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29 mai 2026
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En Espagne, deux chasseurs condamnés pour avoir pendu un chien

Deux chasseurs espagnols ont été condamnés pour avoir pendu un chien de race podenco, jugé inutile pour la chasse. Les faits, survenus en 2021 près de Malaga, avaient choqué les associations de protection animale. Malgré une peine de prison acceptée, les deux hommes n’y seront pas incarcérés faute d’antécédents judiciaires.

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En bref

  • Un podenco pendu en 2021
  • Deux chasseurs condamnés à Malaga
  • Pas de prison faute d’antécédents

Un podenco tué parce qu’il ne servait pas à la chasse

L’affaire remonte au 6 février 2021, dans le secteur d’El Madroño, à Almogía, une commune de la province de Malaga, en Andalousie. Selon les éléments rapportés par la presse espagnole, deux chasseurs y ont emmené un chien podenco identifié par puce électronique.

Un podenco tué parce qu’il ne servait pas à la chasse
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’animal aurait été pendu à la branche d’un olivier. Les accusés lui reprochaient de ne pas être utile à la chasse, une justification résumée par la formule rapportée dans le dossier : il « ne servait pas à la chasse ».

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Le corps du chien a ensuite été retrouvé sans vie dans un ravin voisin. Le nom du podenco, Acollarado, est cité par Cadena SER, qui précise que l’animal était identifié.

Un témoin donne l’alerte, la Guardia Civil enquête

L’enquête a été déclenchée grâce à un témoin. D’après Malaga Hoy et Cadena SER, un passant a vu les deux hommes s’en prendre au chien et les a interpellés avant de donner l’alerte.

Un témoin donne l’alerte, la Guardia Civil enquête
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les agents ont ensuite mené des recherches pour retrouver l’animal. Le corps a finalement été localisé dans un ravin proche du lieu des faits.

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Malaga Hoy indiquait, au moment de l’arrestation, qu’un premier suspect avait été intercepté après les faits. Le second, habitant d’Almogía, aurait reconnu son implication auprès des agents.

Une condamnation sans prison ferme

Plus de cinq ans après les faits, les deux chasseurs ont accepté une peine de 12 mois et un jour de prison pour maltraitance animale, avec l’aggravante de cruauté. L’accord judiciaire prévoit aussi une interdiction liée à l’activité de chasse.

Une condamnation sans prison ferme
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Concrètement, ils ne pourront pas chasser ni obtenir de permis de chasse pendant quatre ans. Ils seront également privés du droit de posséder des animaux durant cette période.

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Ils devront en outre suivre une formation de sensibilisation au bien-être animal. En revanche, ils n’iront pas en prison, les sources espagnoles indiquant qu’ils ne disposent pas d’antécédents judiciaires pris en compte dans ce dossier.

4 ans
C’est la durée pendant laquelle les deux condamnés ne pourront ni chasser, ni obtenir de permis de chasse, ni posséder d’animaux.

Les associations dénoncent une peine encore insuffisante

L’affaire a mobilisé plusieurs organisations de protection animale, dont le Parti animaliste Pacma et AnimaNaturalis, parties prenantes ou relais du dossier. Les associations demandaient une réponse judiciaire plus lourde que celle finalement acceptée.

Les associations dénoncent une peine encore insuffisante
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Carmen Manzano, présidente de la Protectora de Málaga, a dit espérer que cette décision serve de référence pour de futurs dossiers, notamment en raison de l’obligation de suivre un cours de bien-être animal.

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Elle juge toutefois le cadre pénal encore trop limité. Citée par Cadena SER, elle estime « lamentable » l’insuffisance du Code pénal, tout en saluant le fait que les condamnations pour maltraitance animale commencent à se normaliser.

Pour comprendre

Le dossier a été traité sous l’ancien article 337 du Code pénal espagnol, avec reconnaissance d’une circonstance aggravante de cruauté. Pour les associations, cette qualification est importante, même si la peine effective reste jugée insuffisante.

Cette condamnation ne conduira pas les deux chasseurs en prison, mais elle fixe plusieurs interdictions concrètes et impose une formation au bien-être animal. Pour les associations, le dossier illustre à la fois une avancée judiciaire et les limites persistantes de la réponse pénale face aux actes graves de maltraitance animale.

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