📌 Grippe aviaire : 50 cygnes décimés en Camargue, la préfecture instaure une zone infectée à Arles
Posted 23 janvier 2026 by: Admin

Une Découverte Macabre Dans Les Marais Camarguais
Le 15 janvier 2026, les marais camarguais au nord des Saintes-Maries-de-la-Mer ont été le théâtre d’un événement aussi rare qu’inquiétant. L’Office français de la biodiversité a constaté la mort d’une cinquantaine de cygnes sauvages, une mortalité massive qui a immédiatement alerté les autorités sanitaires.
Cette macabre découverte n’a été rendue publique que sept jours plus tard. Le 22 janvier, la mairie des Saintes-Maries-de-la-Mer a officialisé l’information via ses réseaux sociaux, confirmant qu’une « mortalité importante » avait frappé la population de cygnes résidant dans cette zone humide protégée.
L’ampleur du phénomène soulève des questions immédiates. Cinquante cygnes ne meurent pas simultanément sans raison. Les agents de l’OFB ont rapidement procédé aux prélèvements nécessaires pour identifier l’origine de cette hécatombe. Dans un territoire aussi emblématique que la Camargue, sanctuaire reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, une telle mortalité sort de l’ordinaire et nécessite une réponse sanitaire rapide.
Les analyses menées sur les cadavres allaient bientôt révéler une menace bien connue des services vétérinaires, mais dont la réapparition dans ce secteur géographique précis constituait un signal d’alarme majeur pour les autorités sanitaires régionales.

Le Virus H5N1 Identifié Comme Responsable
Les analyses effectuées sur les cygnes décédés ont révélé la présence d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), confirmant les craintes initiales des autorités sanitaires. Le virus de la grippe aviaire, identifié comme étant la souche H5N1, constitue la cause principale de cette mortalité massive en Camargue.
Cette confirmation diagnostique marque un tournant dans la gestion de l’événement. Le caractère hautement pathogène du virus signifie qu’il possède une capacité de propagation rapide et une létalité importante chez les oiseaux sauvages. La souche H5N1, particulièlement virulente, explique pourquoi une cinquantaine de cygnes ont succombé en un laps de temps aussi restreint.
Les services vétérinaires connaissent bien ce pathogène qui a déjà frappé plusieurs régions françaises par le passé. Toutefois, sa détection dans les marais des Saintes-Maries-de-la-Mer représente une nouvelle zone de contamination à surveiller étroitement. La densité de la faune aviaire en Camargue et les mouvements migratoires constants créent des conditions propices à une diffusion rapide du virus.
Face à cette menace sanitaire confirmée, les autorités préfectorales des Bouches-du-Rhône ne pouvaient se permettre d’attendre. La situation exigeait une réaction immédiate et des mesures territorialisées pour circonscrire l’épidémie avant qu’elle ne se propage à d’autres populations d’oiseaux sauvages ou domestiques de la région.

Mise En Place D’une Zone Infectée Par La Préfecture
Face à cette situation qualifiée d’inédite, la préfecture des Bouches-du-Rhône a déployé un dispositif sanitaire exceptionnel. L’autorité préfectorale a instauré une zone infectée faune sauvage s’étendant sur les communes d’Arles et des Saintes-Maries-de-la-Mer, créant ainsi un périmètre de surveillance sanitaire de grande ampleur.
Cette décision administrative traduit la gravité de l’épidémie et la nécessité de contenir rapidement sa propagation. Le choix d’un périmètre élargi couvrant deux communes entières témoigne de l’étendue potentielle de la contamination et des risques de diffusion du virus H5N1 dans l’ensemble de l’écosystème camarguais.
La délimitation de cette zone répond à un double objectif : surveiller l’évolution de l’épizootie chez les populations aviaires sauvages et protéger les élevages de volailles présents dans le secteur. Les autorités sanitaires redoutent particulièrement une transmission du virus aux exploitations avicoles, ce qui déclencherait des conséquences économiques considérables pour la filière.
Cette zone de protection représente désormais un territoire sous haute surveillance vétérinaire où chaque nouveau cas suspect fera l’objet d’analyses immédiates. Parallèlement à ce dispositif territorial, les autorités ont déployé un arsenal réglementaire visant directement les usagers de ces espaces naturels.

Réglementations Strictes Imposées Aux Promeneurs
L’arsenal réglementaire déployé se concrétise par un arrêté préfectoral qui impose des restrictions précises aux usagers de la zone infectée. Les promeneurs doivent impérativement rester sur les chemins balisés et s’abstenir de toute interaction avec les oiseaux sauvages, qu’il s’agisse de les approcher ou de les nourrir.
Le protocole en cas de découverte d’un oiseau mort est explicite : aucun contact physique ne doit être établi avec l’animal. Les personnes confrontées à cette situation doivent immédiatement alerter le service départemental de l’Office français de la biodiversité ou la fédération départementale des chasseurs, seules entités habilitées à intervenir sur les cadavres potentiellement contaminés.
Ces interdictions visent à limiter la dissémination du virus par contact direct ou indirect. Les scientifiques rappellent que le H5N1 peut persister plusieurs jours sur les plumes, les déjections ou dans l’environnement immédiat d’un oiseau infecté. Un simple toucher suffit à transporter le pathogène sur les vêtements ou les chaussures, créant ainsi des vecteurs de transmission involontaires.
La responsabilisation du public constitue un maillon essentiel du dispositif sanitaire. Sans le respect scrupuleux de ces consignes, les efforts de confinement déployés par les autorités risquent d’être compromis, exposant davantage la faune locale et les élevages avicoles régionaux à une contamination massive.










