Yannick Pitton, restaurateur à Lectoure, dans le Gers, a découvert le cambriolage de sa brasserie Le Bastion après une intrusion nocturne rapportée dans la nuit du 10 juin 2026. Selon Marie France, il a ensuite publié des vidéos sur les réseaux sociaux pour interpeller directement le suspect présumé, avant de dévoiler son visage.
En bref
- —Cambriolage signalé le 10 juin
- —Une vidéo atteint 11 millions de vues
- —Le restaurateur pourrait être poursuivi
Dans la nuit du 10 juin, la brasserie Le Bastion est cambriolée
D’après Marie France, l’affaire commence dans la nuit du mercredi 10 juin 2026, à Lectoure, commune du Gers d’environ 3.500 habitants. La brasserie Le Bastion, tenue par Yannick Pitton, aurait été visée par une intrusion nocturne.

Le média rapporte que l’intrus aurait parcouru les étages pendant plusieurs minutes. Il serait reparti avec les liquidités de la caisse du bar, les recettes du point PMU-tabac et les pourboires des employés.
Au petit matin, selon la même source, le restaurateur découvre les dégâts. Les caméras de surveillance de l’établissement auraient filmé la scène, ce qui permet au patron d’affirmer qu’il reconnaît le suspect.
Une vidéo d’ultimatum atteint 11 millions de vues
Plutôt que de s’en remettre uniquement à la procédure judiciaire, Yannick Pitton choisit de s’adresser publiquement au suspect présumé. Marie France écrit, en citant Le Tribunal du Net, qu’il a lancé « un ultimatum face caméra au présumé voleur ».

Dans cette première vidéo, le restaurateur interpelle directement l’homme qu’il dit reconnaître. « Je pense que tu ne savais pas où tu mettais les pieds, mon petit garçon », déclare Yannick Pitton, selon la citation reprise par Marie France.
Selon l’article, cette première séquence aurait rencontré un très fort écho sur les réseaux sociaux, avec 11 millions de vues. Le restaurateur publie ensuite une seconde vidéo, dans laquelle il donne 24 heures au suspect présumé pour restituer l’argent et réparer les dégâts.
Le suspect présumé est nommé et son visage diffusé
Selon Marie France, le suspect présumé ne se serait pas manifesté après l’ultimatum. Le restaurateur met alors sa menace à exécution en publiant une nouvelle vidéo dans laquelle il cite son nom et montre son visage.

L’article indique aussi que Yannick Pitton évoque le « CV » du cambrioleur présumé, avec des informations qu’il attribue à des sources policières et judiciaires. Aucune condamnation liée à cette affaire n’est mentionnée dans la source.
Un point de calendrier doit être signalé : Marie France écrit que cette vidéo a été publiée « dimanche 13 juin ». Or, en 2026, le 13 juin était un samedi. Sans autre source confirmant la date exacte de publication, il faut donc rester prudent sur ce détail.
La présomption d’innocence crée un risque judiciaire
Le point sensible de l’affaire est juridique. D’après Marie France, le restaurateur pourrait passer de victime à personne visée par une action judiciaire, en raison de la diffusion publique de l’identité et du visage d’un homme non condamné.

Le Tribunal du Net, cité par Marie France, rappelle que « La diffusion publique de l’image et de l’identité d’une personne non condamnée se heurte à la présomption d’innocence et au droit à la vie privée ». Cette formulation renvoie à deux protections distinctes : la présomption d’innocence et le droit à l’image.
L’article 9-1 du Code civil prévoit que chacun a droit au respect de la présomption d’innocence. En pratique, désigner publiquement une personne comme coupable avant un jugement peut donc exposer l’auteur de ces propos à une procédure.
Selon Marie France, Yannick Pitton affirme avoir déposé plainte dès la découverte des faits et transmis les images aux gendarmes de Lectoure. L’enquête judiciaire est donc désormais censée suivre son cours.
Ce que dit la règle
En droit français, une personne soupçonnée ne peut pas être présentée publiquement comme coupable avant une condamnation. La présomption d’innocence et le droit à l’image peuvent entrer en jeu lorsqu’une identité ou un visage sont diffusés sur les réseaux sociaux.
La suite dépendra d’abord de l’enquête ouverte après la plainte et de l’exploitation des images transmises aux gendarmes. Deux questions restent ouvertes à ce stade : l’identification officielle du suspect par les enquêteurs et l’éventuelle réaction judiciaire de la personne publiquement mise en cause.


