📌 Délinquance 2025 : +5% de violences physiques, Pascal Praud contredit le ministre sur la sécurité en France
Posted 4 février 2026 by: Admin

Les Chiffres Alarmants De La Délinquance En 2025
Le Service statistique ministériel de la Sécurité intérieure vient de publier son bilan 2025, et les données révèlent une réalité contrastée de la délinquance en France. Si les vols de tout genre affichent une tendance à la baisse, les violences physiques enregistrent une hausse de 5 % par rapport à 2024. Ce chiffre, bien que préoccupant, marque un ralentissement comparé à la progression annuelle moyenne de 7 % observée entre 2016 et 2023.
Les violences sexuelles dessinent un tableau encore plus inquiétant : 132 300 victimes recensées en 2025, soit une augmentation de 8 % en un an. Cette hausse s’inscrit toutefois dans une dynamique légèrement décélérée, la progression moyenne s’établissant à 11 % sur la période 2016-2025.
Ces statistiques officielles alimentent un débat brûlant sur l’état sécuritaire du pays. Plusieurs personnalités n’hésitent plus à qualifier la France de « pays le plus dangereux d’Europe occidentale ». Une affirmation qui trouve écho dans les rangs politiques comme médiatiques, où les interprétations divergent radicalement. Entre ceux qui sonnent l’alarme et ceux qui relativisent, la publication de ces chiffres ouvre une nouvelle séquence de tension autour d’un sujet qui cristallise les angoisses collectives.

La Réponse Nuancée De Laurent Nuñez Face À La Polémique
Face à ces données qui alimentent les inquiétudes, Laurent Nuñez adopte une posture d’équilibriste. Sur le plateau de France Inter, le ministre de l’Intérieur reconnaît une « montée des violences indiscutable », particulièrement visible dans l’augmentation des coups et blessures volontaires. Mais il refuse catégoriquement l’image d’une France dépeinte comme un territoire hostile.
« On ne vit pas dans la France Orange mécanique, il faut arrêter de raconter n’importe quoi. On n’est pas dans une France coupe-gorge », martèle-t-il avec fermeté. Le ministre insiste sur la nécessité de « rester raisonnable » dans l’interprétation des statistiques, évoquant notamment le record de fréquentation touristique enregistré en 2025, avec Paris en tête.
Laurent Nuñez poursuit en soulignant que certains indicateurs de délinquance sont en baisse et rappelle la « détermination forte des forces de sécurité intérieure » pour combattre les violences. Son message cible directement les responsables politiques : « Quand on est un responsable politique, on défend aussi les intérêts de son pays. »
Une stratégie de communication qui oscille entre reconnaissance des faits et protection de l’image nationale, mais qui ne convainc pas tous les observateurs. Sur le plateau de CNews, Pascal Praud s’apprête justement à challenger cette lecture gouvernementale des événements.

Pascal Praud Contredit Le Ministre : « On Est En Sécurité Nulle Part »
Le ton monte sur CNews. Pascal Praud, fidèle à sa ligne éditoriale tranchante, refuse la lecture apaisante du ministre. Sans nier les propos de Laurent Nuñez, le journaliste reformule le débat avec une assertion percutante : la France « n’est pas un coupe-gorge », certes, mais « on est en sécurité nulle part ».
Cette nuance, loin d’être anodine, déplace le curseur du débat. Praud ne conteste pas les statistiques ni le record touristique brandi par le gouvernement. Il pointe plutôt un malaise diffus, celui d’une imprévisibilité généralisée : « Ce qui est différent, c’est-à -dire qu’il peut arriver n’importe quoi, n’importe quand et n’importe comment. »
Une formulation qui résonne avec le ressenti d’une partie des Français, déconnectés des courbes statistiques et des moyennes nationales. Le journaliste met ainsi le doigt sur le décalage entre les chiffres officiels et la perception quotidienne de l’insécurité. Un sentiment amplifié par les faits divers relayés en boucle et l’anxiété grandissante face aux violences urbaines.
Cette prise de parole intervient alors que Praud s’est récemment illustré dans l’affaire Morandini, confirmant son positionnement comme voix dissidente face au discours gouvernemental. Sur son plateau, un témoignage inattendu va bientôt illustrer cette thèse de l’insécurité diffuse.

La Comparaison Polonaise Qui Fait Débat
Sur le plateau, Pascal Praud convoque un témoignage révélateur pour étayer sa thèse. Yoann Usai, de retour d’un court séjour en Pologne, décrit un contraste saisissant. Là -bas, un climat de sérénité règne, loin de l’anxiété ambiante française.
L’image frappe : « Il voyait des jeunes femmes à une heure du matin, habillées comme peut être habillée une jeune femme. Et, qui ne s’inquiétaient pas de la manière dont elles allaient rentrer chez elles. » Cette scène banale ailleurs devient, dans le contexte français, un symbole de liberté perdue.
La comparaison, volontairement provocatrice, illustre le fossé entre perception et discours officiel. Là où Laurent Nuñez brandit le record touristique de 2025, Praud oppose un quotidien où la vigilance s’impose. Les jeunes femmes françaises calculent leurs trajets nocturnes, évitent certains quartiers, ajustent leur tenue par précaution.
Ce témoignage polonais ne repose sur aucune statistique comparative, mais il cristallise un ressenti partagé. L’insécurité, même diffuse, pèse sur les comportements et restreint les libertés élémentaires. Un constat qui échappe aux courbes du SSMSI mais résonne dans les conversations quotidiennes, alimentant une frustration grandissante face aux rassurances gouvernementales.










