📌 Léa Salamé contredit Alexandre Devecchio sur le rôle de CNews dans la montée du RN : « Ils étaient déjà au second tour avant »

Posted 18 janvier 2026 by: Admin
Léa Salamé : Parcours D’une Figure Emblématique De L’audiovisuel Public
Avant de briller sur les écrans du service public, Léa Salamé a forgé son tempérament journalistique sur i-Télé, la chaîne d’information devenue CNews. C’est en 2014 que Laurent Ruquier repère son potentiel et l’engage comme polémiste dans l’émission culte On n’est pas couché sur France 2. Une double vie professionnelle s’installe alors : la journaliste intègre simultanément France Inter, multipliant les antennes et affirmant sa polyvalence.
L’ascension se poursuit méthodiquement. En 2017, Léa Salamé s’empare de la matinale de France Inter aux côtés de Nicolas Demorand, s’imposant dans l’exercice redoutable de l’interview politique matinale. Cinq ans plus tard, elle investit un nouveau territoire télévisuel avec Quelle époque !, talk-show diffusé chaque samedi en deuxième partie de soirée sur France 2. Cette stratégie de consolidation atteint son apogée cette saison : la présentatrice prend les commandes du journal de 20h de France 2, sommet symbolique de l’information télévisée française. Un couronnement qui l’oblige à renoncer à la matinale radiophonique, mais consacre définitivement son statut d’incontournable du paysage médiatique public.
Cette trajectoire dessine le portrait d’une professionnelle ayant su transformer un passage par CNews en tremplin vers les sommets de l’audiovisuel français, un détail qui prendra tout son sens lors d’un récent échange tendu.
Clash En Direct : Quand Alexandre Devecchio Provoque La Réaction De L’animatrice
Le 17 janvier 2026, le plateau de Quelle époque ! accueille Alexandre Devecchio, rédacteur en chef du service débats au Figaro. L’invité aborde frontalement un sujet explosif : la responsabilité des médias dans la progression électorale du Rassemblement national. Sa thèse ne laisse personne indifférent.
« La plupart des médias pensent que la montée du Rassemblement National, c’est dû à des éditorialistes comme Alexandre Devecchio, comme Éric Zemmour », déclare-t-il face caméra. Puis il enfonce le clou : « C’est dû à certaines chaînes de télévision qui auraient un discours trop polarisant ». Une accusation à peine voilée qui pointe du doigt une vision répandue dans le paysage journalistique français.
L’atmosphère du plateau se tend instantanément. Le chroniqueur Hugo Clément réagit le premier, contestant ce constat qu’il juge erroné. Mais c’est la réaction de Léa Salamé qui marque les esprits : la présentatrice refuse catégoriquement d’endosser cette analyse collective. Son passé professionnel à i-Télé, devenue CNews, donne à sa réponse une dimension particulière. Elle ne laissera pas passer cette généralisation sans opposer un démenti ferme et argumenté.
« Ce N’est Pas Du Tout Ce Que Je Pense » : La Mise Au Point Ferme De Léa Salamé
La riposte ne se fait pas attendre. « Ce n’est pas du tout ce qu’on dit. Ce n’est pas du tout ce que je pense », tranche immédiatement Léa Salamé. Son ton laisse peu de place à l’ambiguïté : elle refuse d’être associée à ce prétendu consensus médiatique décrit par Devecchio. Hugo Clément abonde dans son sens : « Je pense que la plupart des médias ne font pas ce constat-là ».
Alexandre Devecchio persiste pourtant, élargissant sa cible : « Beaucoup de médias disent ça ou accusent les réseaux sociaux ». C’est alors que l’animatrice dégaine son argument historique le plus percutant. « Ils n’avaient pas besoin de CNews pour être au second tour. CNews n’existait pas », assène-t-elle avec une précision clinique.
Cette réplique cinglante rappelle une réalité factuelle incontestable : le Rassemblement national atteignait déjà les sommets électoraux bien avant l’avènement des chaînes d’information en continu accusées de polarisation. En convoquant cette chronologie, Léa Salamé démonte méthodiquement la théorie de la responsabilité médiatique exclusive dans la progression du parti d’extrême droite.
Le débat bascule alors sur un terrain différent. Devecchio doit reformuler sa position, contraint de nuancer un propos qui vient d’être solidement contesté par des faits vérifiables. L’échange révèle une fracture profonde sur la perception du rôle des journalistes dans la vie politique française.
Devecchio Persiste : « Les Gens N’ont Pas Besoin Des Journalistes Pour Être Polarisés »
Contraint de préciser sa pensée, Alexandre Devecchio opère un repli stratégique. « Donc c’est bien, vous faites le bon constat, Léa Salamé. Et je ne parlais pas spécialement de vous », concède-t-il avant de reformuler sa thèse. « Je pense que les gens n’ont pas besoin des journalistes pour être polarisés », affirme le rédacteur en chef du Figaro.
Cette nouvelle formulation déplace radicalement le curseur du débat. Devecchio se positionne désormais en simple observateur, se défendant de toute volonté de manipulation : « Moi tout ce que je fais c’est des constats, des diagnostics. On est beaucoup plus le réceptacle de l’opinion que des marionnettistes qui manipuleraient les Français ».
L’invité conclut par une profession de foi démocratique : « Moi je crois à l’intelligence des lecteurs ». Une manière élégante de clore un échange qui aura exposé deux visions irréconciliables du métier journalistique. D’un côté, une animatrice du service public refusant l’assignation collective à la polarisation. De l’autre, un éditorialiste revendiquant un rôle de témoin plutôt que d’acteur.
Ce face-à-face télévisuel révèle une question centrale qui traverse aujourd’hui toute la profession : les médias reflètent-ils simplement les fractures de la société française, ou contribuent-ils activement à les creuser ?










