📌 Hautes-Alpes : un skieur lyonnais de 33 ans meurt emporté par une avalanche à Cervières, son ami survit plaqué contre un arbre
Posted 1 février 2026 by: Admin

La Tragédie De Cervières : Chronologie D’Un Drame Mortel
Le massif alpin a de nouveau frappé samedi 31 janvier 2026. Sur la face Est de l’Arpelin à Cervières, dans les Hautes-Alpes, une avalanche a emporté un skieur lyonnais de 33 ans lors d’une sortie qui devait être ordinaire. L’alerte parvient aux secours à 14h15, déclenchant l’intervention immédiate de la CRS montagne de Briançon. Malgré la rapidité de la mobilisation, l’homme succombera à l’hôpital.
La coulée a surpris deux skieurs évoluant ensemble sur ce secteur réputé. Le premier, domicilié à Lyon, sera entièrement enseveli par la masse neigeuse. Son compagnon, lui, échappe miraculeusement à la mort : plaqué contre un arbre pendant le déferlement, il en sort indemne. Cette différence de trajectoire de quelques mètres sépare la vie de la mort.
« Il skiait en compagnie d’un autre skieur, indemne car ce dernier a été plaqué contre un arbre pendant la coulée », précise Marion Lozach’meur, procureure de Gap, confirmant les informations du Dauphiné Libéré. Le destin bascule en quelques secondes, laissant un survivant témoin impuissant du drame qui se joue sous ses yeux. Cette sortie à deux prend des allures de loterie mortelle où seul le hasard d’un obstacle naturel décide de l’issue fatale.

Le Témoin Miraculé : Quand Un Arbre Sauve Une Vie
Dans cette violence neigeuse, la différence entre survivre et disparaître tient à un détail géographique. Le compagnon de route du skieur lyonnais doit sa vie à un arbre providentiel qui l’a immobilisé contre son tronc, le soustrayant à la fureur de la coulée. Pendant que des tonnes de neige dévalaient la face Est de l’Arpelin, cet obstacle naturel formait un bouclier de fortune.
La procureure Marion Lozach’meur souligne cette réalité brutale : deux hommes engagés dans la même descente, pris dans la même avalanche, mais avec des issues radicalement opposées. L’un emporté vers une issue fatale, l’autre maintenu en place par le hasard d’un positionnement salvateur. Cette survie miraculeuse transforme le rescapé en témoin direct du drame, porteur d’informations cruciales pour comprendre le déclenchement de la catastrophe.
Le facteur chance révèle toute sa cruauté dans ces circonstances. Quelques mètres d’écart, une trajectoire légèrement décalée, et c’est la vie qui bascule. L’homme indemne se retrouve seul face aux secours, portant le poids d’avoir vu son compagnon disparaître sous ses yeux sans pouvoir intervenir. Son témoignage sera désormais essentiel pour reconstituer les derniers instants précédant le déclenchement de l’avalanche et établir les circonstances exactes de l’accident mortel.

Enquête En Cours : Autopsie Et Recherche Des Causes
Le parquet de Gap a immédiatement ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. La procureure Marion Lozach’meur a confirmé qu’une autopsie sera diligentée pour déterminer avec précision les circonstances exactes du décès. S’agit-il d’un traumatisme lié à l’impact de la coulée, d’une asphyxie par ensevelissement, ou d’une combinaison de facteurs ? Seul l’examen médico-légal pourra établir la séquence fatale qui a coûté la vie au skieur lyonnais.
La CRS montagne de Briançon, intervenue dès l’alerte donnée à 14h15, a sécurisé les lieux et procédé aux premières constatations. Ces unités spécialisées collectent systématiquement les données environnementales : conditions nivologiques, configuration du terrain, traces de déclenchement. Chaque détail compte pour comprendre pourquoi la face Est de l’Arpelin s’est brutalement transformée en piège mortel ce samedi après-midi.
Le témoignage du survivant constitue une pièce maîtresse de l’investigation. Sa position au moment du déclenchement, les signes précurseurs éventuels, la vitesse de propagation de la coulée : autant d’éléments qui permettront de reconstituer la chronologie du drame. Cette enquête s’inscrit dans un contexte particulièrement préoccupant pour les autorités alpines, confrontées à une accumulation inhabituelle d’accidents mortels en montagne sur une période très concentrée.

Cervières Endeuillée : Une Série Noire Dans Les Alpes
Cette accumulation inhabituelle d’accidents mortels transforme ce week-end en cauchemar pour les secours alpins. À peine vingt-quatre heures avant le drame du skieur lyonnais, un raquettiste de 65 ans avait déjà perdu la vie dans une avalanche, au même endroit : Cervières. Deux victimes en quarante-huit heures sur un secteur identique révèlent une dangerosité exceptionnelle des conditions nivologiques dans ce massif des Hautes-Alpes.
La géographie du danger s’étend au-delà de Cervières. Le même samedi, à Saint-Étienne-de-Tinée dans les Alpes-Maritimes, les pompiers ont découvert un corps hors-piste, victime d’une probable chute mortelle. Trois décès en montagne concentrés sur un week-end : un bilan qui interroge sur les conditions de pratique et les facteurs météorologiques en jeu.
Cette série noire place les autorités alpines face à une situation critique. Les CRS montagne et les services de secours multiplient les interventions tandis que la fréquentation des massifs reste soutenue malgré les risques. Le secteur de Cervières, théâtre de deux avalanches mortelles consécutives, cristallise désormais l’inquiétude des professionnels de la montagne. Les analyses nivologiques en cours devront déterminer si des facteurs structurels spécifiques expliquent cette concentration dramatique d’accidents, ou si le hasard seul a réuni ces tragédies sur quelques kilomètres carrés de montagne hostile.










