📌 Gisèle Pélicot sur RTL : « Je n’ai jamais été sous l’emprise de Dominique, je lui ai toujours tenu tête »
Posted 16 février 2026 by: Admin

La Mise Au Point De Gisèle Pélicot : Une Femme Qui Refuse Les Étiquettes
Le 16 février 2026, Gisèle Pélicot a choisi RTL pour briser net les présupposés qui s’accumulent depuis des mois. « Je n’ai jamais été sous l’emprise de Dominique Pélicot, je lui ai toujours tenu tête » : cette déclaration frontale tranche avec les récits médiatiques qui tendent à figer les victimes de violences conjugales dans un rôle de soumission absolue.
Loin de nier les tensions qui ont marqué sa vie de couple, cette survivante devenue figure emblématique refuse catégoriquement l’étiquette de femme dominée. Son témoignage révèle une réalité plus complexe : on peut subir des violences conjugales tout en conservant sa capacité de résistance et son autonomie de décision. Cette nuance, rarement explorée dans le débat public, bouscule les idées reçues sur l’emprise psychologique.
En se positionnant comme actrice de sa propre histoire, Gisèle Pélicot rappelle une vérité essentielle : force et indépendance peuvent coexister avec la difficulté conjugale. Son intervention n’est pas qu’une mise au point personnelle face aux rumeurs, elle constitue une révélation nécessaire sur la diversité des parcours de victimes. Toutes ne perdent pas leur libre arbitre, même dans les situations les plus tendues.
Cette clarification ouvre une perspective différente sur les violences domestiques, celle d’une résistance maintenue malgré tout.

Une Relation Tendue Mais Jamais De Soumission Totale
Cette affirmation de Gisèle Pélicot repose sur une distinction capitale : tensions conjugales et domination totale ne sont pas synonymes. Durant son entretien, elle insiste sur sa capacité maintenue à garder sa voix et ses décisions, même au cœur des conflits qui ont jalonné sa vie avec Dominique Pélicot.
« J’ai toujours eu conscience de mes choix et de mes limites », précise-t-elle. Cette phrase révèle une lucidité permanente, une frontière intérieure jamais franchie malgré la violence du contexte. Contrairement aux schémas classiques d’emprise totale où la victime perd progressivement tout discernement, Gisèle Pélicot décrit une dynamique différente : celle d’une femme confrontée à des difficultés majeures sans pour autant abandonner son autonomie décisionnelle.
Cette nuance éclaire un aspect méconnu des violences conjugales. Subir des agressions n’implique pas systématiquement la perte du libre arbitre. Certaines victimes maintiennent une forme de résistance psychologique, une zone de contrôle personnel qui leur permet de tenir face à l’adversité. Le témoignage de Gisèle Pélicot démontre que confrontation aux difficultés conjugales et maintien d’une certaine autonomie peuvent coexister.
Cette réalité complexe bouscule les représentations binaires souvent véhiculées dans les médias. Elle rappelle que chaque parcours de victime possède ses spécificités, ses zones de résistance et ses limites propres. Comprendre cette diversité permet d’affiner l’accompagnement et le soutien proposés aux personnes en situation de violence domestique.

Du Vécu Personnel À L’Engagement Public
Cette lucidité forgée dans l’épreuve, Gisèle Pélicot a choisi de la transformer en force collective. Son investissement dans la défense des victimes de violences domestiques ne relève pas du hasard, mais d’une décision mûrie : faire de son expérience un levier de protection pour d’autres.
« Mon combat n’a jamais été motivé par la rancune, mais par la volonté de prévenir et de protéger », affirme-t-elle avec une clarté désarmante. Cette phrase résume toute la philosophie de son engagement. Pas de règlement de compte personnel, mais une ambition tournée vers l’avenir : empêcher que d’autres femmes ne traversent des situations similaires sans les outils nécessaires pour s’en sortir.
Aujourd’hui, son nom résonne dans les cercles associatifs et militants. Gisèle Pélicot participe activement à de nombreuses initiatives de sensibilisation, intervient dans des colloques, soutient des structures d’accueil et de conseil. Son témoignage public porte une crédibilité particulière : celle d’une femme qui a vécu la complexité des violences conjugales de l’intérieur, sans jamais perdre sa capacité d’analyse.
Cette démarche illustre un phénomène plus large : la transformation de la souffrance en action constructive. Plutôt que de s’enfermer dans le silence ou la victimisation, Gisèle Pélicot a fait le choix de la parole et de l’engagement. Un choix qui donne du sens à son parcours et offre des perspectives concrètes à celles qui cherchent encore leur chemin vers la reconstruction.

Un Message De Force Et D’Espoir Pour L’Avenir
Cette transformation du vécu en engagement révèle une conviction profonde : la parole comme arme de reconstruction. En refusant publiquement l’étiquette de femme sous emprise, Gisèle Pélicot ne cherche pas à minimiser les violences conjugales, mais à élargir la représentation qu’on en a. Son témoignage brut démontre qu’on peut affronter des difficultés relationnelles graves tout en préservant son identité.
« Il est possible de rester soi-même et de ne pas se laisser écraser », martelait-elle sur RTL. Cette phrase résonne comme un manifeste pour toutes celles qui hésitent encore à parler, craignant qu’avouer leurs difficultés les réduise au statut de victimes passives. Gisèle Pélicot prouve le contraire : reconnaître les tensions n’implique pas renoncer à sa dignité.
Son appel dépasse le simple témoignage personnel. Elle encourage activement les personnes confrontées à des situations complexes à chercher de l’aide, à briser le silence avant que celui-ci ne devienne toxique. La vigilance et la prise de parole, répète-t-elle, constituent des outils essentiels de prévention.
Cette transparence radicale offre un modèle rare de lucidité. Ni héroïsation excessive, ni victimisation complaisante : juste une femme qui raconte sa réalité avec précision. Une démarche qui redonne du pouvoir à celles qui l’écoutent, en leur montrant qu’elles aussi peuvent définir leur propre récit, même au cÅ“ur de l’adversité. Un héritage bien plus puissant que n’importe quel discours formaté.










