
Certains hôtels français ont adopté une politique radicale en supprimant purement et simplement les chambres numérotées 13 ainsi que les treizièmes étages. Cette décision peut émaner de la conviction personnelle du propriétaire ou, plus pragmatiquement, du souci de satisfaire une clientèle réticente à séjourner sous ce numéro.
Pour contourner le problème, plusieurs solutions ont été imaginées. La plus courante consiste à passer directement du 12 au 14. D’autres établissements optent pour des désignations alternatives comme la chambre 12 bis, évitant ainsi le chiffre maudit tout en maintenant une certaine logique de numérotation.
Le 17 italien, une superstition aux racines latines
En Italie, ce n’est pas le 13 qui sème la crainte, mais le 17. Cette méfiance repose sur plusieurs explications symboliques qui se renforcent mutuellement.

D’abord, la représentation visuelle du chiffre : le 1 évoque la silhouette d’un pendu, tandis que le 7 représente une potence. Ensuite, l’écriture romaine du nombre — XVII — est l’anagramme du mot latin VIXI, signifiant littéralement « j’ai vécu », une formule associée à la mort dans la tradition antique.
Cette accumulation de références funestes a conduit certains hôtels et édifices italiens à exclure le 17 de leur numérotation, à l’image de ce que font d’autres pays avec leurs propres chiffres redoutés.
Une pratique mondiale, reflet de la diversité culturelle
La superstition liée aux chiffres ne connaît pas de frontières. Aux États-Unis, la méfiance envers le 13 est tout aussi répandue qu’en France : les compagnies aériennes nord-américaines évitent de numéroter les sièges 13, et la plupart des gratte-ciel ne possèdent pas de treizième étage officiel.

