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18 juin 2026

Dès 58 ans, votre employeur doit vous proposer cet entretien obligatoire

Depuis l’automne 2025, une loi impose aux employeurs d’organiser un entretien spécifique de fin de carrière pour tout salarié approchant la soixantaine. Ce dispositif, inscrit dans le Code du travail, reste pourtant largement ignoré — par les salariés comme par certains employeurs. Il est pourtant réclamable dès 58 ans.

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En bref

  • Droit obligatoire dès 58 ans, inscrit dans le Code du travail
  • L’employeur doit proposer l’entretien — sinon, vous pouvez l’exiger
  • Aménagements possibles : horaires, charge de travail, transmission

Une loi de 2025 crée une obligation nouvelle pour les employeurs

C’est une mesure passée presque inaperçue lors de sa publication au Journal officiel en octobre 2025. La loi dite « Seniors, dialogue social et transitions professionnelles » a introduit dans le Code du travail une obligation inédite : tout employeur doit désormais organiser un entretien de fin de carrière pour ses salariés approchant l’âge de la retraite.

Entretien de fin de carrière entre un salarié senior et son employeur
Image d’illustration © Toptenplay

L’objectif affiché par le législateur est explicite : éviter que les dernières années de vie professionnelle ne soient « subies », dans la fatigue ou l’incertitude, selon les informations relayées par Boursorama. Il s’agit de créer un temps d’échange dédié à une étape que beaucoup de travailleurs traversaient jusqu’ici sans accompagnement structuré.

Ce droit concerne des milliers de travailleurs en France, selon la même source. Son caractère obligatoire pour l’employeur le distingue des dispositifs purement facultatifs qui existaient auparavant dans certaines branches professionnelles.

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Une réforme née du débat sur les seniors au travail

La loi « Seniors, dialogue social et transitions professionnelles » a été publiée au Journal officiel en octobre 2025. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur le maintien dans l’emploi des travailleurs âgés, accentué par les réformes successives du système de retraite en France. Ce texte vise notamment à mieux accompagner les salariés dans la dernière ligne droite de leur vie professionnelle.

L’entretien doit être proposé dans les deux ans avant le 60e anniversaire

La loi est précise sur le calendrier : l’entretien de fin de carrière doit être organisé dans les deux années qui précèdent le 60e anniversaire du salarié. Concrètement, tout employé ayant atteint 58 ans peut légitimement solliciter ce rendez-vous.

Agenda ouvert avec date cerclée pour planifier un entretien retraite
Image d’illustration © Toptenplay

Ce rendez-vous est distinct de l’entretien annuel d’évaluation classique. Il s’y ajoute et possède une vocation propre, centrée exclusivement sur la fin de parcours professionnel et les choix envisageables avant le départ à la retraite.

Plus l’entretien est anticipé, plus les aménagements peuvent être réfléchis et organisés dans de bonnes conditions, d’après les informations de Boursorama. Attendre d’avoir 59 ans et demi réduit mécaniquement la marge de manœuvre pour mettre en place des ajustements concrets.

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58 ans
C’est l’âge à partir duquel un salarié peut légalement exiger cet entretien de fin de carrière auprès de son employeur.

Réduction du temps de travail, transmission : ce que l’entretien permet de négocier

Le Code du travail encadre le contenu de ces échanges. Les discussions doivent porter sur « les conditions de maintien dans l’emploi et les possibilités d’aménagements de fin de carrière », selon le texte de loi. En pratique, cela ouvre la porte à plusieurs types d’ajustements.

Transmission de compétences entre salarié senior et collègue avant départ en retraite
Image d’illustration © Toptenplay

Pour certains salariés, cela peut signifier une réduction progressive de l’activité professionnelle : moins d’heures, allègement de la charge ou des responsabilités, meilleur équilibre avec la santé ou la vie personnelle. Pour d’autres, c’est l’occasion d’organiser la transmission de compétences avant un départ définitif.

Ces discussions formalisent ce qui relevait souvent, jusqu’ici, du non-dit ou de l’arrangement informel entre un salarié et son manager. L’entretien donne un cadre officiel à des sujets que beaucoup hésitaient à aborder, faute d’espace dédié.

Un droit que les salariés peuvent réclamer si l’employeur ne le propose pas

Le principal obstacle à ce dispositif est sa méconnaissance. Selon Boursorama, beaucoup de salariés n’ont jamais été informés de l’existence de ce droit. Certains employeurs tardent également à intégrer cette nouvelle obligation dans leurs pratiques.

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Salarié consultant ses droits à la retraite et aménagement de fin de carrière
Image d’illustration © Toptenplay

Pourtant, la loi ne laisse pas de place à l’ambiguïté : si l’entretien n’est pas proposé spontanément, le salarié est en droit de le demander. Ce rendez-vous est l’occasion d’exprimer ses attentes, ses limites physiques ou personnelles, mais aussi ses souhaits pour les dernières années d’activité.

Pour les salariés concernés, ce dispositif représente un levier pour reprendre la main sur leur fin de carrière plutôt que de la subir, selon la source. Il reconnaît que cette période mérite un accompagnement spécifique — à condition, toutefois, que les intéressés connaissent leur droit et osent le faire valoir.

La loi étant entrée en vigueur à l’automne 2025, les premiers salariés concernés peuvent d’ores et déjà réclamer cet entretien. La question de l’effectivité du dispositif reste entière : aucun bilan officiel sur le taux de mise en œuvre par les employeurs n’a encore été publié à ce stade. Les modalités de contrôle et les éventuelles sanctions en cas de manquement de l’employeur à cette obligation constituent également des points que la pratique et la jurisprudence devront préciser.

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