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24 juin 2026

Leasing automobile : à 92 ans et en Ehpad, il doit payer 700€/mois pour une voiture qu’il ne peut plus conduire

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Une Santé Dégradée Qui Rend Le Contrat Caduc De Fait

Aujourd’hui, Max ne conduit plus. Le nonagénaire de 94 ans vit désormais en Ehpad et se déplace en fauteuil roulant. La perte d’autonomie progressive a rendu toute conduite impossible depuis deux ans. Pourtant, le contrat court toujours, et les 700 euros mensuels continuent d’être prélevés.

La famille a tenté de faire valoir cette réalité médicale auprès du concessionnaire. Des attestations médicales émanant de médecins agréés ont été fournies pour documenter l’incapacité physique de Max à prendre le volant. Des justificatifs formels, indiscutables, qui prouvent noir sur blanc que l’état de santé du retraité ne lui permet plus de conduire.

La réponse du concessionnaire reste inchangée : le contrat doit être honoré jusqu’à son terme en 2027. « Nous avons fourni des attestations médicales », rappelle Philippe, qui ne comprend pas pourquoi ces documents n’ont aucun effet. Chaque tentative de négociation se heurte au même refus catégorique.

Le contraste est saisissant : un homme en fauteuil roulant, placé en établissement médicalisé, qui finance un véhicule de 34 000 euros qu’il ne pourra jamais utiliser. La Citroën C4 reste garée, inutilisée, pendant que les mensualités s’accumulent. Une situation absurde qui soulève une question évidente : à quoi servent les justificatifs médicaux si même une incapacité totale ne permet pas d’interrompre les paiements ?

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Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Des Démarches Infructueuses Face À Un Refus Catégorique Du Concessionnaire

Cette impasse médicale se double d’une impasse commerciale. La famille pensait que les assurances souscrites lors de la signature protégeraient Max en cas de problème de santé. Erreur. « Contre toute attente, aucune des assurances auxquelles il a souscrit ne le protège. Pas même une assurance invalidité ou une assurance décès », révèle Philippe, dépité.

Le constat est édifiant : malgré plusieurs garanties ajoutées au dossier en 2024, aucune ne couvre l’incapacité physique survenue après la signature. Les proches découvrent alors que ces protections, présentées comme des sécurités, se révèlent inutiles dans leur situation. Les centaines d’euros versés pour ces assurances n’offrent aucun recours.

La famille va plus loin et accuse le vendeur d’avoir sciemment ignoré la fragilité du client. « Nous avons fait remarquer au vendeur qu’ils connaissaient la santé fragile de mon grand-père et la dégradation de ses capacités mentales, puisque c’était un client fidèle », affirme Philippe. Selon lui, le concessionnaire ne pouvait ignorer l’état d’un client régulier âgé de 92 ans au moment de lui faire signer un engagement jusqu’en 2027.

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