Entre deux tournées, il retrouve sa maison dans l’Hérault. Lorsque la distance impose un autre transport, l’adaptation reste pragmatique : « En cas de déplacement plus important, je me contente de louer une voiture. Aujourd’hui, pour 25 euros, tu as une voiture électrique. » Une flexibilité qui montre combien ce choix relève davantage de l’organisation professionnelle que du folklore.
Cette vie mobile l’a aussi rapproché des préoccupations des automobilistes ordinaires. Engagé aux côtés d’Alexandre Jardin contre les ZFE, il observe l’évolution des politiques publiques avec une vigilance nourrie par son expérience quotidienne. Les zones à faibles émissions, qui menacent directement l’accès des camping-cars aux centres urbains, cristallisent ses inquiétudes.
« Ça semble s’améliorer, et les politiques ont fini par renoncer. Mais jusqu’à quand ? » Cette interrogation traduit une méfiance ancrée dans le réel. Chaque kilomètre parcouru rappelle la fragilité d’une liberté de circulation que les réglementations pourraient à nouveau remettre en cause. À 77 ans, Daniel Guichard incarne cette génération d’artistes qui refuse de se laisser entraver par les contraintes administratives.

