📌 Élysée : l’argentier en chef démissionne après avoir dérobé pour 100 000 euros de porcelaine de Sèvres en deux ans
Posted 21 décembre 2025 by: Admin

Le Détournement Révélé : Un Vol D’Envergure Au Cœur Du Pouvoir
Plus d’une centaine de pièces de porcelaine issues de la manufacture nationale de Sèvres ont disparu du palais de l’Elysée entre début 2024 et fin 2025. Au centre de ce détournement sans précédent : l’argentier en chef de la présidence de la République, cet employé chargé de veiller sur la vaisselle officielle qui servait précisément à protéger ces collections d’exception.
L’ampleur du préjudice révèle une faille majeure dans la surveillance du patrimoine présidentiel. Assiettes, tasses et soucoupes classées ont quitté discrètement les réserves du palais, sous le nez des services censés garantir leur intégrité. Pour masquer ses actes, le responsable a falsifié l’inventaire officiel, retardant ainsi la découverte des disparitions.
Trois personnes sont désormais mises en cause dans cette affaire qui ébranle la confiance accordée aux gardiens du patrimoine national. Le réseau organisé s’étendait bien au-delà des murs de l’Elysée, impliquant des complicités extérieures pour écouler ces objets de prestige. Les investigations ont révélé un système méthodique, rodé sur près de deux années, exploitant la position privilégiée de l’argentier au sein même du symbole du pouvoir exécutif français.

L’Anatomie D’Un Réseau : Du Palais Aux Collectionneurs
Le mécanisme de ce détournement reposait sur une chaîne de complicités soigneusement orchestrée. Début 2024, l’argentier établit un premier contact avec un collectionneur versaillais passionné de porcelaine. Cette rencontre marque le point de départ d’un trafic qui exploitera méthodiquement l’accès privilégié de l’employé aux réserves présidentielles.
Le compagnon de l’argentier, antiquaire de profession, occupe une position stratégique dans ce réseau. Son expertise du marché de l’art et ses réseaux professionnels facilitent l’écoulement des pièces dérobées. Les objets transitent discrètement du palais vers les circuits de collectionneurs, bénéficiant d’une apparence de légitimité grâce à l’intervention de cet intermédiaire rompu aux transactions d’antiquités.
La sélection des pièces révèle une connaissance approfondie des collections. Assiettes, tasses et soucoupes issues de la manufacture de Sèvres quittent progressivement l’Elysée, choisies pour leur valeur marchande et leur attrait auprès des amateurs éclairés. Chaque soustraction s’inscrit dans une logique calculée, visant à maximiser les profits tout en retardant la détection.
Cette organisation révèle comment une position de confiance au sein de l’État peut être détournée au profit d’intérêts privés. Les manques finissent pourtant par devenir trop importants pour passer inaperçus, contraignant les services de l’Elysée à alerter les autorités judiciaires.

L’Enquête Et Les Arrestations : La Gendarmerie Resserre L’Étau
Les services de l’Elysée détectent l’anomalie face à des disparitions trop nombreuses dans l’inventaire. L’alerte est transmise à la gendarmerie, qui confie l’affaire à la section de recherches de Paris. Les enquêteurs reconstituent minutieusement le réseau, identifient les flux d’objets et localisent les suspects.
Le 16 décembre 2025, l’opération se déclenche simultanément. Trois interpellations coordonnées visent le Loiret et Versailles, neutralisant l’ensemble du réseau en une seule intervention. La synchronisation des arrestations empêche toute destruction de preuves ou fuite des protagonistes.
En garde à vue, les trois mis en cause reconnaissent rapidement les faits. Cette coopération permet aux gendarmes de localiser les pièces dérobées lors des perquisitions qui suivent. Une grande partie de la porcelaine soustraite réapparaît ainsi dans les domiciles et locaux professionnels des suspects.
Les aveux et la récupération des objets confirment l’efficacité de l’investigation menée par la section de recherches. Au-delà de l’interpellation des auteurs, cette enquête soulève des questions sur les protocoles de surveillance du patrimoine présidentiel. Le préjudice financier reste à quantifier précisément, mais l’ampleur du détournement impose désormais des réponses judiciaires et institutionnelles.

Préjudice Et Conséquences : Plusieurs Dizaines De Milliers D’Euros En Jeu
L’évaluation chiffrée du détournement révèle un préjudice de plusieurs dizaines de milliers d’euros. La valeur estimée des pièces dérobées reflète la rareté des productions de la manufacture nationale de Sèvres et leur statut patrimonial. Chaque assiette, tasse ou soucoupe classée représente un fragment d’histoire présidentielle, destiné aux réceptions officielles et à la conservation du patrimoine national.
Face à l’ampleur du scandale, l’argentier en chef présente sa démission fin novembre 2025, avant même les interpellations de décembre. Cette sortie anticipée ne le soustrait pas aux poursuites judiciaires. Les trois prévenus sont placés sous contrôle judiciaire avec obligation stricte de restituer l’intégralité des biens soustraits.
Le dossier, encore incomplet selon Le Parisien, sera examiné par le tribunal correctionnel en février 2026. Cette échéance laisse aux enquêteurs le temps d’affiner l’inventaire définitif des disparitions et de compléter les éléments à charge. Les peines encourues dépendront notamment de la qualification retenue : vol en réunion, recel, faux et usage de faux.
Au-delà des sanctions pénales, cette affaire impose une refonte des procédures de contrôle des collections présidentielles. La falsification de l’inventaire officiel souligne la vulnérabilité d’un système reposant sur la confiance accordée à un unique responsable, sans vérifications croisées systématiques.










