
L’Enlèvement : Un Dispositif Exceptionnel Déclenché Pour Trois Enfants Vulnérables
Ce samedi 21 février 2026 à 5h45, le dispositif alerte enlèvement a été activé en Seine-Saint-Denis pour trois enfants dont l’âge ne dépasse pas deux ans et demi. Dalia, nourrisson de six semaines, a disparu avec son frère Nael, 18 mois, et sa sœur Eline, deux ans et demi, depuis le 19 février à Épinay-sur-Seine. Tous trois ont les yeux et cheveux bruns.
L’urgence revêt une dimension médicale critique. Dalia, née prématurément, « présente une cardiopathie nécessitant une intervention chirurgicale mais surtout des soins réguliers », a précisé le procureur de Bobigny. Sa prise en charge médicale est indispensable dans les 48 heures. Chaque heure compte pour ce nourrisson dont la vie dépend d’un suivi médical spécialisé.
L’alerte enlèvement reste active. Ce dispositif exceptionnel, réservé aux situations les plus graves, témoigne de la vulnérabilité extrême des victimes. La fragilité de Dalia transforme cette disparition en course contre la montre où les autorités mobilisent tous les moyens disponibles pour localiser les trois mineurs avant que l’état de santé du nourrisson ne se dégrade irrémédiablement.
Les circonstances de cet enlèvement révèlent une situation familiale qui avait déjà alerté les services de protection de l’enfance.

Les Parents Recherchés : Fuite Après Le Placement À L’ASE
Les enfants avaient été confiés mercredi 18 février à l’Aide sociale à l’enfance, trois jours avant le déclenchement de l’alerte. Cette décision de placement faisait suite à « un signalement hospitalier mettant en évidence un hébergement précaire, la consommation de stupéfiants par les parents, les enfants étant négligés dans leurs besoins essentiels », a indiqué le parquet de Bobigny.
Abdelkader Benabderrahmane, 24 ans, et Chaima Hattab, 20 ans, ont refusé cette mesure de protection. Face à la décision administrative, le couple « s’est opposé et a pris la fuite avec les trois enfants ». Les autorités recherchent activement ces deux jeunes parents qui sont désormais les principaux suspects de cet enlèvement.
Le père mesure 1m70, a les cheveux et yeux bruns, et présente une possible griffure au visage. La mère mesure entre 1m62 et 1m65, cheveux et yeux bruns également. Le ministère de l’Intérieur précise qu’ils « sont susceptibles de tenter de quitter le territoire national », ce qui amplifie l’urgence des recherches.
Cette fuite organisée, intervenue immédiatement après le signalement hospitalier, a conduit le parquet à ouvrir une enquête pour « enlèvement de mineur de 15 ans en bande organisée ». Une qualification pénale qui suggère l’implication d’autres personnes dans cette disparition inquiétante.

L’Enquête : Deux Gardes À Vue Et Une Qualification Pénale Lourde
Cette qualification de « bande organisée » n’a pas été retenue au hasard par le parquet de Bobigny. Elle révèle une dimension collective que les investigations ont rapidement mise au jour : deux membres de la famille des suspects ont été placés en garde à vue samedi, soupçonnés de complicité dans l’enlèvement des trois enfants.
L’implication de ces proches suggère une préméditation de la fuite. Les parents n’auraient pas agi seuls mercredi 18 février, mais auraient bénéficié d’un soutien logistique pour organiser leur disparition avec Dalia, Nael et Eline. Cette coordination familiale explique pourquoi les autorités craignent une tentative de passage à l’étranger.


