📌 Gérard Lanvin révèle pourquoi il a dû quitter Coluche après sept ans de vie commune : l’alcool et la drogue ont tout détruit
Posted 12 février 2026 by: Admin

Une Amitié Fusionnelle Entre Deux Icônes Du Cinéma Français
Tout commence sur le plateau de Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine. Cette collaboration cinématographique scelle bien plus qu’un simple partenariat professionnel entre Michel Colucci et Gérard Lanvin : elle donne naissance à une fraternité artistique exceptionnelle. L’alchimie est immédiate, viscérale. Coluche s’installe rue Gazan, chez son compère et Véronique, l’épouse de l’acteur. Une cohabitation qui durera sept années, rythmée par une complicité rare dans le milieu du cinéma français.
« Avec Michel c’était très fort, il y avait plus que de l’amitié. On était comme deux frères, quoi », confie Gérard Lanvin sur le plateau d’En Aparté, revisitant cette période intense avec une émotion palpable. L’humoriste et l’acteur partagent alors bien plus qu’un toit : ils vivent leur passion commune avec une intensité dévorante. « Avec Véronique, on vivait tous ensemble dans cette maison de la rue Gazan. J’ai connu de grands moments, dans cette maison », précise-t-il.
Cette intimité fusionnelle forge un lien indéfectible entre les deux hommes. Ils ne sont plus simplement collègues ou colocataires, mais complices absolus d’une aventure artistique et humaine hors norme. Pourtant, cette fraternité intense porte déjà en elle les germes d’une rupture inévitable, que les excès croissants de Coluche rendront bientôt insurmontable.

La Descente Aux Enfers : Quand La Défonce Brise Tout
Cette fraternité fusionnelle finit par se fissurer sous le poids des addictions grandissantes. Après sept ans de cohabitation intense, Gérard Lanvin prend une décision déchirante mais nécessaire. « J’ai dû partir parce qu’à un moment il est tombé dans la défonce et c’était plus mon histoire », confie-t-il avec une franchise brutale. Un aveu sans détour qui révèle l’ampleur du basculement de Coluche dans les substances.
L’alcool et les drogues transforment progressivement l’humoriste. Le compagnon créatif et fraternel laisse place à un homme dont les excès deviennent incompatibles avec le quotidien de son ami. Lanvin, confronté à cette spirale destructrice, refuse de s’y perdre à son tour. Le départ de la rue Gazan n’est pas un abandon, mais une question de survie personnelle face à des dérives qu’il ne peut cautionner.
Cette rupture marque un tournant définitif dans leur relation. L’acteur ne renonce pas à l’amitié, mais au mode de vie chaotique qui engloutit son frère de cœur. La défonce érode tout : la complicité artistique, la confiance quotidienne, l’équilibre d’un foyer jadis harmonieux. Coluche perd ainsi l’un de ses piliers les plus solides, premier d’une série de départs qui isoleront progressivement l’humoriste dans sa chute.

Un Quotidien Devenu Insoutenable Pour Les Proches
Gérard Lanvin n’est pas le seul à fuir cette dérive autodestructrice. L’entourage de Coluche subit de plein fouet un rythme de vie devenu toxique. Pierre Chérèze, son ami proche, décrit un quotidien aberrant : « On rentrait à la maison au minimum à huit heures du matin (…) C’est pas une vie ». Ces horaires délirants témoignent d’une existence nocturne déréglée, où l’humoriste entraîne ses proches dans une spirale épuisante.
Véronique, son épouse, paie le prix le plus lourd. Après dix ans de mariage, elle tranche dans le vif et quitte un homme qu’elle ne reconnaît plus. Coline Serreau ne mâche pas ses mots en évoquant cette période : elle affirme que Véronique a « vécu l’enfer avec lui ». Le comportement insupportable de Coluche érode progressivement les fondations d’un couple jadis solide.
Cette double désertion – celle de l’ami et de l’épouse – n’est pas une trahison mais une nécessité vitale. Les témoignages convergent tous vers la même réalité : vivre auprès de Coluche devient un calvaire quotidien. L’humoriste, prisonnier de ses addictions, transforme ses proches en victimes collatérales d’une autodestruction qu’il ne maîtrise plus. Isolé par ses propres excès, il se retrouve bientôt confronté aux conséquences dévastatrices de ces abandons successifs.

L’Effondrement : Dépression Et Internement D’Une Star Brisée
Cette solitude brutale précipite Coluche dans un gouffre émotionnel. Le départ de Véronique ne constitue pas seulement une rupture conjugale : il marque l’effondrement d’un équilibre fragile. Jean-Michel Vaguelsy, son secrétaire, établit un lien direct entre ces deux drames : « En même temps, il vit une rupture sentimentale. Sa femme le quitte. À ce moment-là, il va quand même tomber dans une dépression ». La concomitance entre abandon affectif et basculement psychologique révèle une vérité brutale : sans Véronique, l’humoriste perd son ancrage.
Paul Lederman, son producteur, intervient alors face à cette dérive incontrôlable. Il recommande l’internement en clinique, ultime recours pour extraire Coluche de sa spirale autodestructrice. Cette décision, aussi radicale soit-elle, témoigne de la gravité de son état mental.
René Metge, son beau-frère, livre une analyse éclairante sur cette chute : « Véronique était quand même quelqu’un qui stabilisait la chose ». Ce verbe dit tout. Sans ce pilier, l’édifice s’écroule entièrement. Il ajoute que Michel percevait cet échec familial comme « la plus terrible des épreuves », révélant ainsi la sensibilité extrême d’un homme que le public ne connaissait que sous son masque comique. Derrière l’humoriste provocateur se cachait un être hypersensible, déstabilisé par la perte de celle qui maintenait debout sa vie personnelle.










