📌 Harcèlement numérique : une Britannique de 25 ans condamnée à 12 mois d’encadrement pour avoir envoyé des vidéos de pets à l’ex de son compagnon

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Posted 20 février 2026 by: Admin #Actualités

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La Première Condamnation Pour « Cyber-Flatulences » Au Royaume-Uni

Une affaire inédite vient de marquer la jurisprudence britannique. Rhiannon Evans, 25 ans, vendeuse galloise, s’est retrouvée devant le tribunal de Caernarfon pour une raison aussi insolite qu’historique : l’envoi répété de vidéos de pets via WhatsApp. La presse britannique qualifie cette condamnation de première pour « cyber-flatulences » ou « cyber-farting » au Royaume-Uni, transformant ce qui aurait pu sembler une simple plaisanterie potache en précédent juridique.

Les faits remontent à décembre 2024, en pleine période des Fêtes. Evans bombarde l’ex-compagne de son partenaire, Deborah Prytherch, de vidéos où elle filme ses fesses en train d’émettre des gaz, sourire aux lèvres. Le contexte : un conflit tendu autour des droits de visite des enfants du couple séparé. Entre le 22 décembre et le Nouvel An, les messages s’enchaînent malgré la détresse évidente de la destinataire.

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Ce qui débute comme un canular dégénère en campagne de harcèlement numérique caractérisé. Les magistrats n’ont vu aucune matière à rire dans ces envois répétés, qu’Evans jugeait pourtant hilarants. La justice britannique vient ainsi d’établir qu’une flatulence filmée et diffusée peut constituer, sous certaines conditions, une arme de harcèlement passible de poursuites. Une première qui interroge les limites du cyber-harcèlement à l’ère des messageries instantanées.

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L’Escalade : Quand La Blague Dérape En Harcèlement Numérique

Le 22 décembre 2024, dans un climat déjà explosif autour des droits de visite, Rhiannon Evans franchit une ligne. Sur WhatsApp, elle envoie à Deborah Prytherch une première vidéo : téléphone braqué sur ses fesses, pet sonore, sourire complice à la caméra. Ce qui aurait pu rester un incident isolé devient une séquence répétée pendant Noël et le Nouvel An.

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La procureure Diane Williams a décrit le procédé devant le tribunal avec une précision clinique : « Elle procédait à l’expulsion de gaz en plaçant la caméra sur son derrière et en faisant passer le gaz. C’était purement malveillant. Elle souriait en coin tout le long, elle trouvait ça hilarant… mais la victime non. » Ce sourire persistant, capté dans chaque vidéo, révèle l’intention délibérée de provoquer et humilier.

Les magistrats ont qualifié ces envois répétés de « course de conduite » de harcèlement selon le droit britannique. La détresse de Deborah Prytherch n’a cessé de croître face à cette campagne systématique, transformant son téléphone en vecteur d’anxiété. Evans a poursuivi malgré les signaux évidents de détresse, ignorant même un avertissement policier.

Ce qui distingue cette affaire des simples disputes entre ex, c’est la préméditation visible : filmer, envoyer, recommencer. Le tribunal a reconnu dans ce schéma répétitif une stratégie délibérée d’intimidation numérique, établissant que l’intention de nuire suffit à caractériser le harcèlement, quelle que soit l’absurdité apparente du moyen employé.

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La Réponse Judiciaire : Quand La Justice Ne Rit Pas

Face à cette campagne d’intimidation numérique, le tribunal de Caernarfon a tranché avec une sévérité qui tranche avec l’apparente futilité des faits. Rhiannon Evans a écopé d’une ordonnance communautaire de 12 mois assortie de 15 séances de réhabilitation obligatoires. S’y ajoutent 60 jours d’abstinence alcoolique surveillée par bracelet électronique, une mesure révélatrice du rôle de l’alcool dans le passage à l’acte.

Le volet financier de la condamnation inclut 100 £ d’indemnisation versée à Deborah Prytherch, soit 116 €, auxquels s’ajoutent 199 £ de frais de justice. Mais c’est l’ordonnance restrictive de deux ans qui marque la reconnaissance judiciaire du traumatisme vécu par la victime : Evans se voit interdire tout contact avec Prytherch pendant cette période.

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À l’audience, la déclaration de Deborah Prytherch a visiblement pesé dans la décision des magistrats : « J’aimerais me sentir en sécurité chez moi. » Cette phrase simple révèle l’ampleur de l’impact psychologique d’une campagne de harcèlement qui a transformé son domicile en zone d’insécurité permanente, chaque notification WhatsApp devenant une source potentielle d’humiliation.

En qualifiant ces envois de harcèlement caractérisé, le tribunal établit une jurisprudence claire : la nature triviale ou grotesque du contenu n’atténue pas la gravité du préjudice causé. Le droit britannique considère désormais que l’intention malveillante suffit, quel que soit le vecteur choisi pour l’exprimer.

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Les Justifications De L’Accusée : Alcool Et « Génération Flocon De Neige »

Cette reconnaissance judiciaire du préjudice n’a pourtant pas suffi à convaincre Rhiannon Evans de la gravité de ses actes. Son avocate, Harriet Gorst, a invoqué le contexte émotionnel tendu autour des droits de visite des enfants et minimisé les faits : « Au moment des faits, elle avait bu quelques verres et pensait que c’était une blague. Elle comprend maintenant que cela a causé une réelle détresse. »

Cette prise de conscience affichée devant le tribunal contraste violemment avec les déclarations faites au tabloïd britannique The Sun après sa condamnation. « Je n’aurais jamais cru que péter me mènerait au tribunal. C’est mesquin. Nous vivons dans une génération très « flocon de neige » », a-t-elle déclaré, rejetant ainsi toute responsabilité morale au profit d’une critique sociétale.

Cette formule révèle un décalage persistant entre la sanction judiciaire et l’acceptation personnelle de la faute. En qualifiant sa victime de trop sensible, Evans maintient une posture défensive qui nie la légitimité de la souffrance causée. L’alcool et les tensions familiales deviennent des circonstances atténuantes invoquées pour justifier une campagne méthodique menée sur plusieurs jours.

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Les magistrats ont néanmoins tenu compte du contexte personnel difficile d’Evans, marqué par des problèmes de santé mentale et une enfance compliquée. Des éléments qui expliquent peut-être le passage à l’acte, sans jamais l’excuser aux yeux de la justice britannique.

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