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24 juin 2026

Délinquance 2025 : +5% de violences physiques, Pascal Praud contredit le ministre sur la sécurité en France

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La Réponse Nuancée De Laurent Nuñez Face À La Polémique

Face à ces données qui alimentent les inquiétudes, Laurent Nuñez adopte une posture d’équilibriste. Sur le plateau de France Inter, le ministre de l’Intérieur reconnaît une « montée des violences indiscutable », particulièrement visible dans l’augmentation des coups et blessures volontaires. Mais il refuse catégoriquement l’image d’une France dépeinte comme un territoire hostile.

« On ne vit pas dans la France Orange mécanique, il faut arrêter de raconter n’importe quoi. On n’est pas dans une France coupe-gorge », martèle-t-il avec fermeté. Le ministre insiste sur la nécessité de « rester raisonnable » dans l’interprétation des statistiques, évoquant notamment le record de fréquentation touristique enregistré en 2025, avec Paris en tête.

Laurent Nuñez poursuit en soulignant que certains indicateurs de délinquance sont en baisse et rappelle la « détermination forte des forces de sécurité intérieure » pour combattre les violences. Son message cible directement les responsables politiques : « Quand on est un responsable politique, on défend aussi les intérêts de son pays. »

Une stratégie de communication qui oscille entre reconnaissance des faits et protection de l’image nationale, mais qui ne convainc pas tous les observateurs. Sur le plateau de CNews, Pascal Praud s’apprête justement à challenger cette lecture gouvernementale des événements.

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Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Pascal Praud Contredit Le Ministre : « On Est En Sécurité Nulle Part »

Le ton monte sur CNews. Pascal Praud, fidèle à sa ligne éditoriale tranchante, refuse la lecture apaisante du ministre. Sans nier les propos de Laurent Nuñez, le journaliste reformule le débat avec une assertion percutante : la France « n’est pas un coupe-gorge », certes, mais « on est en sécurité nulle part ».

Cette nuance, loin d’être anodine, déplace le curseur du débat. Praud ne conteste pas les statistiques ni le record touristique brandi par le gouvernement. Il pointe plutôt un malaise diffus, celui d’une imprévisibilité généralisée : « Ce qui est différent, c’est-à-dire qu’il peut arriver n’importe quoi, n’importe quand et n’importe comment. »

Une formulation qui résonne avec le ressenti d’une partie des Français, déconnectés des courbes statistiques et des moyennes nationales. Le journaliste met ainsi le doigt sur le décalage entre les chiffres officiels et la perception quotidienne de l’insécurité. Un sentiment amplifié par les faits divers relayés en boucle et l’anxiété grandissante face aux violences urbaines.

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