📌 Diagnostiquée à 35 ans, elle raconte ce qui se passait aux toilettes avant de découvrir son cancer du pancréas

Posted 28 novembre 2025 by: Admin
Le Signal D’Alarme Méconnu : Quand Les Toilettes Révèlent Un Cancer Du Pancréas
« Je ne pouvais pas arrêter d’aller aux toilettes ». Cette phrase prononcée par Amy Skoutelas résume le symptôme qui a finalement permis de détecter son adénocarcinome pancréatique de stade 3, la forme la plus agressive du cancer du pancréas. Un signal d’alerte que trop de médecins ont initialement balayé d’un revers de main.
Tout a commencé de manière insidieuse. Amy ressentait une sensation étrange aux toilettes : « J’avais l’impression que je devais aller à la selle, mais rien ne se passait », se souvient-elle. Ce besoin urgent sans résultat aurait pu sembler anodin. Pourtant, cette gêne persistante constituait le premier avertissement de son corps.
Puis, la situation a brutalement basculé. La jeune maman de 35 ans s’est retrouvée confrontée à une diarrhée chronique incontrôlable. Ces changements de transit radicaux, associés à des brûlures d’estomac tenaces et des ballonnements, formaient un tableau clinique alarmant. Mais le diagnostic initial est tombé : constipation. Un mot rassurant qui masquait une réalité bien plus sombre.
À l’origine de ces symptômes digestifs se cachait une masse de 1,7 centimètre, logée dans un canal pancréatique, bloquant l’écoulement des enzymes digestives. Sans l’obstination d’Amy face à ces troubles persistants, cette tumeur serait restée silencieuse jusqu’à un stade fatal. Son intuition maternelle allait déclencher un combat médical de quatre mois pour obtenir la vérité.
L’Intuition D’Une Mère Face À Un Ennemi Silencieux
Cette intuition qui a tout déclenché semblait pourtant défier toute logique médicale. Amy Skoutelas était au sommet de sa forme physique. À 35 ans, elle venait de perdre plus de 13 kilos grâce à une routine sportive intense mise en place après la naissance de sa troisième enfant. « J’étais en meilleure santé que jamais », confie-t-elle à TODAY.com.
Aucun antécédent familial de cancer. Une hygiène de vie irréprochable. Tous les indicateurs extérieurs désignaient une femme en pleine santé. Pourtant, en janvier dernier, une sensation viscérale l’a saisie : « J’avais peur, quelque chose n’allait pas ».
Les premiers signaux sont apparus lors d’un dîner ordinaire. Une douleur à l’estomac, accompagnée d’une sensation de satiété anormalement rapide. Amy, à l’écoute de son corps après des mois d’entraînement intensif, a immédiatement perçu l’anomalie. Direction les urgences.
Les analyses de sang ont révélé un taux élevé de lipase, cette enzyme digestive produite par le pancréas. Un scanner a été réalisé. Le rapport verbal : pancréas normal. Le diagnostic médical : simple constipation. On lui a conseillé de modifier son alimentation et d’augmenter sa consommation de fibres.
Mais l’anxiété d’Amy grandissait face à un corps médical rassurant. Son instinct maternel lui criait qu’une mère de trois enfants ne pouvait pas se permettre d’ignorer ces signaux. Elle allait devoir se battre pour qu’on l’écoute vraiment.
Quand La Persévérance Sauve Une Vie : Quatre Mois Pour La Vérité
Ce combat qu’Amy pressentait allait durer quatre mois. Quatre mois pendant lesquels les diagnostics erronés se sont enchaînés. Constipation en janvier. Simple inflammation lors du deuxième avis. Le scanner initial affichait un pancréas parfaitement normal. Pourtant, son état ne cessait de se dégrader.
Les modifications alimentaires n’ont rien changé. Les gaz se sont intensifiés. Les ballonnements sont devenus quotidiens. Le reflux acide la brûlait jour et nuit. Mais le corps médical restait sur ses positions : troubles gastro-intestinaux banals.
Amy a refusé de baisser les bras. En avril, elle a poussé les portes d’un nouveau cabinet. Une gastro-entérologue a enfin pris ses symptômes au sérieux. Elle a ordonné une IRM, cet examen que personne n’avait jugé nécessaire auparavant.
Les images ont révélé ce que le scanner avait manqué : une masse de 1,7 centimètre logée dans un canal du pancréas. Elle bloquait l’écoulement des enzymes digestives, expliquant enfin le reflux, la diarrhée chronique et l’indigestion persistante.
Sans ce deuxième avis médical, la tumeur serait passée inaperçue. Les analyses de sang et le scanner n’avaient rien détecté. La biopsie allait bientôt confirmer ses pires craintes : un adénocarcinome pancréatique de stade 3, la forme la plus agressive du cancer du pancréas.
La Leçon De Survie : Être Son Propre Défenseur Médical
L’annonce du diagnostic l’a terrassée. « Je me suis effondrée sur le sol… Je ne voulais pas mourir. J’ai trois enfants », confie Amy, bouleversée. Mais cette confirmation tant redoutée portait aussi une lueur d’espoir : le diagnostic précoce rendait la chirurgie envisageable.
L’équipe médicale a procédé à une ablation complète de la queue du pancréas. Une chimiothérapie intensive a suivi. Les résultats ont dépassé les attentes : résection totale, marges saines. « Les traitements ont pu me guérir », assure-t-elle aujourd’hui.
Sans sa persévérance, l’issue aurait été bien différente. « Je n’aurais probablement pas vu mon quarantième anniversaire », affirme la jeune maman. Cette certitude la pousse désormais à partager son histoire pour alerter d’autres femmes.
Son message est limpide : « Soyez votre propre meilleur défenseur ». Face à des symptômes persistants, face à un corps médical qui minimise vos inquiétudes, il faut insister. « Obtenez un deuxième avis », martèle-t-elle.
L’histoire d’Amy révèle une vérité dérangeante : le cancer du pancréas peut frapper n’importe qui, même les personnes en parfaite santé apparente. Les symptômes digestifs chroniques, ces changements de transit que l’on attribue trop vite au stress ou à l’alimentation, méritent une attention particulière. Surtout quand l’intuition persiste malgré les diagnostics rassurants.










