Trois semaines après la découverte du corps de Lyhanna, collégienne de 11 ans, le 4 juin 2026 à Puycasquier dans le Gers, les causes de sa mort restent officiellement inconnues. Le parquet d’Agen a indiqué, dans un communiqué de presse, ne pas avoir encore reçu les résultats de l’autopsie ni des expertises complémentaires demandées par le procureur de la République.
En bref
- —Corps découvert le 4 juin 2026 dans un silo à grains abandonné
- —Identité confirmée par comparaison ADN dès le 5 juin
- —Causes de la mort toujours inconnues trois semaines plus tard
Aucun résultat d’autopsie trois semaines après la découverte du corps
«À ce jour, le parquet d’Agen n’a pas été informé du retour des résultats de l’autopsie et des expertises complémentaires», a indiqué le parquet dans un communiqué de presse, trois semaines après la découverte de la dépouille de la jeune fille.

La dépouille de Lyhanna se trouve toujours dans les laboratoires de l’IRCGN — l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale — à Pontoise, dans le Val-d’Oise. Ces délais, bien que longs pour les proches, sont courants dans le cadre d’expertises médico-légales complexes nécessitant des analyses complémentaires.
Dès le 5 juin 2026, au lendemain de la découverte du corps, les médecins légistes n’avaient pas été, selon Le Parisien, «en mesure d’indiquer quelles sont les causes de la mort». C’est cette incertitude qui a conduit le procureur de la République, Olivier Naboulet, à ordonner des examens et expertises supplémentaires.
L’IRCGN, laboratoire central des affaires criminelles
L’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), basé à Pontoise dans le Val-d’Oise, est le laboratoire de référence pour les expertises médico-légales complexes en France. Dans les affaires de mort suspecte, les délais d’analyse peuvent s’étendre plusieurs semaines, notamment lorsque des examens complémentaires — toxicologie, histologie, balistique — sont nécessaires pour établir les causes exactes du décès.
L’identité du corps confirmée par comparaison ADN dès le 5 juin
Si les causes de la mort demeurent inconnues, un point a été établi sans ambiguïté : le corps retrouvé est bien celui de Lyhanna. «L’identification de la victime est confirmée, au moyen d’une comparaison d’ADN : le corps découvert est bien celui de Lyhanna», avait déclaré le parquet d’Agen le 5 juin 2026.

La collégienne de 11 ans avait été vue vivante pour la dernière fois le 29 mai 2026, à bord du véhicule de Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans identifié comme le suspect principal dans cette affaire.
Un silo à grains abandonné et un suspect déjà signalé aux autorités
Le corps de la jeune fille a été retrouvé dans un silo à grains abandonné situé à Puycasquier, à 15 kilomètres de Fleurance dans le Gers. Ce lieu était, selon les éléments de l’enquête, bien connu du suspect principal, Jérôme Barella.

Ce père de famille de 41 ans n’était pas inconnu des services compétents avant les faits. Il était déjà visé par une plainte pour viol et avait fait l’objet d’un signalement à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Ces éléments de son passé judiciaire et administratif font partie des axes examinés dans le cadre de l’enquête en cours.
Le procureur Naboulet attend les conclusions pour orienter les poursuites
C’est Olivier Naboulet, procureur de la République, qui a ordonné les examens et expertises complémentaires après que les premiers examens médico-légaux n’ont pas permis de déterminer les causes du décès. Les résultats de ces analyses conditionneront la suite des poursuites judiciaires.

Pour l’heure, les causes de la mort de Lyhanna demeurent officiellement un mystère. L’enquête suit son cours, et le parquet d’Agen attend la transmission des conclusions de l’IRCGN avant de pouvoir se prononcer plus avant sur la qualification des faits.
Les prochaines étapes de l’affaire dépendent directement de la transmission des conclusions de l’IRCGN au parquet d’Agen. Ces résultats permettront au procureur Olivier Naboulet de préciser la qualification juridique des faits reprochés à Jérôme Barella et d’orienter les poursuites. La question du passé judiciaire du suspect — une plainte pour viol et un signalement à l’ASE — reste également ouverte quant à d’éventuelles défaillances dans le suivi de son dossier.


