À 49 ans, Kath Cross a tout vendu pour quitter son loyer et s’installer dans un van aménagé avec son compagnon Stuart Hall. Depuis 2022, le couple a parcouru plus de 40 000 kilomètres à travers le Sahara, l’Europe et l’Écosse, et a visité une quinzaine de pays. Un choix radical qu’elle décrit, selon ses propres mots, comme « la meilleure décision de ma vie ».
En bref
- —40 000 km parcourus depuis 2022 en Mercedes Sprinter
- —Tout vendu après le départ de ses filles de la maison
- —Ils financent leurs voyages via YouTube et blogs de voyage
Seule dans une maison de quatre chambres, elle choisit la route
Il y a quatre ans, les filles de Kath Cross quittent le domicile familial. Elle se retrouve seule dans une maison de quatre chambres, face à des charges fixes qu’elle ne supporte plus d’assumer. C’est ce moment charnière qui déclenche tout.

« J’en avais marre de payer un loyer chaque semaine, alors j’ai tout vendu », a-t-elle raconté au Daily Star. « Plus je vendais mes affaires, plus je me sentais libre ; plus je réalisais que ces possessions me possédaient et me retenaient prisonnière. La vie vous possède et vous êtes censé la posséder. »
Le projet n’était pas totalement improvisé. Kath Cross confie avoir caressé depuis des années l’idée de rejoindre le Sahara en voiture dès que ses enfants seraient partis. La rencontre avec Stuart Hall, qui possédait déjà un van, a accéléré la concrétisation de ce rêve.
La vanlife, un mode de vie en expansion
La vanlife désigne le fait de vivre, voyager ou passer une grande partie de son temps dans un camping-car ou un fourgon aménagé. Ce mode de vie est popularisé par les réseaux sociaux et attire des profils de plus en plus variés, au-delà des jeunes voyageurs. Il repose souvent sur une rupture volontaire avec les charges fixes comme le loyer ou le prêt immobilier.
Le loyer et le crédit comme « obligation fixe » : ce qu’elle a voulu fuir
Au-delà du coup de tête, Kath Cross articule une réflexion sur la dépendance économique que génèrent les engagements financiers classiques. « Quand on a un prêt immobilier, un crédit auto, on est dépendant de la société, c’est une obligation fixe parce qu’on est obligé de rester où l’on est et de payer ses factures », a-t-elle expliqué.

Cette prise de distance avec la propriété l’a conduite à une conviction qu’elle formule ainsi : « Quand j’ai vendu mes biens, j’ai compris que l’on est censé posséder les choses, et non l’inverse. »
Passionnés de voyages et de randonnée, Kath Cross et Stuart Hall ont pris la décision ensemble. « Et nous ne le regrettons pas une seconde », a-t-elle affirmé.
Un Mercedes Sprinter de 7,5 m et 40 000 km parcourus en quatre ans
Le foyer du couple, c’est un Mercedes Sprinter de 7,5 mètres de long, aménagé pour la vie quotidienne sur la route. C’est à bord de ce véhicule qu’ils ont traversé le désert du Sahara, sillonné l’Europe et parcouru l’Écosse, pour un total de plus de 40 000 kilomètres.

Avant de s’engager sur les grandes routes, le couple a effectué un test grandeur nature : un mois passé ensemble en Écosse dans le van. « Nous nous sommes bien entendus et nous ne nous sommes pas disputés », a confié Kath Cross, soulignant que la cohabitation en espace réduit avait validé leur projet commun.
À ce jour, le couple a visité une quinzaine de pays, accomplissant ainsi le rêve que Kath Cross nourrissait depuis des années.
YouTube, blogs et guides de voyage : comment ils financent leurs périples
Vivre en van ne signifie pas vivre sans revenus. Pour financer leurs déplacements, Kath Cross et Stuart Hall ont bâti une activité en ligne : ils créent des guides de voyage, rédigent des articles de blog et publient chaque semaine des vidéos sur YouTube dans lesquelles ils racontent leurs aventures.

Ce modèle, typique des créateurs de contenu nomades, leur permet de continuer à travailler tout en voyageant. La vanlife est un phénomène largement popularisé par les réseaux sociaux, et le couple s’inscrit pleinement dans cette dynamique en partageant leur quotidien avec une audience en ligne.
Le couple n’a pas communiqué de prochaine destination précise, mais leur rythme de publication hebdomadaire sur YouTube laisse entrevoir de nouveaux pays à venir. La question de la viabilité économique du modèle — revenus issus du contenu en ligne face aux coûts de carburant et d’entretien d’un véhicule de cette taille — reste ouverte pour quiconque envisagerait de suivre la même voie.


