plainte pour diffamation contre Candace Owens. Une action rare pour un couple présidentiel en exercice, qui marque leur refus de subir plus longtemps ces attaques. « Le président Macron et sa femme ne pouvaient pas rester silencieux », a expliqué Dan Nardello dans les colonnes de l’Opinion.
Cette démarche judiciaire internationale témoigne d’une stratégie offensive assumée. Le couple présidentiel a choisi d’affronter directement l’influenceuse américaine dont les commentaires ont été massivement relayés sur les réseaux sociaux et repris par certains médias grand public, amplifiant ainsi la portée des rumeurs.
L’avocat Dan Nardello s’est montré confiant quant à l’issue de cette procédure : « Ce qu’ils font est vraiment courageux. Et je suis convaincu qu’ils vont faire face. Emmanuel et Brigitte Macron vont gagner ce procès. » Cette assurance reflète la solidité du dossier constitué contre l’influenceuse.
Au-delà de la dimension juridique, cette plainte envoie un message politique fort. En refusant le silence face aux attaques visant « féminité, intimité et maternité », le couple présidentiel affirme que certaines limites ne peuvent être franchies, même au nom de la liberté d’expression. Une position qui trouve un écho favorable après les condamnations prononcées en France.
Cette double riposte judiciaire, nationale et internationale, illustre une volonté de combattre le cyberharcèlement sur tous les fronts.










